11 février 2012
Méthane ou CO2 ? Le cirque médiatique continue...
C'est le nouveau truc, la nouvelle coqueluche. Le méthane. Dans cet article de M. Alberganti, on en apprend de belles sur ce nouveau fléau. Vous avez aimé le CO2 et son cortège d'apocalypse, vous allez adorer le méthane et ses mirifiques promesses journalistiques et financières !
Pourquoi journalistiques ?
Parce qu'un journaliste comme M. Alberganti apprend à toutes les Mme Michu de la Terre que la période qui vient de s'écouler autour de Noël a été une période relativement douce. Mais il ne mentionne pas la période exceptionnellement et durablement froide que nous sommes en train de connaître. Logique ? Non, journalistique. De splendides marronniers en perspectives...
Pourquoi financières ?
Comme personne ne devrait l'ignorer, ce qui existe dans le milieu de la finance et de la spéculation boursière, avec le succès que l'on sait, existe aussi pour les droits à émettre du CO2 : un marché spéculatif, extrêmement prometteur, lui aussi, quant aux risques de yoyo. Si vous voulez briser l'économie d'un pays, déglinguer sa monnaie est un moyen assez sympa. Mais ce n'est pas assez durable. Les êtres humains sont ainsi faits qu'ils débordent de cet empoisonnant volontarisme qui les mènent à réussir un redressement national en toutes circonstances. Alors pour casser vraiment durablement un pays, le mieux reste de détruire son industrie. C'est l'objet des droits à polluer.
Le marché des droits du CO2 est en place et toutes les activités humaines tomberont un jour sous son joug. Il faut donc nous attendre à apprendre qu'un nouveau GIEC va signer un nouveau traité avec de nouvelles contraintes, plus restrictives encore puisque le CO2 tarde à produire ses effets dévastateurs.
Je veux dire que le marché du CO2 tarde à produire ses effets dévastateurs pour l'économie humaine.
Le méthane va désormais pouvoir servir de justification à un marché encore plus contraignant, le marché des droits à émettre du méthane.
Le cirque écolo-médiatique continue...
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27 janvier 2012
Ameisen sur France Inter : vers une nouvelle mystique scientifique
Avec son émission "Sur les épaules de Darwin", Jean-Claude Ameisen propose à l'auditeur chaque semaine un nouveau soliloque sur des aspects choisis de la science.
Pour Ameiser, le monde est un mystère et la science une tentative d'y voir plus clair. Chaque semaine, il propose à l'auditeur un "voyage" car la science est une fête, une promenade, un déplacement... Dans ce long monologue hebdomadaire, la proposition centrale de chaque émission compte moins que le ton sentencieux qu'il prend pour asséner à l'auditeur une mosaïque de citations autour d'un même thème.
Rapidement, à son écoute, l'auditeur peut avoir le sentiment que la tête lui tourne tant les sources sont variées, les sujets tourbillonants, les genres différents. Poésie et essais généraux sont alors mis sur le même plan que des extraits choisis d'articles pointus et récents ou des romans. Le résultat recherché reste l'acquiescement le plus unanime : comment ? Vous n'aimez pas la science ? Vous n'êtes pas favorable au bonheur de l'humanité ?
Pour arriver à cette bouillie d'évidences, tout est bon. La voix est rauque, placée très bas, dans le fond de la gorge. On sent les tripes tout près du micro. Derrière, une fois passé le générique entraînant, on s'envoie 50 minutes de musique new age, d'ambiance, style Arvo Pärt, des choeurs, du flanger, de la reverb. De la musique qui recouvre tout de son manteau neigeux et charismatique, qui masque l'accumulation de gros clins d'oeil enfilés comme des perles.
C'est le retour de la mystique de Kepler, du pythagorisme ou de la vieille Lune du macrocosme et du microcosme. Faut-il vraiment en passer par là pour aimer la science ? Est-il vraiment nécessaire de brosser les écologistes dans le sens de leurs tendances mystiques les plus hystériques ? Voilà bien de quoi galvaniser les troupes, n'est-ce pas ?
15:00 Publié dans Science et utopie | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
20 novembre 2011
Interdiction du DDT : un peu d'histoire, n'en déplaise aux écologistes
Pour les passionnés d'histoire et de nature !
La lecture de l'article concernant l'histoire de l'interdiction du DDT est incontournable. Il est issu de la revue Fusion. Il donne une idée des méthodes qu'emploit le milieu écologiste pour parvenir à ses fins. Il aborde aussi la question des objectifs massivement homicides de l'écologie.
Son auteur, J. Gordon Edwards (1919-2004) était un entomologiste et alpiniste américain qui s'est illustré en particulier dans la lutte contre l'interdiction du DDT. Il affirmait que le DDT avait sauvé plus de vies humaines que n'importe quel autre médicament inventé par l'homme. Payant de sa personne, il avait même démontré l'inocuité du produit en avalant une cuillère à café de DDT pur.
Il a aussi combattu Rachel Carson et son Silent Spring, qui fut à l'origine d'une campagne de propagande fallacieuse menant à l'interdiction de l'insecticide.
Un chroniqueur du Monde, faisant la critique du livre de Pascal Bruckner sur le goût écologiste pour l'Apocalypse et rapporté avec complaisance par le Canard Enchaîné, risquait l'hypothèse selon laquelle cette histoire était entièrement fausse.
Non seulement cet article ci-dessus est extrêmement précis et basé sur des données vérifiables, mais de plus il reste l'article du blog Ecologie Idéologie le plus souvent et le plus régulièrement visité, preuve que cette question n'est pas du tout éteinte et continue d'alimenter le ressentiment du Sud vis à vis du Nord.
N'en déplaise aux propagandistes des bons sentiments au Monde comme au Canard.
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