15 septembre 2014

Le 21 septembre, je reste chez moi

Le 21 septembre, je reste chez moi.

stationprocession.JPGJ'ai des tas de trucs à faire, qui sont plus importantes que de marcher pour le climat, comme me le demandent instamment toute une palanquée de gugusses que je ne connais pas et à qui je n'ai rien fait.

Je vais ouvrir mes robinets, allumer les lumières, respirer, faire des courses avec ma voiture diesel, manger du boeuf, fumer un bon cigare de Havane, regarder des DVD sur ma télévision, lire des livres en papier, chier et me torcher, parler à mes amis du bourrage de crâne écolo et les inciter à rester, eux aussi, chez eux.

Je dois aussi interpeler mon maire sur le coût financier des potelets qui ont fleuri dans mon quartier, et celui des mesures écolos aussi absurdes qu'inefficaces qui émaillent désormais toute politique de la ville qui se respecte.

Je dois interpeler mon député sur la prolifération des éoliennes qui défigurent nos paysages, plombent les comptes de l'opérateur public de l'énergie et provoquent des difficultés d'approvisionnement dans le réseau national.

Décidément, quoiqu'il m'arrive, j'aurai toujours mieux à faire qu'aller défiler, petit pantin vert-de-gris, pour montrer comme je suis "aware" pour le "climate". J'aurai toujours mieux à faire qu'aller acheter mon innocence.

14 septembre 2014

Ban Ki Moon : le coup d'Etat permanent

Le secrétaire général de l'ONU est actuellement sur tous les fronts : les massacres de l'Etat islamiste, les élections en Afghanistan, l'impasse diplomatique en Ukraine, etc., rien n'échappe à ses condamnations, son indignation, ses créations de commissions d'enquête. Il y a fort à faire en ce moment.

Ban Ki MoonJe suis assez certain que ce qui le fait vraiment saliver, c'est l'écologie. Sauvons la planète ! nous dit l'homme qui porte le monde entier sur ses épaules. Cet Atlas moderne finance une constellation incommensurable de petites et de grosses associations pour soutenir son action et porter la bonne parole : "Donnez tous les pouvoirs à l'ONU et vous verrez que les problèmes d'écologie seront résolus en moins de deux."

L'écologie, pour l'ONU, c'est une sorte de levier. Les conflits, c'est dépassé. Has been. Il n'y a que des coups à prendre. On envoie des casques bleus prendre des bleus plein le casque. On envoie des vivres, des tentes, des écoles en toile et on construit des villes entières de réfugiés, c'est d'un classique...

Alors que l'écologie ! C'est para-religieux ! c'est inattaquable ! Qui s'opposerait au Bien ? Quel imprudent viendrait contester que les problèmes globaux doivent trouver une solution globale ?

C'est ainsi que le 23 septembre, Ban Ki Moon, leader mondial d'une nouvelle secte appelée écologie (les riches à vélo électrique en centre-ville, les pauvres en bus en banlieue), va annoncer son plan d'attaque pour rendre la planète plus propre, pour lutter contre le réchauffement planétaire que nous avons tous pu constater cet été, manger des petits fours au caviar bio, etc. Il s'agit surtout d'asseoir toujours davantage l'ONU comme arbitre mondial, comme gouvernement mondial, comme dictature mondiale. Ce coup d'Etat permanent est une agression molle mais inexorable à notre République. Comme toute l'écologie d'ailleurs.

Après ces bons voeux, il y aura la conférence de Paris en 2015. D'ici-là j'aurai le temps de vous en reparler.

12 septembre 2014

Prix de l'électricité : l'écologie et le bizness main dans la main.

Les écologistes aimeraient bien que le prix de l'énergie augmente. C'est même pour certains la panacée. Qu'il s'agisse du prix du pétrole, du gaz ou de l'électricité, tout ce qui peut ralentir l'activité humaine est une bonne chose.

porochenko.jpgCelles qui militent aussi pour l'augmentation du prix de l'électricité, ce sont les entreprises privées de distribution. Elles aimeraient bien qu'EDF augmente ses tarifs pour pouvoir augmenter le nombre de clients tentés de renoncer à leur tarif régulé. Qu'il s'agisse d'Enyo ou d'autres, la manip est simple : ferrer le maximum de clients avec des tarifs alléchants pendant deux ou trois ans pour qu'ils renoncent au tarif modéré par l'Etat puis, ensuite, avoir les mains libres.

On a vu la catastrophe qu'a été le morcellement de la SNCF avec RFF dans le but de la privatisation du commerce du train. Les accidents ferroviaires comme celui de Brétigny sur Orge en sont des témoignages. Quiconque a tenté de prendre le train en Angleterre doit comprendre ce qu'apporte la privatisation pour le citoyen : des tonnes d'emmerdements.

On voit aussi le pillage des deniers publics par les grands groupes privés au travers des Partenariats Public Privé. Véritables pompes à fric pour le contribuables, ils étaient vus par Sarkozy et sa bande comme le remède à tous les maux.

Malgré toutes leurs dénégations vaguements gauchistes, on voit bien que les écologistes ont les mêmes intérêts que le marché : rendre la vie plus difficile aux plus démunis tout en assurant une vie meilleure à ceux qui en ont les moyens. Le socialisme écolo de Mélenchon est une impasse sous cette forme. Il faut continuer, à gauche, à dénoncer cette imposture.

En attendant, le Conseil d'Etat vient de débouter les concurrentes d'EDF qui voulaient empêcher que se poursuive le gel des tarifs régulés. Si EDF a besoin de liquidités, il lui suffirait de renégocier les contrats abusifs des énergies dites "renouvelables".