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  • Transition énergétique : préparer les esprits par la propagande

    Hier soir, sur France2, David Pujadas présente un sujet censé faire le point sur la question du réchauffement-changement climatique-planétaire. Le reportage est paré des vertus de l'objectivité, de l'impartialité car, on va voir ce qu'on va voir, promis juré, on pourra y entendre des opposants au dogme écolo. Incroyable ! Sensationnel ! Voilà du vrai journalisme comme on aime !

    1705329_batho2.jpgHélas, on est très rapidement déçu. Les premières phrases sont péremptoires. Circulez ! Y a rien à voir ! Pas de débat et surtout pas de débat scientifique ! Il y a un réchauffement planétaire et celui-ci fait l'objet d'un CONSENSUS scientifique à 90%. Là, on entend un "scientifique" affirmer toujours de façon péremptoire que... enfin, vous connaissez la chanson. On l'entend de façon très consensuelle à chaque heure de chaque jour dans tous les médias.

    Car aujourd'hui, c'est ça, la science ! Un consensus médiatique : il suffit de trouver le moyen d'affirmer 100 fois une connerie dans les médias pour passer pour Albert Einstein. Regardez ce qui est arrivé au malheureux Dukan.

    Seul le valeureux Vincent Courtillot, très habitué des coups tordus médiatiques et sachant qu'il n'a que quelques secondes d'alibi pour présenter sa vision scientifique des choses, nous donne un point de vue de chercheur.

    C'est quoi, un point de vue de chercheur comparé à ce carnaval pseudo-scientifique ? C'est quand on admet être contredit sans traiter son interlocuteur de révisionniste. C'est quand on pose pour principe que les théories des autres peuvent être contredites même si ces zôtres manient l'insulte et le lynchage médiatique mieux que personne. C'est ne pas se coucher, plein d'acquiescements, devant le premier financement onusien venu.

    C'est qu'il s'agit pourtant de préparer les esprits à l'économie de guerre que nous prépare le ministère de la pénurie durable. Delphine Batho, qui n'a pas la lumière à tous les étages, a entrepris de faire éteindre tout le monde après 22h. Bientôt la margarine et le gazogène...

  • Serge Hefez ou la gauche inversée

    Serge Hefez sévit souvent sur Radio Bobo. Ce matin, il était question de jouets pour les garçons et jouets pour les filles. Là aussi, notre Père la Morale du Boboland nous a expliqué qu'il y a de bons jouets et de mauvais jouets pour nos enfants. En fait, c'est tout culturel, ces affaires-là. C'est comme les pratiques sexuelles qui sont forcément des choix, comme les habitudes de jeu qui sont forcément des choix. La biologie n'a rien à voir là-dedans ! Comment donc !

    Serge Hefez, raie, psychanalyse, Freud, BobolandIl faut savoir qu'à l'époque où la psychanalyse est née, avant que le père Freud ne s'accapare tout le travail de ses collègues ou de ses disciples (comme Otto Gross), il existait une psychanalyse de droite et une psychanalyse de gauche. D'ailleurs, Freud lui-même, pourtant bien en place dans l'actuelle gauche française, n'avait pas caché à l'époque ses sympathies pour Mussolini, pour les leaders à poigne devant des foules hypnotisées, ni son horreur de la démocratie. Ses patients étaient tous de riches viennois cultivés.

    Les thèses de Freud à cette époque sont elles-aussi orientées vers le tout-culturel. Et pour cause : inutile de chercher dans la société des raisons aux troubles mentaux. Inutile d'ailleurs de changer la société. C'est culturel, on vous dit ! Dans les années 20, Freud a donc rompu les ponts avec une école psychanalytique de gauche attachée au rôle des facteurs sociaux et de la biologie dans le traitement des névroses et autres maladies mentales.

    Aussi quand Guillaume Herner, ce matin, sur France Inter alias Radio Bobo, demande à Serge Hefez de lui indiquer un "jouet de gauche", il s'exécute aussitôt car Serge Hefez a la raie (d'Hefez) du bon côté. Serge Hefez EST DE GAUCHE.

    En fait, c'est à une gauche inversée, une gauche d'extrême-droite, qu'appartiennent les festivistes de la trempe de ce psychanalyste de studio. Une gauche qui croit dur comme fer que la psychanalyse est le début et la fin de tout et que Sigmund est son unique prophète, une gauche qui ne croit plus en la société, en l'Histoire et son pouvoir d'émanciper les corps et les âmes, une gauche du tout-culturel, comme Freud il y a un siècle. Si Marine Le Pen avait vécu à cette époque, il y a fort à parier que le plagiaire viennois l'aurait trouvée trop à gauche.

    En fait, c'est bien ça : au pays de la gauche inversée, Serge Hefez se situe bien trop à gauche.

  • Emission de solutions : émission de conneries

    Je ne vais pas, une fois de plus, parler des parodies de conférences internationales, véritables festivals de petits fours, qui occupent la sphère écolo-médiatique à intervalles hélas réguliers.

    Mon attention a plutôt été attirée par un de ces spots télévisés très courts, parfois moins d'une minute, qui servent aux chaînes publiques à nous faire avaler de la pub. Il y a donc Emission de solutions avec Les Poulets Duglandier ou La Vache qui pleure ou Draty, le contrat de méfiance, ou je ne sais quel autre enfumeur professionnel. C'est le soir sur France 2. Habituellement, c'est sur les prouts à effet de serre, sur la sauvegarde des ours blancs d'Amazonie ou la fornication frénétique des coccinelles en milieu hostile. C'est écolo et bien-pensant, une dégoulinade en direct de bons sentiments inflexibles.

    MamèreCuisine.jpgJe crois que c'était hier soir. La micro-émission écolo parlait d'une femme qui avait monté une association pour apprendre à d'autres femmes en difficulté comment s'y prendre pour cuisiner. Oui, juste pour cuisiner. Promis, juré, les recettes étaient simples, les budgets mini-mini et c'était bon.

    En d'autres termes, si je cuisine, je suis écolo. Ah bon ?

    C'est une illustration, sous des dehors naïfs et impossibles à contredire, du fait que l'écologie s'immisce partout. En tant que nouvelle religion, elle cherche à devenir l'alpha et l'oméga de nos quotidiens, à moraliser toutes nos actions, des plus bénignes aux plus importantes, du quotidien le plus trivial aux choix existentiels, idéologiques, esthétiques qui font notre intimité.

    Je cuisine donc je suis écolo ! Comme M. Jourdain, je faisais de l'écologie sans le savoir en nourrissant mes gosses. Ce qui est de bonne gestion, comme l'emploi des restes dans la cuisine familiale, devient une vertu morale. Dans la télé de la République, nous voici tous devenus des fidèles ou des mécréants. Ça me donnerait presque envie de me mettre aux plats surgelés !