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  • Lipietz à Villejuif : qui veut faire l'Ange fait la Bête

    Pour faire barrage à la candidate communiste Claudine Cordillot, à Villejuif, les écologistes n'ont rien trouvé de mieux que de s'allier à l'UMP locale. Avec ses 10,4% des voix, Nathalie Gandais s'est associée à l'UMP Le Bohellec pour faire tomber un bastion immémorial du communisme locale en petite ceinture parisienne. Alain Lipietz, militant EELV à Villejuif est l'instigateur de ce rapprochement. Ce personnage a joué un grand rôle dans la construction d'EELV. Il fut candidat à l'élection présidentielle de 2002 pour les Verts.

    Lipietz, VillejuifTout cela peut sembler faire un peu "Clochemerle", mais c'est surtout représentatif à plusieurs titres de la mentalité tambouillarde qui règne chez les écologistes, malgré l'excommunication quasi immédiate dont Lipietz et Gandais ont fait les frais. Avec Emmanuelle Cosse, ça ne rigole pas...

    Pour un ancien gramsciste-maoïste, défenseur des paysans du Larzac en 68, Lipietz n'a pas fait dans l'état d'âme pour virer les cocos. Il s'en justifie dans un entretien au Journal du dimanche. Pour son ancien collègue, Yves Contassot, interrogé par Le Monde, la détestation des communistes est une vieille haine recuite qui date de cette période maoïste. Notre khmer vert de la banlieue rouge n'en est pas à son premier coup de poing et les meetings ont parfois tourné à la foire d'empoigne avec cartes du parti déchirées, autocollants arrachés. Ne manquait plus qu'un crépage de chignon. Un vrai pastis...

    Enfin, Lipietz s'est souvent présenté comme un théoricien, un idéologue, une tête pensante. Polytechnicien, ses prises de paroles aux élections de 2002 étaient souvent totalement incompréhensibles. Dans ce revirement ump-iste, le plus croquignol est la façon dont toute cette théorie a été balayée d'un revers de main pour un simple poste de conseiller municipal.

    C'est dire le poids que pèse la théorie chez les écolos. Dire qu'il y en a qui y croient encore...

  • La réglementation, fossoyeur de la France

    C'est un mythe savamment entretenu : les entreprises françaises seraient les grandes bénéficiaires des nouvelles normes drastiques en matière d'énergie, de climat, de toxicité, de sécurité, que sais-je... Plus les normes sont drastiques, plus les produits sont de qualité, et donc vendables sur le marché international. Encore faut-il qu'il en reste à vendre !

    réglementation,écologie,alain lambertEn réalité, les normes sont devenues aujourd'hui le principal frein à la création d'entreprise et à la survie des malheureux entrepreneurs qui entendent montrer qu'il est encore possible de produire en France. L'exemple de ce producteur de jouets en bois du sud de la France est significatif. Suite à une demande de mise aux normes de la part de la DGCCRF (je ne sais plus quel est son sigle actuel), justifiée uniquement par la réglementation, cet entrepreneur envisage de cesser son activité qui dure pourtant depuis 27 ans.

    L'écologie est un modèle du genre : les normes pour la construction ont évolué de façon tellement drastique que les professionnels du secteur ont du mal à évoluer. Les cahiers des charges s'empilent, les contraintes financières aussi et la formation des personnels a du mal à suivre.

    réglementation,écologie,alain lambertDu côté politique, on marche sur la tête, évidemment. Obsédés par la recherche du consensus politique le plus vendeur, les politiciens agitent les idées et les bras avec véhémence mais finissent toujours par en demander encore plus, comme Alain Lambert qui trouve que la loi de 2012 sur les normes des bâtiments basse consommation doit être réécrite plus simplement (ouiiiii...) et plus drastiquement (et merde !).

    L'écologie, c'est comme l'Europe ultra-libérale : on sait que ça ne marche pas mais on en rajoute. Pendant ce temps, tout comme pour l'ultra-libéralisme, les banques qui ont misé à la baisse sur l'action Europe voient les emplois détruits, le tissus industriel saccagé, les savoirs-faire envolés et applaudissent des deux mains.

  • Une France brune

    Le réveil est douloureux ce matin d'élections. Le Front national fait un carton et la gauche récolte ce qu'elle a semé, c'est à dire rien du tout. L'UMP affairiste pavane. Même Levallois préfère les Balkany. Une seule bonne nouvelle, à laquelle nous avons peut-être un peu contribué ici : les écolos sont plutôt discrets.

    C'est donc au réveil d'une France fasciste que nous assistons ce matin. Abêtis par la télévision, les Français ont oublié ou préfèrent méconnaître Vichy et la sombre histoire de l'extrême-droite en France. "La France aux Français", ce slogan xénophobe continue de faire vibrer des millions de Lacombe Lucien, flattés par le pouvoir de la haine au quotidien. Banales, inflexibles, la bêtise et l'ignorance se conjuguent avec la peur de la liberté pour donner ce résultat infâmant pour nous tous.

    La gauche, pendant ce temps, continue de croire en ses fausses valeurs. La République serait écologique ! Autant s'imaginer qu'un électeur du Front national est tolérant.

    L'écologie, en détournant sciemment la gauche des valeurs liées au travail, à la production, au bien commun et à l'égalité, a produit ici ses plus terribles effets : englués dans les bons sentiments et la démagogie, les dirigeants de ce pays ont continué à pactiser avec les banques au lieu de les remettre à leur place. Elles ont laissé faire le marché au lieu de le contrôler. Ces hausses d'impôts totalement à contre-sens de ce qu'il aurait fallu faire ne sont que le symptôme de cette maladie désormais incurable.

    Ils voulaient une France verte. Ils se réveillent ce matin dans une France brune.