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  • Diesel à Paris : la chasse aux pauvres et aux salariés continue...

    Anne Hidalgo, l'égérie des bobos, a décrété la fin des véhicules diesels à Paris d'ici 2020. Pour elle qui ne se déplace qu'en métro, c'est facile !

    Comme d'habitude, l'écologie sert de support à un système de purification sociale maintenant bien rôdé. Augmenter le niveau des exigences, dans la construction immobilière, automobile ou électrique, permet certes d'obtenir de meilleurs produits, de meilleures performances, de meilleurs rendements, mais permets surtout d'écarter de l'accession au véhicule propre, au bâtiment propre, aux appareils propres, tout un tas de personnes aux sales manies : les pauvres et les salariés.

    Anne Hidalgo, diesel, Paris, SuppressionRegarde autour de toi, infortuné Parisien. En journée, tu ne verras que des voitures ou des camionnettes conduites par des gens qui gagnent leur vie avec. Les artisans, les commerçants, les chauffeurs, les livreurs, les restaurateurs et une foule d'autres métiers doivent chaque jour jongler avec les restrictions les plus ahurissantes pour parvenir à livrer, réparer, transporter, etc. Quand il ne s'agit pas simplement d'utiliser un véhicule de fonction pour aller d'un point à un autre dans le cadre d'un travail de bureau. Les potelets et la flicaille sont en embuscade...

    Les particules fines, la nouvelle bête noire à la mode, auraient pu connaître un sort plus doux en profitant de nouveaux progrès techniques mais la Mairie de Paris, encore sous la tutelle spirituelle du frénétique Yves Cochet, préfère adopter la méthode écolo-hystérique qui consiste à jeter le bébé avec l'eau du bain. Hop ! Facile ! Plus de diesel du tout ! On liquide ! On nettoie ! On purifie !

    Les entreprises vont devoir, à nouveaux frais, rééquiper toutes leurs flottes de véhicules. Les malheureuses marges qu'il leur reste vont servir à payer les voitures et le carburant indispensables, à moins d'aller ailleurs, eux et leurs travailleurs pauvres. Cette mesure de suppression, démagogique en diable, est là surtout pour calmer les écologistes parisiens qui ont bien du mal à exister...

    La Chantal Goya du socialisme à la parisienne veut aussi un centre de Paris semi-piétonnier. Pratique pour livrer les pizzas ! Les pauvres veulent du travail ? Qu'ils y aillent à pied !

  • TAFTA : nous sommes dans de beaux draps !

    Après avoir installé la crise en Europe en 2008, revoilà les Américains pour passer la deuxième couche : elle prendra la forme d'un traité de libre-échange Europe-Etats-unis, à l'initiative de Barroso, le Pétain du Grand Capital. Traduisez : les Américains vont profiter de la crise pour envahir nos rayons, nos brevets et nos réglementations protectrices.

    Le problème pour nous, c'est que la résistance est noyautée.

    Placé.jpgTout ce qui cherche à exister politiquement se trouve dans le collectif anti-TAFTA, à l'heure actuelle. Je ne parle pas des microscopiques groupes gauchos. Je parle, évidemment, de ceux qui ont été installés par les multinationales dans le paysage politique européen dans les années 60 et qui font mine aujourd'hui de combattre leurs génitrices : les écologistes.

    Le suspense n'était pas énorme, j'en ai bien conscience. Mais les écolos se distinguent encore une fois par leur à-propos politique pour instrumentaliser cette lutte cruciale et la retourner à leur profit. Ils cherchent à essayer de faire croire à leur vertu populaire et républicaine tout en promouvant un écologisme urbain hystérique et dommageable pour les populations de salariés modestes.

    Ce sont ceux qui vous pourrissent la vie au quotidien qui vont vous expliquer comment fonctionne le commerce international et comment il faut le changer pour votre bien. L'aspect tragique de la situation est que quasiment TOUTE la gauche française a trempé dans le bouillon écolo. Devenue vert-de-gris des pieds à la tête, cette gauche perdue peine à retrouver le chemin de ses valeurs, empêtrée dans des bons sentiments dont on a pu éprouver, grâce à Ségolène, la solidité et la consistance.

    C'est tout à fait tragique, et là, pour une fois, je ne suis pas ironique.