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  • Procès Erika : pour les gens, c'est la double peine !

    Depuis l'annonce selon laquelle Total pourrait être totalement exonéré de ses fautes présumées dans l'affaire de la marée noire de l'Erika, il y a 12 ans, c'est un véritable tollé.

    Tollé parfaitement justifié, bien entendu. Une telle décision dévoilerait ce que tous les pétroliers savent déjà : un tel crime en eaux internationales restera impuni. Serait-elle suivie d'une prise de conscience des instances internationales, habituellement si promptes à financer tant de beaux projets écologistes et médiatiques ? Rien n'est moins sûr.

    On peut constater avec stupeur le nombre d'organismes bidons, d'ONG fantômes, de laboratoires hypothétiques financés avec l'argent de l'ONU dans le cadre de l'UNEP (United Nation Environment Program). C'est une véritable forêt d'objectifs mal connus, portés par une pléthore de belles personnes, une autoroute de bonnes intentions sous un déluge de fermes résolutions en direction de la sauvegarde des baleines, des ouistitis à poil dur ou de la gibelonnette marsupiale.

    Pendant ce temps le droit international bloblotte doucement dans la marmite des pétroliers qui continuent d'armer des épaves sous pavillons de complaisance.

    Mais la double peine, c'est d'entendre les écologistes. Il paraît que c'est une catastrophe écologique. Si des oiseaux meurent, c'est une catastrophe écologique. Si des palourdes meurent ou des espèces disparaissent, c'est une catastrophe écologique.

    Si des gens meurent, tombent malades, est-ce une catastrophe écologique ? Si des communes entières sont sinistrées financièrement et du point de vue de l'activité touristique, est-ce une catastrophe écologique ?

    Le Grand Prix "C'est con pour la Planète !" revient donc à Alain Bougrain-Dubourg qui s'est lamenté, au micro de France-Inter, hier matin en rendant hommage aux bénévoles et aux oiseaux mazoutés. Normal, il est le gentil président de la très gentille LPO, la Ligue de Protection des Oiseaux. Les auditeurs de France-Inter étaient, ce jour-là, soumis à la double peine, spectateurs d'une récupération sans vergogne.

    Par contre, on lira avec beaucoup d'intérêt l'article très précis de Corinne Lepage dans le Nouvel Obs. L'avocate montre avec brio l'intérêt, pour Total, d'un verdict cassé.

  • Linky : l'écologie comme alibi au flicage généralisé

    Au sujet de Linky, pour lequel une note avait déjà été faite sur ce blog, l'UFC Que choisir ? a saisit le Conseil d'Etat fin avril dernier pour mettre un coup d'arrêt à la généralisation abusive de ce dispositif.

    Rappelons que ce compteur était, à l'origine paré de toutes les vertus, en particulier écologiques puisqu'il devait permettre de mesurer en temps réel la consommation domestique d'électricité. On sait qu'en réalité, ce dispositif était destiné à supprimer le personnel chargé de relever les compteurs et que l'exploitant, ERDF, s'est, jusqu'à présent, attribué des prérogatives disproportionnées en ayant accès, sans partage et sans la moindre transparence, à des données privées liées à cette consommation.

    Face à la propagande d'ERDF, l'association de consommateur a publié un document mettant à mal l'essentiel de l'argumentation de l'opérateur.

    Le plus amusant, c'est que les écologistes parisiens ont remporté la décision du Conseil de Paris contre ce déploiement généralisé. Pour une fois, les bons sentiments ont triomphé.

    En réalité, on voit bien qu'au-delà des bons sentiments, la scrutation des moeurs du plus grand nombre et l'écologie fonctionnent comme en symbiose. Le contrôle, comme il a été montré ici à de nombreuses reprises, demeure l'essence de cette stratégie de purification généralisée appelée écologie, qu'elle soit profonde ou pas.

    Que des mangeurs de tofu bio, des amoureux des bonobos ou des présentateurs télé en ULM nous servent à l'envi des kilo-tonnes de chiffres invérifiables annonçant l'apocalypse pour hier soir n'y change rien. Il n'y a pas de limite à cette négation du réel que constitue le risque-zéro.

    Combattant pour la présomption du pire, les écologistes transforment en guerre d'opinion le moindre combat pour la santé publique, pour la préservation de la sphère privée, pour l'épanouissement personnel au profit d'une petite caste d'enfants gâtés qui ne comprend pas qu'il est souvent difficile de se passer de voiture pour aller au travail, quand l'embauche est rare, les enfants petits et le conjoint pas toujours là.

    Prompts au petits revirements, les voilà à la manoeuvre au sujet de Linky. Et bien tant mieux !

  • Eva Joly : "Finie l'ékolochie, à nous deux la finance !"

    Quelle bonne nouvelle ! Eva Joly dirigerait une commission ou un "machin" contre la haute finance.

    La candidature d'Eva Joly pour les écolos était bidon. On le savait. Et on s'était même demandé ce qui poussait cette spécialiste des circuits financiers occultes dans les bras des Verts-de-Gris.

    Heureusement, maintenant, tout ça c'est du passé.

    Ce qui prouve bien que l'écologie, c'est avant tout une grosse marmite à distiller l'opportunisme, qu'il s'agisse d'obtenir un poste ministériel, des crédits pour un labo de recherche ou pour un spectacle de fin d'année.

    Madame Choly va pouvoir donner toute la mesure de son talent dans son véritable élément, loin des grenouillages germanopratins chers à Duflot, Placé et autres avaleurs de tofu bio.