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écologistes

  • Quimper : dévoiement de la résistance

    écotaxe,résistance,quimper,écologistes,gpsL'écotaxe, ce linky du camion, n'en finit pas de susciter le réveil des populations exaspérées par l'écologie et tout ce qui s'en réclame. Après la manifestation de Quimper où 15000 personnes sont venues clamer leur ras-le-bol, c'est l'heure du dialogue. Mais il est franchement dommage de limiter cette contestation, du point de vue des causes comme du point de vue des effets, à la seule Bretagne.

    D'abord, parce que toutes les régions sont concernées par cet assomoir fiscal qui met encore plus les produits français en danger. Refuser une chose et son contraire, c'est une stratégie bien connue chez les écologistes. Il serait scandaleux de réduire le mouvement à des intérêts catégoriels et à des spécificités régionales au moment où on s'apprête à se faire arnaquer en toute bonne conscience par les américains et leur invasion d'aliments low-cost produits dans des conditions beaucoup trop concurrentielles. Si on voulait faire de la France un mouroir de l'agriculture, on ne s'y prendrait pas autrement.

    L'autre aspect insupportable de l'écotaxe, c'est ce mécanisme de flicage permanent qui oblige le transporteur routier à embarquer dans son habitacle de camion un dispositif GPS qui détecte en temps réel et EN CONTINU sa position et donc sa facture pour le percepteur. Pour ceux qui trouvent déjà osé le flicage de la carte bleue, c'est un pas supplémentaire vers une forme de totalitarisme de l'information.

    Le plus croquignol de l'affaire, c'est que cette écotaxe a été proposée par les écologistes, c'est à dire dans un déluge de bons sentiments. Comme la vignette pour les vieux de Giscard, qui a fini comme un simple impôt supplémentaire, aucune garantie sur l'emploi des fonds ne permet de justifier son efficacité à long terme. Le mécanisme fiscal est surtout destiné à compenser le désengagement de l'Etat quant à l'entretien des moyens de transport en général. Cette taxe destinée à étouffer encore un peu plus l'agriculture française pendant que le Crédit agricole fait des bénéfices sur le dos des emprunteurs, cette taxe dont les modalités sont franchement liberticides, cette taxe qui reste juste un impôt supplémentaire aurait été proposée par les écolos de droite au tout début.

    Raison de plus pour la saboter.

  • Ecologie : la pureté par l'impôt

    Comme je l'expliquais à l'inflexible Christophe Vieren, les principes fondamentaux de l'écologie politique sont l'élimination et la pureté. L'élimination, c'est Malthus, la sur-population, le Rapport Médose, l'écologie profonde (celle qui parle à l'oreille des cailloux). On connait.

    En ce moment, c'est plutôt le côté "pureté" qui travaille le gouvernement pour notre plus grand plaisir fiscal. La fiscalité écologique, nous apprend Wikipédia avec le talent consensuel qu'on lui connaît, c'est "une forme de fiscalité émergente qui vise clairement, par un signal-prix (et non directement par une norme ou loi contraignante) à protéger l'environnement et les ressources naturelles en limitant leur dégradation et surexploitation, voire en finançant leur restauration ou gestion restauratoire."

    L'aspect malthusien d'un tel programme politique est explicite. Il s'agit de faire en sorte que les choses (naissance, production, invention même...) n'aient pas lieu pour que tout aille mieux. La vision utopique est que l'être humain n'ait plus aucun effet sur son environnement, c'est à dire qu'il n'ait aucune raison d'être.

    fascisme vert,impôts,fiscalité écologique,écologie,écologistes,décroissance,véhicule électriqueCôté pureté, la taxe sur le diesel va nous apporter le grand air : en matraquant les pauvres qui roulent en diesel parce que c'est moins cher et ceux qui gagnent leur vie avec leur camion, on va sûrement obtenir qu'ils cessent de rouler en diesel. Le problème, c'est qu'il faudra bien compenser les pertes pour les entreprises et les ménages. La façon naturelle de compenser ces pertes sera d'embaucher moins en licenciant ou en mettant la pression sur ceux qui sont déjà en poste pour les uns, et consommer moins pour les autres. La pratique de la pureté amène logiquement à des effets malthusiens.

    En ce moment, le chiffon rouge de la pureté, c'est le véhicule électrique. C'est une question que je connais bien puisque je roule à l'électrique depuis 4 ans et demi maintenant, essentiellement pour me rendre à mon travail (j'en ai encore un, les écologistes ne l'ont pas encore réduit...). Le gouvernement imagine que l'objectif de la transition écologique, c'est le moindre risque sanitaire, le moindre risque nucléaire, essentiellement.

    Pas du tout !

    Le SEUL objectif de la transition écologiste, c'est la DECROISSANCE, c'est à dire la moins-disance sociale et le matraquage des classes moyennes et défavorisées pour les inciter à réduire la voilure et à entrer dans la PAUVRETE de façon CONSENTIE plutôt que contrainte. Les écologistes combattront la voiture électrique comme ils combattent aujourd'hui le véhicule diesel avec la même énergie (si l'on peut dire...). Le motif ? On le connaît déjà : l'électricité est d'origine nucléaire !

    Vous pensez peut-être que lorsque la part d'énergie renouvelable sera majoritaire, lorsqu'il n'y aura plus ou presque plus de nucléaire en France, plus de diesel, toute cette économie électrique aura leurs suffrages et qu'ils nous laisseront tranquilles. Illusions ! Revigorés par ces succès, ils n'auront de cesse de continuer à nous harceler au motif que l'eau est encore trop humide ou l'air que l'on respire trop chargé en CO2. Le vélo ? Trop de camboui ! L'éolien ? Trop de bruit ! Le tofu bio ? Trop de soja ! Le CO2 est une pollution mais c'est ce que l'être humain produit. Donc l'être humain est une pollution. C'est l'écologie profonde.

    L'essence de l'écologie politique, telle qu'elle s'applique aujourd'hui, est parfois qualifié de fascisme vert. L'habillage idéologique basé sur l'évidence (on recycle, on n'utilise pas ce qui n'est pas utile, on aime la verdure et les petits oiseaux, etc.) cache un véritable FASCISME, c'est à dire une politique d'élimination sociale favorable à la classe dirigeante, les bobos.

  • Les écologistes face à la triste réalité

    C'est un spectacle réjouissant que nous ont proposé les écologistes réunis en conclave à Nantes. Les ministres du gouvernement sont obligés de s'aligner sur les positions du gouvernement tandis que la base, franchement à gauche, compte les renoncements.

    Le pacte budgétaire européen, une nouvelle usine à gaz destinée à graver dans le marbre le déclin économique de l'Europe, doit être voté par les députés de gauche donc les députés écologistes. Mais la base rechigne : même s'ils sont écolos, les verts ont tout de même gardé un peu de bon sens et comprennent la supercherie.

    Dans ce traité, les financiers restent aux commandes et le bon peuple assume seul (ou presque) l'illusoire redressement de la situation.

    Les écologistes, dont la situation à gauche de l'échiquier politique est déjà une anomalie (leur vraie place est à l'extrême droite), se trouvent pris entre le marteau et l'enclume. Le marteau du gouvernement et l'enclume des militants. Juste réjouissant : un peu moins d'écologistes, c'est bon pour la planète !