09 avril 2014

Transition énergétique : l'implicite et le duplicite

L'Allemagne est connue pour subir les assauts d'une force politique écologiste de premier plan. Si la réussite économique de ce pays s'est faite en l'absence de secteur nucléaire, ce n'est tout de même pas au Verts (Die Grüne) qu'elle le doit mais bien à la tradition industrielle très ancrée dans les couches actives de la population.

Pourtant, le gouvernement allemand s'était fait fort de réaliser la transition énergétique et le passage à des énergies dites "renouvelables" en subventionnant massivement le secteur des panneaux solaires, des éoliennes, etc. Pour compenser le coût du rachat de kWh aux ménages devenus petits producteurs d'électrons, l'électricité allemande n'a cessé de voir son prix augmenter par le biais d'une taxe Energies renouvelables dont le montant s'est vu multiplier par presque 40 depuis sa création.

Merkel, Hollande, gouvernement, ministres écologistesC'est pourquoi le gouvernement allemand fait aujourd'hui demi-tour tandis que les écologistes, forts du bourrage de crâne médiatique, ne cachent pas leur déception : on sait que cette transition énergétique est une aberration dans l'état actuel des connaissances techniques et scientifiques mais, pour les verts-de-gris, c'est qu'il faut encore plus d'écologie et de bons sentiments, comme l'atteste cet article des Echos de 2013.

Là-bas, au moins, les Verts ne se cachent plus pour clamer leurs vision malthusienne et anti-républicaine de la politique : l'augmentation des tarifs de l'électricité est une bonne chose. Si les tarifs de l'énergie augmentait, l'expansion de l'industrie et de l'activité humaine serait enfin freinée.

En France ce discours a peu de chance de passer pour l'instant. Le discours écolo, malgré le pilonnage médiatique dont nous faisons l'objet, a du mal à percer la cuirasse républicaine forgée par nos institutions et notre culture française. L'implicite, c'est qu'un nouvel impôt pour financer cette transition pénurique passerait mal. Le duplicite, c'est que les écologistes font encore semblant de croire que plus d'écologie dans la politique favoriserait l'expansion de nos industrie vers une mieux-disance qualitative indispensable à notre attractivité commerciale. Tout cela est parfaitement mensonger. La seule chose qui, au fond, intéresse les écologistes, c'est la limitation de l'expansion humaine.

04 avril 2014

Le bourbier de l'écotaxe

On trouve encore des informations précises au sujet de l'écotaxe sur le site du Ministère de l'emmerdement durable. Bien que Ségo l'ait mise au trou, ce nouvel impôt censé court-circuiter la gestion républicaine des ressources du pays n'est pas près de se faire oublier !

La mesure étant suspendue, les pénalités négociées dans le cadre de ce partenariat ainsi que les coûts d'installation vont être à la charge de l'Etat, c'est à dire du contribuable. J'ignore si le principe gaspilleur-payeur s'impose mais il me semble que nous devrions demander des comptes aux généreux concepteurs de ce projet à la con.

écotaxe, ségolène royal, ministère de l'écologie, sociétés d'autorouteEn effet, en plus du milliard d'euros attendu, des pénalités myrifiques sont prévues pour les petits veinards qui ont signé le contrat de fourniture de ce service très lucratif. On parle de 800 millions d'euros de pénalités et d'amortissement du matériel.

Pendant que les sociétés d'autoroute continuent à rouler carosse, le contribuable, en particulier s'il est breton, aurait dû cracher au bassinet pour financer l'entretien des routes dont l'Etat s'est désengagé pour satisfaire au fameux critère de Maastricht.

Madame Royal, nouveau ministre de l'écologie, se dit opposée à une vision "punitive" de l'écologie. Nous ne pouvons, ici, que lui donner raison et nous satisfaire de cette déclaration de principe. Mais elle émane tout de même d'une ministre de l'écologie et il n'y a pas de bonne écologie : ce dogme repose, quoiqu'on en dise, sur des principes fascisants, basés sur l'exclusion, l'élimination, la purification, la séparation.

Au-delà du bourbier de l'écotaxe, au coût ahurrissant, c'est l'ensemble de cette politique qui est à revoir et à replacer dans le contexte des principes républicains de Bien commun et d'utilité, concepts que l'écologie s'efforce d'ignorer, voire de contrecarrer.

02 avril 2014

Ecologistes : enfin du réalisme et de la maturité

C'est officiel : les écologistes du parti EELV ne seront pas du prochain gouvernement Valls. Même si on peut s'attendre à toutes sortes de revirements dans ce domaine, c'est tout de même un espoir de clarification qui naît dans le coeur de chaque électeur. Le dogme écolo peut enfin apparaître sous son vrai jour.

Débarrassée du folklore gaucho, des faux concepts et du chantage à la solidarité, l'écologie sort de l'ombre : aggressive à l'égard des classes ouvrières, élitiste, véritable mise en pratique du darwinisme social, en particulier dans les centre-villes, elle trouve sa place à l'extrême-droite de l'échiquier politique. Procédant par élimination concentrique, fascinée par la pureté et le malthusianisme, démagogique et totalitaire, elle prend la place laissée libre par le fascisme.

C'est la raison pour laquelle la participation d'écologistes à un gouvernement de centre-gauche apparaît toujours comme une incongruité, une anomalie historique, un hiatus idéologique qui ne s'explique que par l'Histoire.

L'écologie néo-malthusienne, lancée dans les années soixante par une clique issue de sociétés multinationales (Club de Rome) ou ayant des liens avérés avec les nazis (WWF), a toujours cherché à apparaître comme un trublion de l'ordre bourgeois. Comme dans le discours publicitaire, ce type de discours politique à contre-pied de la réalité idéologique a dû bénéficier d'une mise en scène médiatique intense et convenablement financée. C'est ainsi que, telle un furoncle, sorte d'oxymore dermatologique, l'écologie s'est accrochée à la gauche malgré un contenu ultra-conservateur.

Hitler.jpgN'en déplaise aux vieux routards du gauchisme, l'écologie retrouve donc sa place dans une opposition radicale, réactionnaire et anti-pauvres. Les pauvres ne peuvent plus aller au travail en voiture ? Qu'ils roulent à bicyclette ! disait Mme Lagarde.