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amis de la terre

  • Les ennemis de la Terre

    Lundi, à Washington, des représentants israéliens, jordaniens et palestiniens ont signé un accord visant à mettre en place une solution technique durable pour préserver et même remonter le niveau des eaux de la Mer Morte. Selon une pige de France 24, l'accord a mis onze ans à aboutir et consiste à pomper des quantités bibliques d'eau de la Mer Rouge pour les réinjecter dans la mer de toutes les soifs via un aqueduc de 200km.

    piscines.jpgC'est un projet historique à plus d'un titre.

    C'est d'abord la leçon donnée au monde qu'une solution peut être trouvée à des questions complexes mais concrètes, y compris dans une situation politique chaotique. Les parties en présence se parlent, étudient des dossiers techniques et élaborent des stratégies gagnantes, quand le monde et en particulier le monde médiatique parient sur la perennité du conflit.

    C'est aussi une solution en vertu de principes supérieurs, qui désamorce l'une des causes du conflit les plus tangibles et les plus graves : la question de l'eau et de sa pénurie. Affaiblissant du même coup les positions de la Turquie et de la Syrie, cette solution va chercher la ressource au sud alors que l'approvisionnement en eau de la région dépend majoritairement des hauts plateaux du nord. Une partie de l'eau récupérée va être désalée et distribuée dans les trois pays signataires dont les populations sont gravement touchées par la pénurie.

    C'est aussi un projet très intéressant car il montre de quel côté se situe l'écologie : en effet, les Amis de la Terre se placent délibérément en ennemis de l'humanité en critiquant avec virulence ce projet. Sous prétexte de confondre un système de pompage avec un canal où passent des bateaux (quelle horreur !), les Amis des Bons Sentiments jugent "cynique" l'annonce d'un tel projet par le ministre israélien de l'eau, M. Shalom.

    Ce personnage est soupçonné d'avoir, derrière la tête, l'idée défendue par la Banque Mondiale d'un canal entre les Mers Rouge et Morte qui aurait l'immense désavantage d'approvisionner en eau et en électricité toute la région. Quel scandale ! Les êtres humains ne pourraient plus mourir dans la pauvreté et l'absence d'eau et de nourriture. Quel dommage !

    Ces charmants individus qui s'autoproclament première organisation écolo du monde montrent bien la teneur de leur idéologie : ce nouveau fascisme n'exclut plus une catégorie ethnique ou religieuse d'êtres humains mais milite pour l'extinction de l'espèce humaine en commençant par les plus démunis et les plus fragiles.

    Les arguments de ces ennemis de l'humanité sont bien connus : la fiction de la biodiversité, le mensonge des éco-systèmes, la peur du changement et l'hystérisation des conservatismes sont des standards du genre. Ici, ces sympathiques militants s'attaquent toutefois à un accord historique, assez médiatisé, et qui aura des conséquences incalculables sur la géopolitique locale. Certes, M. Shalom n'est sûrement pas un saint homme et le projet n'est pas encore à son terme. Mais la précipitation médiatique des khmers verts aura au moins le mérite de dévoiler au monde l'idéologie mortifère qui les inspire.

  • Ecotaxe : pompe à fric et flicage écologiste !

    L'objectif de l'écologie, c'est la décroissance de l'humanité. Et pour cela, il faut le contrôle total, comme dans le film Brazil.

    L'écotaxe que devront supporter tous les poids lourds à partir de 2013 est un exemple de ce qu'on peut faire pour assoir une taxe, avec les meilleurs sentiments du monde, sur le contrôle total des véhicules. Pour l'instant, c'est le véhicule. Et aussi notre consommation d'électricité, avec Linky.

    Demain, les gens seront taxés, surveillés, condamnés, comme le pauvre ouvrier des Temps Modernes de Chaplin, venu fumer une cigarette dans la salle de repos et brutalement remis au boulot par le patron qui semblait le guetter depuis son bureau.

    Cette écotaxe a été largement appuyée par Grinepisse France, Les Amis de la Terre (un groupuscule inspiré par la milice Friends of the Earth, un groupe fascisant de fous de Gaïa) et France Nature Environnement. Les Français seraient bien inspirés de s'en souvenir au moment de glisser le bulletin dans l'urne.

    La pompe à fric devrait tourner à plein régime : 1,24 milliards d'euros seront ponctionnés sur le dos des transporteurs déjà contraints d'embaucher en Slovénie ou en Pologne pour rester compétitifs. Ce pactole est collecté par l'AFITF, sinécure dirigée en pantoufle par D. Perben, l'auteur de la délicieuse loi déjà liberticide en son temps : Perben II.

    Cette boutique récolte déjà les amendes et quelques taxes domaniales. Elle a passé un appel d'offre déjà entaché d'une procédure judiciaire contre la société gagnante du concours, Autostrade, maintenant appelée Atlantis, une société italienne au dessus de tous soupons puisqu'elle gère l'ensemble du réseau italien. La justice française l'accuse de "trafic d'influence et incitation à la corruption" selon Actu-environnement.

    C'est une énorme galette dont Autostrade devrait récupérer 240 millions d'euros par an. De quoi mettre du beurre dans les épinards. Et poursuivre avec d'autres systèmes de taxation par satellite, quand on va chercher ses clopes, quand on entre dans sa voiture, quand on la gare où on peut le soir après le boulot, etc. Grâce à M. Perben et ses amis italiens au dessus de tous soupçons, tout est possible.