11 mars 2012
Un an après Fukushima : la réalité rattrape les écologistes
Un an après la catastrophe japonaise, le livre de Mickaël Ferrier intitulé Fukushima, récit d'un désastre montre bien comment la littérature peut se substituer à l'histoire des religions, pour reprendre la définition génialement hyperbolique de Philippe Muray.
Plutôt qu'un plaidoyer écologiste de plus, le livre donne un récit détaillé, subjectif et méditatif sur le réel de la catastrophe et non sur son exégèse écologiste, totalement barrée. La nouvelle religion écologiste doit à regret laisser place à l'enchaînement des causes, à l'engrenage inexorable des responsabilités, aux effets réels sur les corps et les âmes.
J'en ai déjà parlé hier. Dans la religion écologiste, le pire est toujours sûr. Chez Ferrier, il devient vrai, il accède progressivement au statut de réel du fait des hommes et non de l'atome. Dans le nouveau dogme "bon pour la planète", si vous vous faites racketter votre vélo, c'est parce que vous aviez le tort d'avoir un vélo. Vous êtes ontologiquement mauvais.
Chez ces fous de Gaïa, la vague noire du tsunami n'est qu'un révélateur, un don du Ciel qu'il faudra bien remercier, un appel au repentir, un catalyseur pour ces nouveaux saints zélateurs que l'Etat français peine à mener devant les tribunaux parce qu'ils ont pénétré frauduleusement dans une centrale nucléaire.
Chez ces foldingos de l'hostie en tofu bio, les acteurs fautifs de la catastrophe nucléaire, en particulier TEPCO, qui a voulu sauver sa centrale en retardant le plus possible le moment de la noyer avec de l'eau de mer, aggravant ainsi l'état des noyaux de combustibles, tous ces acteurs du désastres ne sont qu'autant de pécheurs, dans un monde de pécheurs.
Les responsables de la catastrophe n'intéressent pas beaucoup les écologistes. Les yeux dans les nuages de vapeurs radioactives, l'écharpe Bob Marley au vent, dans les cliquetis des colifichets, nos télé-évangélistes verdâtres regardent ailleurs pendant que les gens meurent. Ils admirent leur utopie nihiliste et prient pour de nouvelles catastrophes.
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10 mars 2012
Un an après Fukushima : la fraude écologiste
Un an après Fukushima, il faut bien constater que l'OPA menée par l'internationale écologiste sur l'accident nucléaire japonais était une action frauduleuse : il s'agissait de montrer à quel point le nucléaire est dangereux en soi.
Pour cela, il fallait faire mousser la méticulosité typiquement japonaise pour pouvoir expliquer doctement : "Regardez, même eux n'y arrivent pas."
C'est seulement un an après ce tsunami médiatique que le constat reprend des couleurs rationnelles : l'accident n'est pas dû au tremblement de terre mais à la vague géante. Sa gravité n'est pas seulement dûe à la nature sensible du matériau fissile mais surtout à l'enchaînement de bévues, de mensonges, de dissimulations, d'incompétences que les pouvoirs publics et l'exploitant ont accumulé, et dont ils devront rendre compte devant la justice.
C'est la même ambiguïté qu'entretient Greenpeace avec ses actions de type commando dans les enceintes des centrales françaises. En désignant publiquement une faille dans le système, ils en profitent pour lui amalgamer quelques beaux morceaux d'hystérie anti-nucléaire.
Voilà bien la fraude dont sont responsables les écologistes du monde entier, lorsqu'ils nous assènent, tels des derviches tourneurs du 21e siècle, les sourates de la nouvelle religion de la pureté, de la fraîcheur, du gazon, des pâquerettes et des petits lapins. Les anges impeccables de l'Apocalypse télévisé, ceux qu'on a vu en boucle sur les plateaux l'an passé, continuent encore aujourd'hui leur travail de sape avec leurs chiffres mirobolants et l'aplomb que seule donne la sainteté.
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07 février 2012
La Chine à la conquête de la Lune
Pendant que l'Europe s'éteint à force d'écologie, la Chine se lance à la conquête de la Lune. Elle vient de publier une carte haute définition du satellite de la Terre grâce aux 746 clichés pris par la sonde Chang'e. La nation chinoise veut être la deuxième grande puissance à fouler le sol lunaire et on peut imaginer qu'elle ne souhaite pas seulement imiter l'exploit des américains en 1969 mais donner au siècle qui a déjà bien commencé une grande bouffée d'espoir et de renouveau.
Pendant qu'en France on étouffe sous des règlements anti-pollution plus illusoires les uns que les autres, qu'en Europe les nations se soumettent aux fourches caudines des marchands d'argent, sous l'égide d'une sorte de dictature administrative, les Chinois regardent vers l'avenir.
Vu le degré d'assentiment, de résignation, voire d'abandon que les peuples d'Europe manifestent sous l'entrave quotidienne des tracassins de la bonne cause, sous l'éteignoir du marché des droits à polluer, nous ne sommes pas près d'y poser nos pieds à notre tour. Merci l'écologie.
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