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L'Ecologie totalitaire

  • L'Assiette de nos enfants à nouveau prise en otage

    C'est reparti pour les guéguerres de religion, comme seuls savent en allumer les politiciens français ! Un coup de mou dans la carrière politique et hop ! une petite polémique inutile et nous revoilà en selle !

    Cette fois-ci, on se tourne une fois de plus vers l'assiette de nos enfants. Après les programmes scolaires supposés genristes et avant la grande volée de bois vert que s'apprête à recevoir la ministre de l'éducation nationale, un ancien ministre vient de lancer une pétition pour l'obligation d'un menu végétarien dans les cantines scolaires.

    Faisant assaut de bons sentiments, et pour contrecarrer un maire d'extrême-droite qui a supprimé les menus sans porc de ses cantines, Yves Jégo fait cette proposition faussement naïve.

    Le végétarisme n'est pas le plus neutre des régimes alimentaires. Il est, lui aussi, restreint pour raisons religieuses. Ici, la religion qui ne dit pas son nom, c'est l'écologie, ou plutôt ce salmigondi idéologique très en vogue qu'on a appelé, à une certaine époque, New Age. Il ne s'agit pas de mettre tout le monde d'accord : il s'agit de combler le vide causé par la faiblesse de la République actuellement. Ce n'est pas un effet de bonté : c'est un putsch.

    Les menus sans porc dans les cantines scolaires existent depuis des décennies. En faisant assaut de clientélisme, sous couvert de bons sentiments, nos politiciens se discréditent chaque fois un peu plus : au lieu de voir l'assiette des mômes prise en otage, les familles se demandent combien de temps ils vont encore pouvoir payer la cantine à leurs enfants, en particulier dans les mairies de droite et d'extrême-droite qui n'appliquent pas le quotient familial.

  • Earth Overshoot Day : la fête à Malthus

    Malthusiens de tous pays ! Unissez-vous derrière le Earth Overshoot Day !

     

    Ce lugubre anglicisme cache la nouvelle manip' inventée par les malthusiens pour nous faire regretter d'être nés sur Terre : c'est censé être le jour où nous avons fini de consommer les ressources que la planète est capable de produire en une année.

    Le média bobo Médiapart en fait des tonnes dans la moralisation à outrance de ce non-événement. Celui qui n'est pas écolo bon teint s'accroche aux "chimères du vieux monde" et pour le triste Benjamin Joyeux, auteur de ce pauvre manifeste anti-humain, "l'humanité vit à crédit sur le dos de la planète". CQFD. C'est un discours autogène : on fabrique un indicateur dans un but précis et on l'exhibe comme une preuve de ce que l'on souhaite démontrer ! La science, mise à la sauce écolo, sert juste d'alibi politique pour un coup d'état qui ne dit pas son nom.

    Car il faut que le FMI s'en même ! L'ONU en décembre n'y suffit déjà plus ! Qu'on fasse donner la troupe pour mettre bon ordre à ce bordel autoproclamé.

    Quel est l'ennemi ?

    Toi ! Toi, malheureux lecteur. Toi qui consommes, qui conduit une voiture, qui mange et qui respire. Il faut arrêter cela tout de suite car cette prétendue "dette envers la planète" est déclarée "honteuse" par les grands prêtres de la morale New Age. Et on y va de la solidarité, des catastrophes naturelles, des attermoiements de la finance mondiale ! Tout y passe ! Cul par dessus tête, on mélange tout ! on amalgame !

    Une bouillie pour les ânes ! Voilà la nouvelle idéologie ! Et on n'espère qu'une chose : que l'auteur de cette diarrhée fasse lui-même la preuve de sa solidarité, de sa conscience, de sa cohérence idéologique et QU'IL SE TAISE.

    Merci.

  • COP21 : la conférence anti-pauvres

    A l'image de NKM, qui n'est plus à une connerie près ("La Grèce ne doit pas être la CGT de l'Europe"), la nouvelle COP21 s'avère particulièrement prometteuse.

    Si on sait, au quotidien, que l'écologie est une machine de guerre contre les voitures particulières et contre les vilains ouvriers qui les utilisent pour essayer de garder leur boulot, la COP21 apparaît en France comme un baillon sur la bouche de ces mêmes ouvriers qui aimeraient bien qu'on les laissent un peu tranquille.

    Les gentils bailleurs de fonds de cette malthus-party s'appellent EDF, GDF-SUEZ (maintenant Engie, c'est plus chic), IKEA, Air France, Generali, AXA, Renault, etc. Que des philanthropes !

    Pour nous prouver tout cet amour pour l'Humanité, ces entreprises s'engagent sans hésiter dans une kyrielle de projets. Mais en y regardant de près, ces projets fonctionnent comme les innombrables fonds financés par l'ONU : un maillage complexe de prises de contrôle mutuelles se décline en projets, programmes ou réseaux de lobbying qui ont tous comme point commun d'être financés tout ou partie par l'ONU.

    Global compact est un projet 100% ONU destiné à transposer dans ce droit fantaisiste dont notre époque est si friande les droits fondamentaux des êtres humains. Les trois principes concernant l'environnement (les 7, 8 et 9) sont des condensés d'hypocrisie. Il ne coûte rien de les signer et en terme d'image, c'est excellent et toujours vendeur.

    Climate savers est un programme du très malthusien WWF (dont je répète ici qu'il a été fondé par un célèbre eugéniste, Julian Huwley, et un ancien nazi, le Prince Berhard du Danemark). Il s'agit de faire passer tout et n'importe quoi devant l'être humain, comme le suggèrent les intégristes de l'écologie profonde.

    Le Climate group est aussi une émergence de l'ONU mais à vocation au lobbying international et regroupe une foule d'agences de lobbying locales comme le tentaculaire Réseau Action Climat de Simon Coquillette.

    Cette malthus-party est donc surtout une UNO-party en vue du contrôle de la planète : on a vu comment, en France, le ministère de l'écologie était devenu un engrenage central de l'action du gouvernement, prenant part aux décisions concernant les transports, le logement, l'agriculture, l'énergie et bien sûr, l'éducation ! Tout est écologique.

    Ainsi, comme c'est dans quelques mois la Fête à l'ONU, le ministère de l'écologie devient le cheval de Troie de l'ONU dans le gouvernement français, enjoignant notre gouvernement démocratique d'appliquer sans faiblir les dictats ultra-conservateurs que la sauvegarde de la planète pourra justifier.

    Comme si l'Europe ne suffisait pas !

    L'ONU devient le ministère de l'écologie de tous les gouvernements démocratiques, de ceux qui n'auront pas le cran de s'opposer à une opinion publique de plus en plus gagnée par l'amour des pâquerettes et des glaciers. Quand, après s'être faits tondre pour le sauvetage des banques, les citoyens européens se feront à nouveau tondre pour la sauvegarde du ouistiti à poil dur ou de la crevette mordorée, le verrouillage médiatique sera encore plus parfait. Le message culpabilisateur des tartuffes verts coupera court à toutes les protestations : "Vous rendez-vous compte à quoi vous avez échappé ? Et grâce à nous encore !"

    Décidément, merci AXA, merci EDF, merci IKEA, etc. Et surtout, merci l'ONU !