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25 mai 2014

Mais qu'est ce qu'on a fait pour mériter une daube pareille ?

Je suis allé voir le film aux sept millions et demi d'entrées. Question succès, on le compare à Intouchables. C'est flatteur mais il vaut mieux limiter la comparaison à cela, car même si les dialogues tentent de recycler certaines clés du carton de 2012, l'ensemble est d'une telle nullité qu'il vaut mieux jouer la prudence.

Le scénario est bâclé, les dialogues creux malgré quelques saillies, le jeu des acteurs poussif, la mise en scène inexistante et le montage trop lent. Une heure et trente sept minutes de mauvais téléfilm pour France 3.

Le scénario est d'une platitude exaspérante : on attend, on attend, on attend. Le seul élément de quiproquo, l'entrée dans l'hôtel du futur marié avec sa soeur, ne tient pas trente secondes. Tout est lisse dans cette célébration du bonheur d'avoir trouvé une bonne idée de film. Car c'était effectivement une très bonne idée de film. Le début, après les premiers plans bien vus, est interminable. On attend l'arrivée du promis avec l'impatience d'une jeune vierge.

Les dialogues, dans la promo, sont de vraies merveilles. Au lieu de ça, je suis ressorti déçu. Le système de surnoms inventé dans Intouchables ("Salut Patrick Juvet. Tu veux un café ?") tombe à plat avec des formules trop simples ("Je visualise Bokassa dans mon lit."), systématiquement basées sur le racisme du personnage principal ou des gendres. Les phrases sont plates et agencées sans goût, à quelques exceptions près, qui sonnent comme des anomalies.

A part les deux parents africains, les personnages sont insipides. Christian Clavier peine à remuer la graisse accumulée pendant les années sarko. On le voit se pencher à la fenêtre et crier quelques imprécations comme dans Les Visiteurs, mais on n'y croit plus. La Range est à la casse depuis trop longtemps. Les gendres, raides comme des piquets autour d'omniprésents canapés cinq étoiles, font office de figurants. On trouve la Marseillaise bien longue. Une heure trente sept, cela a dû sembler interminable au monteur.

En promo, la comparaison avec Devine qui vient dîner ce soir, le génial film des années 60 avec Spencer Tracy, s'imposait. Elle sonne plutôt comme une insulte.

Commentaires

Je suis peut-être hors-circuit (j'ai abandonné les salles obscures parce que je m'y endormais au début du film pour me réveiller au générique de fin, c'est dire l'intérêt pour moi du huitième "art"), mais c'est quel film au juste?
Mais j'ai quelque souvenir du film avec Spencer Tracy. Pas de quoi grimper aux rideaux non plus. Depuis les années 50, les films américains sont faits pour les américains et ceux qui veulent leur ressembler.

Écrit par : José | 16 juin 2014

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Le film Devine qui vient dîner ce soir avait une certaine tenue, des dialogues bien écrits, un sujet complexe traité de façon complexe, de bons acteurs, etc.
C'était déjà ça !

Écrit par : Erasmus Tharnaby | 03 juillet 2014

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