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  • Ecologie et esperanto : une récupération de plus !

    L'espéranto est un des plus beau projet humain que je connaisse. Il fonctionne !... contrairement à ce que prétendent la plupart des gens qui ne le connaissent que par ouïe-dire. Il est animé par un esprit de tolérance, d'humanisme et de pragmatisme rarement atteint dans une oeuvre humaine et jusqu'ici relativement préservé.

    L'espéranto, langue inventée par Louis Lazare Zamenhof à la fin du 19e siècle, a subi, depuis son invention, plusieurs tentatives de récupérations qui ont toutes échoué. Il y a eu les communistes internationalistes. Il y a eu aussi le Vatican, les mouvements homosexuels et plus récemment la République Populaire de Chine. Tout ce qui a vocation universaliste tente, à un moment ou à un autre, d'utiliser l'espéranto pour diffuser son message.

    Figurez-vous que l'écologie n'échappe pas à cette règle ! La nouvelle religion écologiste tente, à son tour, d'asseoir son caractère universel en empruntant la voie de l'espéranto. Au sein des instances dirigeantes de l'espéranto en France, à savoir SAT-Amikaro et Espéranto-France, on trouve des militants écologistes qui utilisent l'audience qu'ils peuvent avoir à travers l'espéranto pour diffuser leur message politique, bien éloigné des intentions premières de Zamenhof.

    L'espéranto, c'est bon pour la planète !

    Pour le 60e anniversaire de la Maison culturelle de l'espéranto à Grézillon, une semaine complète de conférences et d'activités est prévue fin juillet-début août pour tout savoir sur les dangers du nucléaire et sur le régime végétarien. Par ailleurs, des responsables espérantistes militent sans vergogne pour que la liste que présente le mouvement Europe Démocratie Espéranto aux élections européennes prenne en compte des revendications liées à l'écologie dans son programme. Pourtant, les revendications autour de l'articulation langue/démocratie constituent déjà un programme d'une grande cohérence politique.

    Cet instrumentalisation du projet universaliste (mais pas universel) de Zamenhof s'apprente à une véritable trahison. Il faut avoir l'esprit critique d'une huître pour trouver à ces babillages New Age un quelconque rapport avec le projet espérantiste. Les artisans de cette traîtrise, dont l'espéranto se remettra, n'ont pas conscience d'être pris dans ce grand amalgame qui change toute problématique politique en une problématique écologiste. Ils ignorent l'origine de ce mouvement. Ils ne savent pas ce qui se trouve en son centre. Ils se contentent de suivre la tendance flatteuse et planétaire qui fait d'eux de petits héros d'une heure ou deux, devant un auditoire déjà convaincu.

    Esperantistes de tous pays, réveillez-vous !

  • Rio+20 : de la bourse et des jeux !

    La grande nouvelle du sommet Rio+20 aujourd'hui, c'est la promesse du Brésil d'organiser un Mondial de football "durable" en 2014. On espère qu'il ne va pas durer trop longtemps tout de même...

    Mais au-delà, quand on pense aux discours apocalyptiques des écologistes et aux positions radicales des hystériques de l'écologie profonde, on se dit qu'il y a décalage entre les moyens et les fins.

    Avant même d'avoir commencé SON sommet, on sait que l'ONU sera aussi efficace dans le domaine de la protection de l'environnement que dans la sphère géo-politique. C'est rassurant. En effet, tant que cet organisation s'en tient à encadrer l'organisation d'un événement sportif, on se dit que ça la détourne de ses velléités de gouverner le monde.

    Néanmoins, la nouvelle d'un échec de Rio+20 ne doit pas nous faire baisser la garde contre l'écologie. Copenhague avait été un échec disaient-ils ? C'est tout le contraire qui s'est produit ! En effet, le grand marché des droits à polluer, ce marché qui contient en germe la décroissance généralisée, et en particulier celle des pays émergents, ce marché donc a été ratifié par les participants et confirmés dans ses objectifs. Ce qui est extrêmement inquiétant pour l'avenir de l'humanité et en particuliers de ces pays émergents qui pourraient devenir des pays submergés.

    Il n'y a donc rien à attendre de Rio+20 sinon un prolongement de la politique de financiarisation généralisée de l'activité, et à moyen terme un effet de bulle spéculative sur l'ensemble des activités humaines.

    La spéculation ? C'est bon pour la planète !

  • Nadine Morano et le Front national : des racistes cultivés

    Ce matin sur France-Inter, un dossier sur la vague raciste qui submerge la circonscription de Toul par la voix de Nadine Morano. Et à l'occasion d'un micro-trottoir, un "citoyen" qui déclare quelque chose comme : "Bientôt, on aura tous la peau bronzée... c'est notre culture..." Comprendre : "C'est notre culture qu'il faut défendre contre ce qui pourrait foncer la peau des français." Même discours ensuite de l'intéressée, Nadine Morano, qui joue sur la défense de nos valeurs "culturelles".

    D'abord, contrairement aux journalistes qui s'imaginent encore que l'essentiel des électeurs de Marine Le Pen et de Nadine Morano ne sont ni racistes ni xénophobes, répondons qu'à entendre ces électeurs c'est exactement l'impression inverse qui ressort. Les phrases du genre "Je ne suis pas raciste mais..." sonnent comme un aveu. Les électeurs du Front National sont TOUS racistes et XENOPHOBES. Il n'y a que les journalistes qui ne le savent pas. Simplement, ces électeurs haient ce qui ne leur ressemble pas, ou ce qui ne ressemble pas à ce à quoi ils voudraient ressembler.

    Ensuite, et c'est un scoop, les électeurs de Nadine Le Pen et de Marine Morano ont de la culture. UNE culture. Ils détestent celle des autres et ils défendent la leur. C'est une sorte d'écologie de la culture, si on veut raccrocher ce thème au sujet de ce blog.

    Ils ont peut être de la culture mais pas de sens critique. Car si une culture nous envahit depuis longtemps, colonise nos espaces privés, notre espace juridique et légal, notre langue et nos façons, ce n'est pas celle de la charia ni de la viande hallal. Si une sphère d'influence agit en France comme un rouleau compresseur avec la bénédiction des politiques de tous bords, un lobby religieux qui tord le bras de notre laïcité, ce n'est pas l'Islam et ses millions de pauvres.

    C'est la culture anglo-saxonne.

    Les Anglo-saxons ont, à travers leur langue, une politique extrêmement aggressive, colonisatrice, qui fait bien peu de cas de nos particularismes français. Il y a, sur la bande FM, et en particulier dans les radios PRIVEES, une majorité de stations qui diffusent une majorité de titres en langue anglaise. Les radios majoritaires proposent elles aussi une proportion très déséquilibrée de chanson incompréhensibles pour le commun des mortels. Qu'il s'agisse de justice internationale, de science ou d'information, les anglo-saxons ont, depuis toujours, un comportement unilatéral et impérialiste que nos "amies de la culture" oublient de dénoncer.

    Evidemment, c'est plus facile, quand on est né du bon côté, d'attiser la haine de l'Islam, car c'est indirectement la haine du pauvre qu'on suscite en réalité. La haine du riche pour le pauvre. C'est primaire et animal mais ça n'empêche pas de revendiquer une culture.

    Une culture de la haine primaire et de l'animalité.