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  • COP21 : la conférence anti-pauvres

    A l'image de NKM, qui n'est plus à une connerie près ("La Grèce ne doit pas être la CGT de l'Europe"), la nouvelle COP21 s'avère particulièrement prometteuse.

    Si on sait, au quotidien, que l'écologie est une machine de guerre contre les voitures particulières et contre les vilains ouvriers qui les utilisent pour essayer de garder leur boulot, la COP21 apparaît en France comme un baillon sur la bouche de ces mêmes ouvriers qui aimeraient bien qu'on les laissent un peu tranquille.

    Les gentils bailleurs de fonds de cette malthus-party s'appellent EDF, GDF-SUEZ (maintenant Engie, c'est plus chic), IKEA, Air France, Generali, AXA, Renault, etc. Que des philanthropes !

    Pour nous prouver tout cet amour pour l'Humanité, ces entreprises s'engagent sans hésiter dans une kyrielle de projets. Mais en y regardant de près, ces projets fonctionnent comme les innombrables fonds financés par l'ONU : un maillage complexe de prises de contrôle mutuelles se décline en projets, programmes ou réseaux de lobbying qui ont tous comme point commun d'être financés tout ou partie par l'ONU.

    Global compact est un projet 100% ONU destiné à transposer dans ce droit fantaisiste dont notre époque est si friande les droits fondamentaux des êtres humains. Les trois principes concernant l'environnement (les 7, 8 et 9) sont des condensés d'hypocrisie. Il ne coûte rien de les signer et en terme d'image, c'est excellent et toujours vendeur.

    Climate savers est un programme du très malthusien WWF (dont je répète ici qu'il a été fondé par un célèbre eugéniste, Julian Huwley, et un ancien nazi, le Prince Berhard du Danemark). Il s'agit de faire passer tout et n'importe quoi devant l'être humain, comme le suggèrent les intégristes de l'écologie profonde.

    Le Climate group est aussi une émergence de l'ONU mais à vocation au lobbying international et regroupe une foule d'agences de lobbying locales comme le tentaculaire Réseau Action Climat de Simon Coquillette.

    Cette malthus-party est donc surtout une UNO-party en vue du contrôle de la planète : on a vu comment, en France, le ministère de l'écologie était devenu un engrenage central de l'action du gouvernement, prenant part aux décisions concernant les transports, le logement, l'agriculture, l'énergie et bien sûr, l'éducation ! Tout est écologique.

    Ainsi, comme c'est dans quelques mois la Fête à l'ONU, le ministère de l'écologie devient le cheval de Troie de l'ONU dans le gouvernement français, enjoignant notre gouvernement démocratique d'appliquer sans faiblir les dictats ultra-conservateurs que la sauvegarde de la planète pourra justifier.

    Comme si l'Europe ne suffisait pas !

    L'ONU devient le ministère de l'écologie de tous les gouvernements démocratiques, de ceux qui n'auront pas le cran de s'opposer à une opinion publique de plus en plus gagnée par l'amour des pâquerettes et des glaciers. Quand, après s'être faits tondre pour le sauvetage des banques, les citoyens européens se feront à nouveau tondre pour la sauvegarde du ouistiti à poil dur ou de la crevette mordorée, le verrouillage médiatique sera encore plus parfait. Le message culpabilisateur des tartuffes verts coupera court à toutes les protestations : "Vous rendez-vous compte à quoi vous avez échappé ? Et grâce à nous encore !"

    Décidément, merci AXA, merci EDF, merci IKEA, etc. Et surtout, merci l'ONU !

  • François contre François

    Le Pape François est venu chanter la messe aux Colombiens hier. Il est revenu pour revoir son ami l'écologiste radical Evo Morales, président du pays et indien revanchard. On ignore s'ils ont parlé du projet pénaliste proposé par le président consistant à instaurer un tribunal pénal international pour les délits écologistes (gare à toi, lecteur de ce blog, si tu ne fermes pas ton robinet en te lavant les dents).

    Sous l'ère du nouveau Pape, la transition écologiste va tambour battant : il s'agit, en souplesse, de mettre le dogme chrétien sur les rails du mouvement d'opinion écolo. Le christianisme a du plomb dans l'aile : les deux guerres mondiales et leurs horreurs, le scientisme et la généralisation du paradigme numérique ont rejeté au rang de vieilleries passéistes les anges et les démons, les saints et les damnés, Saint Pierre et ses clés, que sais-je... Tout cet attirail destiné à impressionner l'enfant du 19e siècle laisse froid, au mieux, l'enfant-roi du 21e siècle. Il faut trouver du nouveau.

    Main dans la main avec l'ONU dont elle veut devenir la partenaire (religieuse) officielle, l'Eglise catholique a donc choisi d'englober ses anciennes préoccupations pacifistes des années 70 dans un message idéologique d'un nouveau genre : Dieu est notre père et la Terre devient "notre mère" (dixit Francesco). Exit Santa Maria. Et cette Gaïa auto-proclamée, nous devons, bien sûr, la protéger, la préserver, nous prosterner, etc.

    La concurrence fait rage sur ce créneau. Tandis que Barack Obama essaie de convertir son pays aux bons sentiments écolos, notre François (Hollande) se voit déjà en Papoïde à la conférence onusienne et parisienne de 2015. Le maître de cérémonie se voit déjà en chef impartial aux côtés de la galopante ONU. Il aura certainement bien du mal à retenir l'enthousiasme onusien face à l'appétissante perspective de devenir l'arbitre mondial des politiques de développement. En clair : l'ONU utilise depuis fort longtemps l'argument écologiste pour prendre enfin le contrôle de la politique mondiale. Paris 2015 constitue une étape décisive dans ce processus de conquête hégémonique et anti-démocratique.

    François contre François, ONU ou Vatican, la course a donc commencé.