18 mars 2012
Le double scandale des fraises d'Espagne
Le premier scandale est celui que nous connaissons : les fraises d'Espagne arrivent les premières parce que les règles pour les produire ne sont pas les mêmes qu'en France. Ces règles sanitaires sont parfois même contournées.
Dans ce reportage de Capital, on voit bien à quoi sont soumis les gens à travers cette culture rendue toxique par l'emploi de produits phytosanitaires dangereux.
L'autre scandale est la confiscation de ce problème de santé publique par les écologistes et l'idéologie écolo en général : vous trouvez fréquemment, même dans des périodiques de qualité, cette question reléguée aux pages Environnement alors qu'il s'agit d'un problème de piraterie sanitaire à grande échelle, plus grande encore que le scandale de l'amiante.
Au lieu d'en faire une question politique, c'est à dire relevant de la sphère publique, l'écologie associe forcément à cette production toxique un élément d'opinion, un parfum idéologique hors de propos qui amène l'observateur candide à se demander si cette agitation autour de cette production ne relève pas, une fois encore, des exagérations habituelles chez les familiers de l'apocalypse bidon, chez les Cassandre professionnels.
Résultat : le message reste inaudible. et les fraises arrivent début mars, avec leurs taux en Chlorpyrifos, Iprodione, Fenhexamide, Triadimenol, Cyhalothrin-lambda, Kresoxym methyl, Cyprodinil, Flodioxonil et Penconazole.
De ce point de vue, le faible score des écologistes à cette présidentielle serait une bonne nouvelle : il montrerait que les candidats ont tous intégré les préoccupations de santé publique en dehors de la sphère idéologique écolo-malthusienne. Il restera au nouveau président à supprimer purement et simplement le Ministère de l'écologie pour en redistribuer légitimement les prérogatives aux différents ministères concernés, l'industrie, la santé et l'agriculture au premier chef.
Tout cela n'empêcherait pas la France d'adopter un moratoire pour l'importation des fraises d'Espagne, la réglementation européenne étant particulièrement laxiste.
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26 février 2012
Fraude sur le marché des droits à polluer : un scandale d'Etat
C'est le Canard Enchaîné qui a, une fois de plus, soufflé le vent du scandale il y a quelques semaines. Selon le volatile, en France, 1,6 milliards d'euros du budget de l'Etat seraient allés gonfler des poches sans scrupules grâce à un simple jeu d'écriture sur la TVA des droits à polluer achetés sur ce fameux marché Bluenext que les écologistes et les financiers, ont imaginé et mis sur pied à l'occasion du protocole de Kyoto.
Dans cet article d'International News, on apprend qu'Europol évalue à 5 milliards d'euros le montant des fraudes au niveau européen. L'article présente le mécanisme, tout en continuant de justifier son bien-fondé. Le principe reste que la quantité de droits à polluer mise sur le marché est fixé unilatéralement, sans le contrôle des parlements, sans aucun débat démocratique, sans aucune justification politique.
L'Europe imaginée par le groupe Bilderberg s'apparente de plus en plus à une dictature soutenue par une pseudo-élite dont la seule préoccupation est le pillage et la mise sous le boisseau des forces réellement productrices de richesses. L'écologie, telle qu'elle a été réac tivée dans les années 60, joue un rôle essentiel dans ce processus à long terme de décadence européenne. Le WWF, fondé après la Seconde Guerre Mondiale par un groupe de représentants de multinationales du tabac et des diamants (entre autres) avec l'aide d'anciens sympathisants nazis, est représentatif de ce combat pour l'appauvrissement physique et moral des populations européennes.
Jusqu'à quand ?
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09 février 2012
Aimé Césaire contre Claude Guéant
Au sujet des propos répétés et assumés par le ministre de la République Claude Guéant, on ne peut que rappeler ces quelques lignes d'Aimé Césaire (Discours sur le colonialisme, 1955, p. 6) :
"Oui, il vaudrait la peine d'étudier, cliniquement, dans le détail, les démarches d'Hitler et de l'hitlérisme et de révéler au très distingué, très humaniste, très chrétien bourgeois du xxe siècle qu'il porte en lui un Hitler qui s’ignore, qu’Hitler l'habite, qu'Hitler est son démon, que s'il le vitupère, c'est par manque de logique, et qu'au fond, ce qu'il ne pardonne pas à Hitler, ce n'est pas le crime en soi, le crime contre l'homme, ce n'est pas l'humiliation de l'homme en soi, c'est le crime contre l'homme blanc, c'est l'humiliation de l'homme blanc, et d'avoir appliqué à l'Europe des procédés colonialistes dont ne relevaient jusqu'ici que les Arabes d'Algérie, les coolies de l’Inde et les nègres d'Afrique. Et c'est là le grand reproche que j'adresse au pseudo-humanisme : d'avoir trop longtemps rapetissé les droits de l'homme, d'en avoir eu, d'en avoir encore une conception étroite et parcellaire, partielle et partiale et, tout compte fait, sordidement raciste.
J'ai beaucoup parlé d'Hitler. C'est qu'il le mérite : il permet de voir gros et de saisir que la société capitaliste, à son stade actuel, est incapable de fonder un droit des gens, comme elle s'avère impuissante à fonder une morale individuelle. Qu'on le veuille ou non : au bout du cul-de-sac Europe, je veux dire l'Europe d'Adenauer, de Schuman, Bidault et quelques autres, il y a Hitler. Au bout du capitalisme, désireux de se survivre, il y a Hitler. Au bout de l'humanisme formel et du renoncement philosophique, il y a Hitler."
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