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30 mars 2015

Déroute électorale pour les Verts

Le verdict est tombé hier soir mais il était attendu. Aucun canton n'a été remporté par les Verts qui font leur plus bas score depuis la fondation d'EELV.

Le communiqué d'Emmanuelle Cosse, la patronne des Verts, semble, dans ce contexte, surréaliste. Elle semble mettre la pression sur un gouvernement où elle n'est visiblement plus écoutée. Elle fait surtout la démonstration de sa propre incurie idéologique. Qu'on en juge par la déclaration écrite publiée au soir du scrutin : "l'urgence démocratique d'abord, pour combler le fossé entre le peuple et ses représentants et retrouver la confiance dans la démocratie. L'urgence environnementale ensuite (...). L'urgence sociale enfin, pour s'attaquer durablement à des niveaux de pauvreté et d'inégalités intolérables".

D'abord, il faut remarqué l'attachement de la patronne des Verts à une démocratie qui n'en a que le nom. Mais surtout, il faut réaliser à quel point la situation sociale de la nation, qui est à l'origine de la montée des fascistes dans les élections, passe après la situation dite "environnementale". C'est significatif de la place que devrait prendre la question de l'écologie dans le discours des partis de gauche : une place très très secondaire.

La coupure de la culture de gauche d'avec son socle ouvrier et le boulevard laissé à l'extrême-droite et aux néo-nazis dans le paysage politique vient essentiellement du brouillage idéologique causé par le message politique écologiste, message essentiellement ultra-conservateur.

Le conservatisme des groupuscules qui font le coup de poing à Sivens ou Notre-Dame-des-Landes n'a jamais rien eu à faire à gauche et il est temps qu'il s'en aille. Il serait donc bienvenu, de la part du Front de Gauche en particulier, de ramener les programmes électoraux en direction de la seule question du partage des profits du travail et de considérer tout le reste comme essentiellement secondaire, en particulier le mirage des créations d'emploi issues de l'économie dite "verte". C'est justement l'occasion.

20 mars 2015

En direct de Paris, Simon Coquillette du réseau RAQUE France

Bonjour, ici c'est Simon Coquillette qui vous parle en direct de Paris.

Je suis l'envoyé spécial du réseau RAQUE France, le réseau des écolos qui veulent vous faire RAQUER.

L'énergie est la grande question actuellement, en particulier à cause des menaces qui pèsent sur l'approvisionnement en gaz de l'Europe. En effet, cet approvisionnement en gaz provient de Russie et transite par l'Ukraine. Les tensions militaires provoquées par l'Europe en imaginant une introduction de l'Ukraine dans l'Union européenne se retournent contre elle comme il fallait s'y attendre.

Aujourd'hui, c'est donc une aubaine extraordinaire pour tous les écolos d'Europe s'il faut faire croire aux européens qu'on peut se passer de ressources énergétiques fossiles. Tout le monde sait bien que les énergies alternatives manquent de plusieurs ordres de grandeur pour rivaliser avec le pétrole, le gaz et le nucléaire mais nos efforts conjoints, ici à RAQUE France, vont permettre de donner à ce bourrage de moût une réalité plus tangible.

JoseBove.jpgAvec quelques efforts de rhétorique pseudo-scientifique et un lobbying bien placé avec l'aide de l'ONU, de Greenpiss, du World Wildlife Fascism, nous allons pouvoir faire croire aux gens que l'énergie éolienne est tout à fait propre, que l'hydraulique sera bien suffisant, qu'il suffit de planter des forêts pour stocker le vilain carbone et que la pénurie énergétique se traitera avec des économies d'échelle. S'il reste des sceptiques, on inventera des mots dans les médias pour les qualifier et le tour sera joué.

Les bons sentiments servent à ça : clouer au pilori les méchants climato-sceptiques insensibles à nos effets de manche dans les médias. Sinon, à quoi peut bien servir d'essayer de faire croire aux gens que l'écologie, c'est social et que ça crée des emplois. On sait bien que l'écologie, c'est ultra-conservateur par définition ! regardez ce qui se passe à Notre-dame des Landes, à Sivens et dans tous les endroits de France où les écologistes, parfois appuyés par notre réseau, bloquent des projets d'équipement.

La conférence pseudo-climatique qui doit avoir lieu à Paris dans quelques mois n'est qu'une mascarade. On le sait bien mais c'est surtout, pour nous, l'occasion d'exister. Moi qui vous parle, Simon Coquillette en direct de Paris, je peux vous dire que nous attendons cet événement avec impatience. La perspective de pouvoir pourir la vie du citadin moyen en le bombardant de chiffres tous plus culpabilisants les uns que les autres, en l'arrosant de perspectives bidons mais terriblement apocalyptiques, en lui faisant croire que nous sommes le seul recours possible, tout cela nous met du baume au coeur. Cet imprudent citoyen n'aura plus qu'à RAQUER s'il veut survivre ! RAQUER pour son énergie, RAQUER dans les transports, RAQUER s'il a encore l'audance de prendre sa voiture pour diviser par 3 son temps de transport, RAQUER pour tout et n'importe quoi pourvu que ça pollue, c'est à dire que ça existe... Un programme formidable !

Ici, Simon Coquillette du réseau RAQUE France en direct de Paris.

30 janvier 2015

Mélenchon-Duflot : alliance contre-nature

La nouvelle de l'alliance possible entre Cécile Duflot, l'égérie verte, et Jean-Luc Mélenchon, le récupérateur de la gauche grecque, n'a rien de surprenant.

Mélenchon, Duflot, GaucheDepuis longtemps, la gauche française s'est associée au néo-malthusianisme écologiste. Toute la gauche modérée, du bobo parisien au paysan bio en passant par le salarié abonné à Télérama, s'est désormais accoutumée au harcèlement à l'égard des automobilistes, à la fiscalité, à la propagande culpabilisatrice, bref au discours de la moins-disance propre à l'idéologie verte.

En d'autres termes, la gauche française tout entière s'est rangée du côté de l'ultra-conservatisme écolo, y compris les auto-proclamées "forces de progrès". Pourtant, il n'est toujours pas certain que la suppression de la voiture en milieu urbain ou que le renforcement hystérique de la réglementation dans la construction soit à même de garantir un logement pour tous et un travail près de chez soi. En d'autres termes, la sélectivité écologiste en matière de transport et de logement s'exerce toujours au détriment des catégories les moins favorisées, obligées d'aller habiter toujours plus loin de leur lieu de travail.

Mais les Verts dénoncent aussi la prolifération urbaine qui mobilise toujours davantage de terres arables en les recouvrant d'ignoble béton ou d'affreux bitume. D'un côté l'expulsion des centre-villes, de l'autre la critique de l'urbanisation. D'un côté, tout le monde à vélo, et de l'autre, tout le monde en galère dans les transports en commun. Les classes les moins favorisées, prises entre le marteau et l'enclume du néo-malthusianisme écolo, se trouvent priées de disparaître.

Et depuis l'OPA des Verts sur le Parti de Gauche, Mélenchon ne représente même plus un vote contestataire : la propagande mainstream sur le pseudo-réchauffement climato-planétaire emmerde les gens. Et à votre avis, vers qui vont-ils se tourner ?