17.02.2012

Corinne Lepage vs Eva Joly : un match paradoxal

Si l'on s'en tient aux intentions de vote, la candidate d'Europe Ecologie Les Verts, Eva Joly, recueille 2,5% des voix du premier tour de l'élection présidentielle en France. Corine Lepage, la cryptocandidate de Cap 21 n'est estimée qu'à 0,5% dans les mêmes sondages, depuis plusieurs semaines.

Pourtant, un récent sondage Ifop montre que Corinne Lepage recueille deux tiers des voix par rapport à sa rivale écolo quand on demande aux sondés laquelle des deux égéries est la plus légitime pour porter les valeurs de l'écologie en France.

La différence, paradoxale, entre les deux approches est cruelle pour Eva Joly : les 2,5% des voix du sondage présidentiel s'expliquent par le soutien que les Français apportent au parti vert, alors que Cap21 s'apparente plus à un groupe lobbyiste qu'à un véritable parti politique et ne peut donc s'appuyer sur un groupe fort de militants.

Le second sondage donne, quant à lui, un résultat ad personam : Eva Joly n'était pas connue comme une écologiste avant d'être choisie par les militants écolos. Elle le paye aujourd'hui au prix fort.

De telles distorsions pourraient être utiles à la France, si elles pouvaient affaiblir le mouvement écologiste. Hélas, nous ne parlons ici que de politique politicienne, et l'emprise idéologique, en particulier sur les maires de gauche, est si forte qu'il y a peu d'espoir que les aménagements urbains destinés à empêcher le trafic automobile voient baisser leur rythme de réalisation, par exemple. Il y a peu de chance pour voir abolir le marché des droits à polluer, malgré les scandales à la TVA révélés mercredi dernier par le Canard enchaîné. Il y a peu de chance que ces folies cessent.

J'y reviendrai.

14.02.2012

Saint Valentin : même la connerie peut-être écologique

A en croire cet article, on n'y échappe pas ! Ils sont partout, même dans mon lit ! Même dans la boîte à bijoux ! Même dans le partage des tâches ménagères. Pour la Saint Valentin, mieux que le collier de nouilles, le cadeau à base d'objets récupérés. Comme pendant la guerre...

Le totalitarisme écologique n'a pas de limite. Tout ce qui respire, sur cette planète, tout ce qui baise, tous ce qui vit et se reproduit, tout ce qui mange des fraises, tout ce qui se déplace, tout passe sous le rouleau compresseur idéologique de l'écologie.

Pour enfin respirer un peu sans arrière-pensées, il faudrait inventer des espaces sans écologie. Des endroits chauffés à l'électricité nucléaire, où l'on mange de la raclette en fumant des cigares même pas bio, des endroits où l'on vient en voiture diesel changer son bébé avec une couche jetable non récyclée, en allumant la lumière.

Oui.

Vous avez bien lu.

En allumant la lumière électrique.

Ce serait formidable, mon amour...

11.02.2012

Méthane ou CO2 ? Le cirque médiatique continue...

C'est le nouveau truc, la nouvelle coqueluche. Le méthane. Dans cet article de M. Alberganti, on en apprend de belles sur ce nouveau fléau. Vous avez aimé le CO2 et son cortège d'apocalypse, vous allez adorer le méthane et ses mirifiques promesses journalistiques et financières !

Pourquoi journalistiques ?

Parce qu'un journaliste comme M. Alberganti apprend à toutes les Mme Michu de la Terre que la période qui vient de s'écouler autour de Noël a été une période relativement douce. Mais il ne mentionne pas la période exceptionnellement et durablement froide que nous sommes en train de connaître. Logique ? Non, journalistique. De splendides marronniers en perspectives...

Pourquoi financières ?

Comme personne ne devrait l'ignorer, ce qui existe dans le milieu de la finance et de la spéculation boursière, avec le succès que l'on sait, existe aussi pour les droits à émettre du CO2 : un marché spéculatif, extrêmement prometteur, lui aussi, quant aux risques de yoyo. Si vous voulez briser l'économie d'un pays, déglinguer sa monnaie est un moyen assez sympa. Mais ce n'est pas assez durable. Les êtres humains sont ainsi faits qu'ils débordent de cet empoisonnant volontarisme qui les mènent à réussir un redressement national en toutes circonstances. Alors pour casser vraiment durablement un pays, le mieux reste de détruire son industrie. C'est l'objet des droits à polluer.

Le marché des droits du CO2 est en place et toutes les activités humaines tomberont un jour sous son joug. Il faut donc nous attendre à apprendre qu'un nouveau GIEC va signer un nouveau traité avec de nouvelles contraintes, plus restrictives encore puisque le CO2 tarde à produire ses effets dévastateurs.

Je veux dire que le marché du CO2 tarde à produire ses effets dévastateurs pour l'économie humaine.

Le méthane va désormais pouvoir servir de justification à un marché encore plus contraignant, le marché des droits à émettre du méthane.

Le cirque écolo-médiatique continue...