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  • Impôts écolos : tant que les gens se laissent faire...

    Pendant que Depardieu continue sa démonstration obscène de vulgarité sans limite, Delphine Batho s'acharne sur les gens, les vrais. A l'installation de la Commission chargée de nous concocter notre nouvelle facture écolo, elle s'écrie : « Nous sommes les avant-derniers en Europe en la matière. Il faut mettre fin à cette anomalie ». Comme c'est solidaire !

    nicolas hulot,gérard depardieu,delphine bathoLes Anglais et les Danois, eux aussi, sont les avant-derniers à ne pas avoir troqué leur monnaie nationale contre des euros, les vrais euros en carton que le monde nous envie. Qu'attendons-nous pour exiger qu'ils fassent comme nous l'expérience de cette délicieuse inflation, de ces frais bancaires désormais injustifiés, de cette banque centrale qui n'en est pas une, de cette passoire commerciale qui nous sert de frontière, etc. ?

    Non, dans l'esprit des acquiesceur certifiés bio, des convaincus d'office, des affirmeurs d'évidences, dans ces tout petits esprits-là, il y a d'autres priorités : celle de taxer tout le monde et en particulier ceux qui ne peuvent se permettre de manger bio tous les jours, ceux qui ont du mal à se payer une voiture pour trouver un travail, ceux pour qui les centre-villes sont hors de portée d'un vélib'.

    L'écologie, nouvelle machine à exclure.

    Dans l'esprit de ces Danube de la pensée écolo, il y a une urgence impérative à mettre sous le boisseau tout renouveau industriel, toute renaissance qui ne soit pas placée sous le signe de la pensée magique à base d'huiles essentielles, sous le signe de l'obscurantisme le plus crasse.

    L'écologie, nouvelle machine à fabriquer du chômage.

    nicolas hulot,gérard depardieu,delphine bathoTant que les gens se laisseront faire par ce dégueuli idéologique qui nous revient par la fenêtre sous la forme d'un slogan gérardesque "L'Homme blessé", tant que les gens se laisseront faire à trouver sympathique Nicolas Hulot, l'homme qui ne rêve que de leur confisquer leur voiture, tant que les gens se laisseront resservir à l'envi du désir de pureté, du flicage à l'authenticité, de l'absolu totalitaire, il n'y a pas de raison pour se gêner.

    L'écologie, nouvel opium du peuple.

  • Alerte : encore des impôts écolos !

    Payer l'impôt n'est pas une catastrophe en soi : c'est le mésusage de son produit qui nous horripile et cause du tort à tous. Les bons sentiments ne font rien à l'affaire.

    Alors après avoir bataillé toute la journée dans l'Enfer que les municipalités contaminées par EELV réservent aux conducteurs d'automobiles, rentrer chez soi pour apprendre qu'une nouvelle fiscalité verte s'apprête à nous manger la laine sur le dos au titre de l'écologie a quelque chose d'agaçant.

    Le 18 décembre dernier, la ministre de la pénurie durable Delphine Batho a installé un comité Théodule chargé de faire des propositions pour la loi de finance 2014 afin de nous faire cracher au bassinet.

    Hulot, MEDDE, propagande, apocalypse, Batho, Loi de financeIl ne faut pas s'y tromper : il s'agit d'exploiter à fond le climat de consentement généralisé provoqué par le bourrage de crâne intensif des médias sur "les menaces qui pèsent sur l'équilibre écologique de la planète", et bla bla bla, et bla bla bla... vous connaissez ça par coeur. C'est incessant. On croirait entendre la novlangue du roman 1984. Quoi ? Vous refusez de payer l'impôt pour que les petits oiseaux chantent ? et que les grands-mères respirent mieux dans nos grandes villes polluées par les vilains camions ? et que les enfants mangent du bio dans les cantines ? et que les les bébés phoques conservent leur fourrure ? etc., etc.

    Si vous refusez tous ces bons sentiments, vous êtes sans nul doute un monstre d'apocalypse, pire encore, peut-être : un fumeur ou un ouvrier de la route...

    Ce comité Théodule, c'est la Fondation Nicolas Hulot qui nous l'apprend, va être piloté par Christian de Perthuis, un personnage proche du peuple, comme on l'imagine. Cet économiste est un spécialiste des marchés carbone, un propagandiste de l'apocalypse climatique. C'est très rassurant : Nicolas Hulot, ce grand écologiste désintéressé, ce père-la-morale du shampooing virtuel, ce télé-évangéliste du culte de Gaïa, ce néo-druide multinational, nous apprend que nous avons les deux pieds dans le MEDDE.

    Il s'agit de nous faire croire qu'au lieu de capitaliser sur la sympathie forcée que les médias ont martelée dans l'esprit de nos malheureux (mais masochistes) contemporains, le gouvernement va utiliser les sous récupérés pour des causes encore plus gentilles que l'écologie comme la redistribution à des personnes dans le besoin, l'aménagement de structures sociales en milieu défavorisé, etc. Rassurez-vous, la compensation due au marché carbone, dont la chappe de plomb n'attend que de s'abattre sur l'Europe pour lui donner le coup de grâce, cette compensation avalera tout le produit de ces nouvelles pompes à fric.

    En clair, nos joyeux animateurs présentent ces mesures comme sociales pendant que le bon peuple se fait tondre avec des arguments inattaquables. C'est à gauche, ça ?

     

  • La Terre Promise de l'écologie

    L'écologie, je veux dire la religion écologiste, a sa Terre Promise. Une sorte de Jérusalem céleste, une cité éternelle qui résiste à l'injure du temps, qui accroît sans cesse le nombre de ses habitants et dont un million de bardes à travers le monde chante les louanges sans cesse à coup de bombardes et de gaïtas.

    Cet univers à la fois mythique et réel, rêvé mais palpable, unitaire mais transcontinental, rassemblant dans la même indifférenciation unanime tous les participants à ses fêtes nocturnes, ce pays libéral et moralisateur à la fois, c'est le Celtisme.

    celtisme, écologie, végétariens, néo-nazisLes Celtes, c'est quoi ? C'est un ensemble de peuples non-latins qui parlaient mais n'écrivaient pas des langues apparentées qui se retrouvent dans différents dialectes comme le breton, le gaëlique ou le galicien. Même si on a artificiellement restauré l'apprentissage d'un breton moribond dans les années 70 pour des raisons politiques, il reste que cet archipel linguistique n'a aucune commune mesure avec le bizeness pseudo-artistique, para-religieux qui en découle. Dans l'ère hyperfestive (Muray) où l'Histoire a été remplacée par la rêverie permanente en un monde "citoyen et responsable", où le quotidien s'est effacé devant le journal télévisé, où le délirium écolo permanent tient lieu de valeur morale, la seule référence historique exempte de ringardise reste cette prétendue civilisation qui ne connaissait pas l'écriture.

    Le psychédélisme des années 70 nous a laissé les guirlandes de Noël clignotantes, le celtisme nous laissera le fest-noz, cette curieuse manie de se bourrer la gueule au chouchen ou au cidre en se trémoussant comme dans les films médiévaux. Inscrit au "patrimoine immatériel" de l'inanité depuis début décembre, l'hypno-Fest-noz a encore de beaux jours devant lui.

    Pendant ce temps, le délire millénariste qui s'empare des fervents adeptes de sectes celtistes, pouponnières de néo-nazis végétariens, autour de Stonehenge ou de Trifouilllis-les-Oies, a réussi à se répandre sur le monde entier par le biais des médias complaisants qui ne demandaient que ça pour accroître ou tester leur influence. Avec l'air nigaud de celui qui aimerait faire croire qu'il n'y est pour rien, le journaliste va s'étonner d'une procession expiatoire, d'un envahissement moutonnier de site touristique, d'une nouvelle vague de suicide. On pourrait juste regretter que ce ne soit pas le sien si ce déballage complaisant de non-réalités devenues plus réelles que réelles ne virait au grand comique.

    Comme l'écologie, personne n'y croit mais tout le monde en parle.