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  • Affaire Riazuelo : l'habitude des pseudo-sciences...

    L'affaire qui oppose le chercheur en astrophysique Alain Riazuelo à une paire de présentateurs de télévision reconvertis dans le bavardage à teneur scientifique, relatée dans Ciel et Espace, montre à quel point notre époque se paie de mots.

    Il suffit d'allumer la télé sur une chaîne spécialisée dans le lavage de cerveau des enfants pour trouver des dessins animés déversant en cascade des bavardages à caractère scientifique. Depuis Super Jaimie, L'Homme qui valait 3 milliards et autres Spiderman, pour ne prendre que quelques exemples de la crétinerie colonialiste from USA, la science a toujours servi à faire rêver les foules.

    Cette délicieuse pratique de l'enfume généralisée, borderline entre la fiction et la réalité, ne devient dangereuse que lorsqu'elle fait mine d'oublier pour de bon qu'elle n'est qu'une (science-)fiction et qu'il y a, en réalité, un gouffre entre l'animation télé et l'écriture d'une thèse de 3e cycle.

    De la même façon, le public ne s'y retrouve plus lorsqu'on prétend successivement que la Terre va mourir d'un refroidissement planétaire puis d'un réchauffement planétaire, l'un comme l'autre dûs aux activités humaines.

    Enfin, il y a un gouffre, bien sûr, entre la pratique de la recherche scientifique et la climatologie actuelle : comme l'a fait remarquer Vincent Courtillot, il y a actuellement beaucoup de gens pour avancer toutes sortes de diagrammes apocalyptiques susceptibles de donner le sourire aux journalistes mais bien peu d'équipes pour vérifier les mesures et éventuellement les critiquer, contrairement à d'autres domaines scientifiques.

    C'est pourquoi le grand public, aujourd'hui, perçoit la science d'abord comme une activité journalistique, éventuellement comme une activité de distraction mais sûrement pas comme une ascèse, loin des cocktails et du showbiz.

  • CSA et l'interdiction de publication des sondages : une retenue nécessaire

    En République, contrairement à l'écologie, on fait la différence entre les gens et les choses, entre qui pense et ce qui ne pense pas. La retenue exigée par la loi électorale la veille et le jour d'un scrutin au suffrage universel part donc plutôt d'une interprétation cohérente des valeurs de la République.

    L'Etat reconnaît et promeut la nécessité d'un temps individuel pour que nous intériorisions nos choix à l'écart du bruit, des influences, des sollicitations. Il affirme ainsi notre autonomie de citoyen, notre différence, notre subjectivité inaliénable.

    A propos d'aliénation, du côté des journalistes, c'est "Haro sur la loi !" et à l'antenne, on entend bien peu d'arguments pour trancher en faveur de cette retenue républicaine. Au pays d'Homo Festivus, c'est encore un faux débat réglé d'avance par les médias. Du côté de l'étable, on ne peut comprendre la nécessité d'intérioriser quoique ce soit. Elle ne rapporte pas, surtout quand on a des dettes, comme le quotidien Libération. Le lecteur, l'internôte, l'auditeur sont autant de bêtes à traire, ce dont ne se vantent aucun courageux pourfendeur de la loi. Pour moi, pauvre vulgum pecus écouteur de radio, lecteur de journaux, surfeur sur le web, point de citoyenneté républicaine, c'est à dire autonome et différente par essence : la haine de la différence qui anime nos contemporains leur fait préférer cette citoyenneté injonctive et infantilisante qui peut se résumer au tri des poubelles.

    Un geste citoyen, c'est bon pour la planète !

    Oui, ami lecteur. Tu le sais bien ! La seule citoyenneté que les médias nous reconnaissent aujourd'hui, c'est celle qui consiste à trier comme il convient nos déchets ménagers et à économiser eau, gaz et électricité. Voilà à quoi se résume, en terres festivistes, nos destinées jadis autonomes et reconnues par le législateur !

    Donc avant de recevoir comme une bénédiction cette nouvelle plaie d'Egypte, cette nouvelle marée de sondages républicides, reconnaissons qu'une fois de plus les médias nous haient, nous et notre République.

  • DPDA sur France 2 : Breivik face à Cheminade

    Des Paroles et des Actes, sur France 2, 2e volet. C'est, je crois, Nathalie Saint-Cricq qui a demandé à Cheminade de s'expliquer sur l'interdiction des jeux vidéos. C'est journaliste mais ça ne sait pas bien lire. Dans le programme de ce candidat à l'élection présidentielle, il ne s'agit pas d'interdire les jeux vidéos mais les jeux vidéos violents.

    Oh ! Quelle chose ridicule ! Faisons, tous ensembles, rire le public avec une mesure aussi rigolote que cette interdiction des jeux vidéos violents. Quel non-sens, quelle hérésie, quelle farce à Boboland !

    Ce matin, on apprend au procès d'Anders Breivik, le meurtrier qui a assassiné de sang-froid 77 personnes sur l'île norvégienne d'Utoya du fait de leurs convictions politiques, que le frapadingue s'est entraîné un an sur des jeux vidéos pour réaliser le carton du siècle.

    Depuis de nombreuses années, le mouvement Nouvelle Solidarité, appuyé sur des témoignages d'experts, en particulier un consultant du Pentagone, dénonce cet affront au bon sens qui consiste à mettre entre les mains d'adolescents ou de jeunes adultes des logiciels qui permettent d'annihiler avec méthode la barrière biologique nous empêchant de tuer notre semblable.

    Si les enfants de Madame Saint-Cricq étaient victimes d'un tel autodidacte, j'imagine que son point de vue sur les jeux vidéos violents serait différent. Mais les journalistes ne lisent pas Nouvelle Solidarité.

    Ils préfèrent se mettre du côté des ricaneurs de 1961, quand JF Kennedy a fait son célèbre discours impulsant la conquête spatiale américaine avec les résultats que nous connaissons.