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17 juin 2015

L'écologie, planche de salut du christianisme

Le malthusien Nicolas Hulot, suite à ses multiples visites aux Pape François depuis septembre 2014, peut se féliciter d'avoir réussi à inspirer au chef des cathos sa dernière encyclique. C'est en tous cas ce que prétend Mathieu Vidard sur France Inter.

Hulot, Pape François, encycliqueLes tristes sires de l'écologie peuvent se réjouir de l'appui d'un allié de poids. L'Eglise catholique, apostolique et romaine, forte de son milliard de sympathisants, joue dans une cour un peu plus grande qu'un présentateur d'émissions "nature et découvertes"... Des circonlocutions sont peut-être nécessaires pour adapter le dogme du Vatican à celui de Boboland mais dans l'ensemble, l'harmonie règne entre le tofu bio et l'hostie en pain azyme.

Nicolas Hulot, promenant sa déprime chronique et apocalyptique dans les prétoires plutôt que sur les plateaux télés, admet donc au micro que l'écologie a été trop "politique" et représentée par un trop petit parti. Tout cela n'est que menu fretin pour celui qui chuchote à l'oreille des cardinaux. Il faut maintenant relayer le message politique par une parole de "croyance" : si tu t'imagines naïvement que les arguments écologistes relevaient de la science, tu te trompes. L'écologie, cette plaie des centre-villes, ce chancre des familles modestes, cette baguette magique des flicailles de tous poils, l'écologie n'est pas une affaire de certitude établie sur des données mesurées mais une question philosophique dans l'ordre de la foi, chrétienne de préférence.

On le savait.

Depuis le début de ce blog, j'ai établi comment le discours écologiste se base sur des prescriptions et des dogmes analogues à ceux d'une religion. Sans nécessairement passer par les théories délirantes et inutiles de James Lovelock sur l'"hypothèse Gaïa", on peut dire que la mise en rapport du péquin moyen et de la planète, l'absence de sens critique des scientifiques et le manque de crédibilité des preuves apportées (la célèbre "courbe en crosse de hockey" n'en est qu'un des exemples les plus flagrants), le discours malthusien totalement non-scientifique, tous ces aspects et bien d'autres détaillés dans ce blog montrent l'absence de valeur réelle et pragmatique du discours écologiste.

Parfaitement autogène, en état d'emballement permanent, la diarrhée verbale écolo n'admet aucune contradiction, comme n'importe quelle religion. Réceptacle des fringales religieuses d'une classe bourgeoise sans repère, cette foi New Age arrive à point nommé pour balayer les hésitations des salariés et des jeunes face au monde que la Commission Européenne s'obstine à nous présenter comme sans horizon. On aurait pu rêver une idéologie moins obscurantiste, moins millénariste et plus solidaire.

Mais c'est aussi que prise d'un vieillissement inexorable des ses cadres et de son dogme, l'Eglise catholique doit trouver des sources de renouvellement pour ses arguments philosophiques et moraux. Du point de vue du flicage, des bons sentiments et de l'oppression consentie, le bourrage de crâne écologiste auquel nous assistons dans les médias est une aubaine qu'il ne faut pas laisser passer.

Maintenant, les paris sont ouverts : entre Saint Nicolas Hulot et Saint François 1er, lequel des deux gagnera le prix Nobel de la paix ?

11 mai 2015

Le genre humain menacé par l'écologie

Il est certain que j'ai manqué de réactivité, ces derniers temps, accablé par des travaux mercenaires. Mon attention a été attiré aujourd'hui par un article du mois dernier intitulé "Le genre humain menacé" écrit par notre prévisionniste en chef Michel Rocard et deux plumitifs célèbres de l'écologie bien-pensante : Dominique Bourg et Floran Augagneur.

Ce dernier vient d'ailleurs de sortir un livre intitulé Révolutions invisibles dont on parlera plus tard.

Une fois de plus, comme il faut bien vendre du papier, c'est le genre humain tout entier qui est menacé. L'écologie, par la voix de ses grands prêtres, nous prévoit une fois de plus l'apocalypse pour demain matin. Jusque là, rien de bien intéressant.

Ce qui attire l'oeil cette fois, c'est la présence d'un politique réputé pour sa clairvoyance. Cette dernière qualité est essentiellement affaire d'image, pourtant. Rocard n'a jamais brillé par son flair politique mais plutôt pour son idéalisme difficilement compatible avec l'exercice du pouvoir. Et ici, de l'idéalisme, il y en a à la pelle...

Rocard, écologieLes arguments des auteurs en faveur d'un Armageddon nouvel âge ont la particularité d'être plus politiques et idéologiques. On n'y trouve que du pessimisme, des limites et un déni du réel tout à fait invraisemblables.

Le pessimisme d'abord. S'il est une doctrine, une para-religion qui ne promet à ses adeptes que la fin du monde, à part le protestantisme le plus réactionnaire et le plus sombre, c'est bien l'écologie. Issue de la théorie systémique, elle-même fille du néo-positivisme viennois, l'écologie moderne est constituée d'un ensemble d'idées intrinsèquement pessimistes. Ne voyant qu'à l'Humanité une fin tragique et coupable, l'écologie prône l'abstinence et la privation. "Vous n'y couperez pas !" nous dit-elle à longueur d'antenne ou dans les journaux.

Ainsi, le célèbre "pic pétrolier", qui est derrière nous, n'est pas vu comme une bonne chose mais comme une calamité. Puisque nous sommes évidemment incapables d'imaginer des solutions alternatives viables, puisque le progrès technologique ne peut être positif et que nous n'aurons pas le temps de trouver des solutions de rechange, la pénurie de pétrole nous guette une fois de plus. Les publics jeunes, qui n'ont pas connu les jérémiades qui accompagnaient le choc pétrolier, n'ont pas le recul nécessaire pour se rendre compte de la forfaiture. Car alors qu'on nous promettait la fin du pétrole pour l'an 2000, nous n'en sommes qu'au milieu de la courbe. Autant dire qu'une transition sera possible à condition de ne pas céder à la panique, de ne pas créer artificiellement les conditions psychologiques de hausses brutales et sans rapport avec le réel. Et la panique, c'est exactement à quoi incite ce genre de sous-littérature scientifique.

Il paraît que c'est la crise économique qui empêche le retour à la croissance. Sur la même page des Actualités de Gougueule, on lit que 277 banquiers français, certains des amis de M. Rocard peut-être, gagnent plus d'un million par an. En Europe, ils seraient des milliers. Si on ajoute à cela les ponctions indues que les actionnaires font sur les bénéfices des entreprises et qui empêchent l'investissement productif, on se dit que M. Rocard et ses amis écolos feraient bien de réviser leurs poncifs sur la crise au lieu de seriner les fausses évidences distillées par leurs amis dans les médias.

Evidemment, tout ceux qui ne hochent pas la tête sont accusés de militer pour l'aveuglement généralisé. Il suffit de demander un peu de rigueur scientifique pour passer pour un climato-traître. Les points d'appui de ce système écolo-totalitaire sont bien connus : la planète n'est plus un lieu d'épanouissement mais une sorte de prison dont notre mission serait de dégager la surface. La démocratie n'est plus une force ni une qualité : seule sa disparition, si tant est qu'elle soit jamais apparu, est brandie comme une menace : "Parce que nos démocraties n'auront pas été capables de se prémunir de leurs propres excès, elles risquent de basculer dans l'état d'exception et de céder aux dérives totalitaristes.".

La pire des limites, c'est évidemment l'homme lui-même : il est par nature incapable de changer, de progresser, d'améliorer sa vision de la situation et de fournir des solutions aux problèmes nouveaux qui se posent. La preuve ? les échecs des conférences écolo de l'ONU !

Donner les conférences de Copenhague comme preuve de l'incapacité des humains à s'amender, c'est attribuer à l'ONU une neutralité dont elle est incapable. Elle finance presque en totalité la production de données scientifiques pour permettre de justifier le GIEC, ses oeuvres et ses pompes. Comment peut-on lui demander un diagnostic fondé si elle est elle-même l'auteur de la fiction intitulée "réchauffement planétaire" ? Pas étonnant, dans ces conditions que le hiatus entre la réalité scientifique construite et le contenu supposé des médias soit aussi important. Cette différence entre le discours scientifique et le discours journalistique peut être comprise en faveur des médias tant que la valeur scientifique de cette gigantesque production non-vérifiée n'a pas été établie.

C'est pourquoi la "crise écologique" est d'abord une création littéraire. Il faut commencer par répondre (enfin) aux Cassandres assourdissantes auxquelles les médias donnent si souvent la parole et leur demander d'apporter les preuves de ce qu'ils avancent.

30 mars 2015

Déroute électorale pour les Verts

Le verdict est tombé hier soir mais il était attendu. Aucun canton n'a été remporté par les Verts qui font leur plus bas score depuis la fondation d'EELV.

Le communiqué d'Emmanuelle Cosse, la patronne des Verts, semble, dans ce contexte, surréaliste. Elle semble mettre la pression sur un gouvernement où elle n'est visiblement plus écoutée. Elle fait surtout la démonstration de sa propre incurie idéologique. Qu'on en juge par la déclaration écrite publiée au soir du scrutin : "l'urgence démocratique d'abord, pour combler le fossé entre le peuple et ses représentants et retrouver la confiance dans la démocratie. L'urgence environnementale ensuite (...). L'urgence sociale enfin, pour s'attaquer durablement à des niveaux de pauvreté et d'inégalités intolérables".

D'abord, il faut remarqué l'attachement de la patronne des Verts à une démocratie qui n'en a que le nom. Mais surtout, il faut réaliser à quel point la situation sociale de la nation, qui est à l'origine de la montée des fascistes dans les élections, passe après la situation dite "environnementale". C'est significatif de la place que devrait prendre la question de l'écologie dans le discours des partis de gauche : une place très très secondaire.

La coupure de la culture de gauche d'avec son socle ouvrier et le boulevard laissé à l'extrême-droite et aux néo-nazis dans le paysage politique vient essentiellement du brouillage idéologique causé par le message politique écologiste, message essentiellement ultra-conservateur.

Le conservatisme des groupuscules qui font le coup de poing à Sivens ou Notre-Dame-des-Landes n'a jamais rien eu à faire à gauche et il est temps qu'il s'en aille. Il serait donc bienvenu, de la part du Front de Gauche en particulier, de ramener les programmes électoraux en direction de la seule question du partage des profits du travail et de considérer tout le reste comme essentiellement secondaire, en particulier le mirage des créations d'emploi issues de l'économie dite "verte". C'est justement l'occasion.