28 avril 2012
Affaire Riazuelo : l'habitude des pseudo-sciences...
L'affaire qui oppose le chercheur en astrophysique Alain Riazuelo à une paire de présentateurs de télévision reconvertis dans le bavardage à teneur scientifique, relatée dans Ciel et Espace, montre à quel point notre époque se paie de mots.
Il suffit d'allumer la télé sur une chaîne spécialisée dans le lavage de cerveau des enfants pour trouver des dessins animés déversant en cascade des bavardages à caractère scientifique. Depuis Super Jaimie, L'Homme qui valait 3 milliards et autres Spiderman, pour ne prendre que quelques exemples de la crétinerie colonialiste from USA, la science a toujours servi à faire rêver les foules.
Cette délicieuse pratique de l'enfume généralisée, borderline entre la fiction et la réalité, ne devient dangereuse que lorsqu'elle fait mine d'oublier pour de bon qu'elle n'est qu'une (science-)fiction et qu'il y a, en réalité, un gouffre entre l'animation télé et l'écriture d'une thèse de 3e cycle.
De la même façon, le public ne s'y retrouve plus lorsqu'on prétend successivement que la Terre va mourir d'un refroidissement planétaire puis d'un réchauffement planétaire, l'un comme l'autre dûs aux activités humaines.
Enfin, il y a un gouffre, bien sûr, entre la pratique de la recherche scientifique et la climatologie actuelle : comme l'a fait remarquer Vincent Courtillot, il y a actuellement beaucoup de gens pour avancer toutes sortes de diagrammes apocalyptiques susceptibles de donner le sourire aux journalistes mais bien peu d'équipes pour vérifier les mesures et éventuellement les critiquer, contrairement à d'autres domaines scientifiques.
C'est pourquoi le grand public, aujourd'hui, perçoit la science d'abord comme une activité journalistique, éventuellement comme une activité de distraction mais sûrement pas comme une ascèse, loin des cocktails et du showbiz.
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10 avril 2012
Greenpeace : un blog religieux
Les allumés de Gaïa en sont tout émoustillés : pour protester contre les forages complètement cons de Total en Méditerranée à quelques km de Marseille, les fadas du tofu bio n'ont rien trouvé de mieux que de poser une banderole "Touche pas à ma mer" sur la basilique Notre-Dame de la Garde qui trône dans le port de Marseille.
D'ailleurs, Greenpeace n'appelle plus une réserve naturelle qu'avec le terme "Sanctuaire", mauvais anglicisme à partir du mot "Sanctuary". Si la connotation religieuse reste naturelle en Angleterre ou aux USA, elle présente un caractère attentatoire en république laïque.
On sait que les pontes de Greenpeace sont branchés sur les astres : ils lisent l'avenir dans le jus de pétrole. C'est dire si ça a peu de chance d'être optimiste. Ces joyeux drilles savent déjà que les forages pétroliers provoquent un "emballement climatique" et que le prix du baril ne va pas cesser d'augmenter. De plus, ces forages maintiennent "notre addiction" au pétrole mais n'oublions pas que l'énergie nucléaire maintien notre addiction à l'Uranium, que les éoliennes maintiennent notre addiction au vent et que Greenpeace maintien l'addiction des naïfs à la pensée apocalyptique.
Et l'écologie, c'est l'opium du peuple de gauche.
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14 février 2012
Saint Valentin : même la connerie peut-être écologique
A en croire cet article, on n'y échappe pas ! Ils sont partout, même dans mon lit ! Même dans la boîte à bijoux ! Même dans le partage des tâches ménagères. Pour la Saint Valentin, mieux que le collier de nouilles, le cadeau à base d'objets récupérés. Comme pendant la guerre...
Le totalitarisme écologique n'a pas de limite. Tout ce qui respire, sur cette planète, tout ce qui baise, tous ce qui vit et se reproduit, tout ce qui mange des fraises, tout ce qui se déplace, tout passe sous le rouleau compresseur idéologique de l'écologie.
Pour enfin respirer un peu sans arrière-pensées, il faudrait inventer des espaces sans écologie. Des endroits chauffés à l'électricité nucléaire, où l'on mange de la raclette en fumant des cigares même pas bio, des endroits où l'on vient en voiture diesel changer son bébé avec une couche jetable non récyclée, en allumant la lumière.
Oui.
Vous avez bien lu.
En allumant la lumière électrique.
Ce serait formidable, mon amour...
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