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  • Ecologistes aux législatives : un programme INSOUTENABLE

    Lisons ensemble le programme des écologistes aux législatives. Je ne commenterai que la partie écologiste, le reste étant piqué à Mélenchon :
    Laissons de côté l'anglicisme "soutenable" associé au mot "futur". On devrait parler plutôt de programme "insoutenable". Comment peut-on mentir aux gens de cette façon ?
    Comment est-il possible de prévoir à l'année près (2031 et pas 2032 ou 2030) l'arrêt des centrales nucléaires alors qu'on ne sait même pas comment les remplacer ni combien coûterait leur démantèlement ? Rappelons que les Allemands, les vertueux Allemands, multiplient leur émissions de CO2 en ce moment en construisant à tour de bras des centrales géantes au charbon (au lignite même !) pour rendre supportable (et non "soutenable") l'irrégularité des productions électriques éolienne et solaire.
    Il ne suffit pas de décréter la baisse de la consommation énergétique : elle passe par des investissements massifs dans la recherche et le développement INDUSTRIEL.
    Ce n'est pas en obligeant les gens à se rendre au travail à pied ou à vélo qu'on va développer l'activité de la nation. C'est juste un mensonge, une rêverie.
    La proposition de 500000 logements par an se heurte à la question du foncier : les premiers à dénoncer l'effritement des surfaces cultivables du fait de l'urbanisation ne sont autres que... les écologistes ! De qui se moquent-ils ?
    Ces surfaces cultivables ne peuvent être d'ailleurs que rendues de moins en moins productives par la promotion du bio, dont les rendements sont plus faibles.
    Le bien-être écologiste reste donc, du fait de cette tenaille, réservé à ceux qui restent, ceux qui résistent à la tenaille idéologique qui peut se résumer en un mot : malthusianisme.

    Inutile d'insister sur le "Pôle bancaire public" : c'est un jeu de mot. Un pôle bancaire public ne peut en aucun cas restituer à la France son droit de regard sur la politique des taux d'intérêt. La renonciation, qui date de Pompidou, est désormais inscrite dans le marbre des traités européens.

    La transformation écologique de l'économie serait génératrice d'emplois. 600000. Pourquoi pas 500 ou 700 ? Tout cela ne tient pas debout : en faisant rouler tout le monde en transports en commun ou à vélo, en imposant la taxe carbone, en ratifiant des deux mains le marché des droits à polluer, qui sera une gigantesque machine à supprimer des emplois dans quelques années, nul doute que l'économie va repartir de plus belle !... Qui peut croire de telles fables ?

  • Le double scandale des fraises d'Espagne

    Le premier scandale est celui que nous connaissons : les fraises d'Espagne arrivent les premières parce que les règles pour les produire ne sont pas les mêmes qu'en France. Ces règles sanitaires sont parfois même contournées.

    Dans ce reportage de Capital, on voit bien à quoi sont soumis les gens à travers cette culture rendue toxique par l'emploi de produits phytosanitaires dangereux.

    L'autre scandale est la confiscation de ce problème de santé publique par les écologistes et l'idéologie écolo en général : vous trouvez fréquemment, même dans des périodiques de qualité, cette question reléguée aux pages Environnement alors qu'il s'agit d'un problème de piraterie sanitaire à grande échelle, plus grande encore que le scandale de l'amiante.

    Au lieu d'en faire une question politique, c'est à dire relevant de la sphère publique, l'écologie associe forcément à cette production toxique un élément d'opinion, un parfum idéologique hors de propos qui amène l'observateur candide à se demander si cette agitation autour de cette production ne relève pas, une fois encore, des exagérations habituelles chez les familiers de l'apocalypse bidon, chez les Cassandre professionnels.

    Résultat : le message reste inaudible. et les fraises arrivent début mars, avec leurs taux en Chlorpyrifos, Iprodione, Fenhexamide, Triadimenol, Cyhalothrin-lambda, Kresoxym methyl, Cyprodinil, Flodioxonil et Penconazole.

    De ce point de vue, le faible score des écologistes à cette présidentielle serait une bonne nouvelle : il montrerait que les candidats ont tous intégré les préoccupations de santé publique en dehors de la sphère idéologique écolo-malthusienne. Il restera au nouveau président à supprimer purement et simplement le Ministère de l'écologie pour en redistribuer légitimement les prérogatives aux différents ministères concernés, l'industrie, la santé et l'agriculture au premier chef.

    Tout cela n'empêcherait pas la France d'adopter un moratoire pour l'importation des fraises d'Espagne, la réglementation européenne étant particulièrement laxiste.

     

  • Un an après Fukushima : la réalité rattrape les écologistes

    Un an après la catastrophe japonaise, le livre de Mickaël Ferrier intitulé Fukushima, récit d'un désastre montre bien comment la littérature peut se substituer à l'histoire des religions, pour reprendre la définition génialement hyperbolique de Philippe Muray.

    Plutôt qu'un plaidoyer écologiste de plus, le livre donne un récit détaillé, subjectif et méditatif sur le réel de la catastrophe et non sur son exégèse écologiste, totalement barrée. La nouvelle religion écologiste doit à regret laisser place à l'enchaînement des causes, à l'engrenage inexorable des responsabilités, aux effets réels sur les corps et les âmes.

    J'en ai déjà parlé hier. Dans la religion écologiste, le pire est toujours sûr. Chez Ferrier, il devient vrai, il accède progressivement au statut de réel du fait des hommes et non de l'atome. Dans le nouveau dogme "bon pour la planète", si vous vous faites racketter votre vélo, c'est parce que vous aviez le tort d'avoir un vélo. Vous êtes ontologiquement mauvais.

    Chez ces fous de Gaïa, la vague noire du tsunami n'est qu'un révélateur, un don du Ciel qu'il faudra bien remercier, un appel au repentir, un catalyseur pour ces nouveaux saints zélateurs que l'Etat français peine à mener devant les tribunaux parce qu'ils ont pénétré frauduleusement dans une centrale nucléaire.

    Chez ces foldingos de l'hostie en tofu bio, les acteurs fautifs de la catastrophe nucléaire, en particulier TEPCO, qui a voulu sauver sa centrale en retardant le plus possible le moment de la noyer avec de l'eau de mer, aggravant ainsi l'état des noyaux de combustibles, tous ces acteurs du désastres ne sont qu'autant de pécheurs, dans un monde de pécheurs.

    Les responsables de la catastrophe n'intéressent pas beaucoup les écologistes. Les yeux dans les nuages de vapeurs radioactives, l'écharpe Bob Marley au vent, dans les cliquetis des colifichets, nos télé-évangélistes verdâtres regardent ailleurs pendant que les gens meurent. Ils admirent leur utopie nihiliste et prient pour de nouvelles catastrophes.