03 juillet 2014

Ecologie : c'est la fête à Ebola !

On le sait, la doxa qui unit tous les écologistes et sympathisants de la planète, c'est la croyance qu'il faut impérativement faire diminuer la population mondiale pour sauver la planète de la catastrophe immmmminente depuis presque cinquante ans.

C'est pourquoi les seules actualités que trouvent à mettre en avant les écologistes sur leurs sites respectifs restent très éloignées de la réalité que vivent, au quotidien, les experts dépéchés par l'OMS en Afrique de l'Ouest au sujet de l'épidémie de virus Ebola qui sévit gravement actuellement dans cette zone du globe.

Greenpeace flique le commerce du bois en faisant semblant de s'intéresser aux vies humaines, le WWF détourne les yeux et s'occupe de l'ivoire thaïlandais, les verts-de-gris d'EELV s'inquiètent de la prochaine loi de finance et de la Palestine pendant que les ultra-conservateurs du Sierra Club s'offusquent du fait que le boom pétrolier vole la vedette à l'explosion du nombre d'éolienne au Texas. C'est vrai que ce serait dommage.

Les être humains meurent et ils regardent ailleurs.

Oui, car c'est la principale fonction anthropologique de l'écologie : justifier les massacres, leur trouver une contrepartie positive sous la forme d'un bon bilan carbone et souligner, par là, à quel point un bon être humain est un être humain mort. Au moins, un mort ne sera jamais tenté de conduire une voiture ! C'est un constat que l'écologie partage, sans le dire, avec l'industrie des services qui, actuellement, multiplie les économies de personnel et remplaçant tous les emplois possibles par des automates (cinéma, péage, parking, grande distribution, métro, etc.).

L'espoir confus qui plane au dessus de la société occidentale actuelle est que le déficit d'activité qui résulte du harcèlement de la population, harcèlement consenti grâce à une propagande intensive, provoque une baisse de la population. Les différents étouffoirs, structurels ou non, mis en place avec l'aide des écologistes dans nos quotidiens et dans la société témoignent principalement de ce souci. La chasse aux automobilistes dans les grandes villes, les kilomètres de voies automobiles remplacées par des sites propres de transports en commun à la maigre fréquentation, le marché des droits à polluer, les innombrables éco-taxes sur l'essence, les appareils électroménagers, les ordures ménagères, le flicage à la consommation, qu'il soit fait via Internet ou par le compteur électrique Linky (-sition), toutes ces méthodes concourent à faire comprendre au citoyen qu'il est indésirable sur Terre à moins de payer, d'une livre de chair, le prix de sa seule présence.

C'est pourquoi l'épidémie de virus Ebola recèle implicitement, pour les écologistes et leurs sympathisant, une dimension positive. Comment est-ce possible ?

24 juin 2014

vidaXL : on déconseille

J'ai acheté un produit assez volumineux sur le site vidaXL. Aujourd'hui, occupé dans la maison, j'entends un gros bruit à l'extérieur. Le temps de sortir et de se rendre compte du problème, une camionnette quitte le trottoir devant la maison et s'en va. Pas de signalétique reconnaissable sur le véhicule.

Je me rends alors compte que le paquet que nous attentions n'a été rien moins que balancé par dessus la grille de la maison. Vérification faite, la sonnette fonctionne parfaitement : le livreur n'a même pas pris la peine de sonner pour vérifier qu'il y avait quelqu'un à la maison !

Je n'ai pas encore ouvert le paquet : j'attends d'avoir une réponse au mail que je viens d'envoyer au site internet de vidaXL. Mais je m'attends au pire. Le carton porte des traces du voyage aérien qu'il vient de faire. Je ne sais pas s'il y a de la casse.

Ce que je sais, c'est que je ne commanderai plus jamais rien à vidaXL : le service livraison est simplement INFAME.

25 mai 2014

Mais qu'est ce qu'on a fait pour mériter une daube pareille ?

Je suis allé voir le film aux sept millions et demi d'entrées. Question succès, on le compare à Intouchables. C'est flatteur mais il vaut mieux limiter la comparaison à cela, car même si les dialogues tentent de recycler certaines clés du carton de 2012, l'ensemble est d'une telle nullité qu'il vaut mieux jouer la prudence.

Le scénario est bâclé, les dialogues creux malgré quelques saillies, le jeu des acteurs poussif, la mise en scène inexistante et le montage trop lent. Une heure et trente sept minutes de mauvais téléfilm pour France 3.

Le scénario est d'une platitude exaspérante : on attend, on attend, on attend. Le seul élément de quiproquo, l'entrée dans l'hôtel du futur marié avec sa soeur, ne tient pas trente secondes. Tout est lisse dans cette célébration du bonheur d'avoir trouvé une bonne idée de film. Car c'était effectivement une très bonne idée de film. Le début, après les premiers plans bien vus, est interminable. On attend l'arrivée du promis avec l'impatience d'une jeune vierge.

Les dialogues, dans la promo, sont de vraies merveilles. Au lieu de ça, je suis ressorti déçu. Le système de surnoms inventé dans Intouchables ("Salut Patrick Juvet. Tu veux un café ?") tombe à plat avec des formules trop simples ("Je visualise Bokassa dans mon lit."), systématiquement basées sur le racisme du personnage principal ou des gendres. Les phrases sont plates et agencées sans goût, à quelques exceptions près, qui sonnent comme des anomalies.

A part les deux parents africains, les personnages sont insipides. Christian Clavier peine à remuer la graisse accumulée pendant les années sarko. On le voit se pencher à la fenêtre et crier quelques imprécations comme dans Les Visiteurs, mais on n'y croit plus. La Range est à la casse depuis trop longtemps. Les gendres, raides comme des piquets autour d'omniprésents canapés cinq étoiles, font office de figurants. On trouve la Marseillaise bien longue. Une heure trente sept, cela a dû sembler interminable au monteur.

En promo, la comparaison avec Devine qui vient dîner ce soir, le génial film des années 60 avec Spencer Tracy, s'imposait. Elle sonne plutôt comme une insulte.