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  • Marchés du CO2 : le Parlement européen évite l'asphyxie

    En rejetant par 334 contre 314 une mesure de soutien du marché des droits à polluer, dit marché du CO2, le Parlement européen a fait valoir la raison, mais pour combien de temps ?

    Batho, Bluenext, CO2Depuis 2008, le marché est en forte baisse : 70% de janvier 2008 à janvier 2012. C'est encore pire depuis le début de l'année 2013. Encore à 5 euros il y a quelques semaines, il arrive autour de 3 euros aujourd'hui. Il est assez difficile d'obtenir des informations sur les cours du fait de la privatisation complète du marché et des statistiques qui l'accompagnent. Pour savoir, il faut payer, d'où la difficultés d'obtenir facilement un graphique clair du cours de la tonne de CO2. De plus, la société Bluenext chargée de prendre en charge les échanges sur ce marché a été liquidée il y a quelques mois. En cause, le scandale de la fraude à la TVA qui a coûté 2 milliards d'euros à l'Etat français entre 2006 et 2009 et le vol de 50 millions d'euros de quotats qui avait fait plonger le titre.

    L'Usine nouvelle nous rapporte les propos de Michèle Rivasi, députée EELV : "Ce rejet est dramatique. Il remet en question l'instauration d'un marché carbone en Europe. C'était pourtant le seul outil dont nous disposions pour réduire les émissions de gaz à effet de serre. Si la tonne de CO2 n'est pas chère, les industries polluantes vont préférer acheter des quotas que de tenter de réduire leurs émissions."

    Incroyable : les usines vont se mettre à polluer et les travailleurs à travailler. Nous, pendant ce temps, on respire !

    La Commissaire européenne aux bons sentiments écologistes est plus claire encore : selon l'UN toujours, Connie Hedegaard trouve le cours actuel "sans impact significatif sur la compétitivité des entreprises européennes." Au moins, c'est plus clair : le marché carbone est destiné à rendre moins compétitives les entreprises européennes.

    Présenté par la Commission européenne comme le fer de lance de sa politique anti-pollution, le marché carbone se délite complètement. Imaginé par de sombres crétins ultra-libéraux qui y voyaient la possibilité d'étouffer définitivement l'Europe, ficelé par des amateurs et géré par des incompétents, le marché des droits à polluer était devenu le marché des droits à tricher.

    Comme d'habitude en matière d'Europe, quand quelque chose ne marche pas, on continue et on en rajoute. Les Echos nous rapportent que le plan de soutien proposé par la Commission prévoyait le gel temporaire de 900 millions de tonnes de CO2. Cette mesure était destinée à provoquer la pénurie et faire doubler le cours actuel. Suite au rejet du Parlement, la Commission ne s'avoue pas vaincue et va chercher à obtenir un accord au niveau des ministres. En d'autres termes, la Commission non élue cherche à manipuler le cours de la tonne après avoir juré ses grands dieux que la vertu du marché seule suffisait. "Adam Smith, sors de ce corps de fonctionnaires !"

    En France, évidemment, on trouve ça formidable !

    La désindustrialisation nous laisse 5 millions de chômeurs, nous sommes en train de devenir un Etat satellite de l'Allemagne, nos centrales nucléaires nous laissent largement en deçà des exigences européennes en matière d'émissions de CO2 mais Mme Batho trouve encore tout à fait recommandable de laisser en vie et en état de nuire cet instrument destiné à étouffer l'industrie européenne sous la dictature des bons sentiments.

    Qu'attendons-nous pour traduire en justice Madame Connie Hedegaard et les inventeurs de cette vaste fumisterie ?

  • Delphine Batho à Rouen : c'est parfois dur d'exister...

    Delphine Batho est allée à Rouen à l'usine d'om proviennent les émanations de Mercaptan qui embaument toute la Normandie et le Sud de l'Angleterre. Accrochez-vous, c'est du Yourcenar :

    Mercaplan, Batho"Je suis venue soutenir les équipes qui sont venues résoudre la cause de cette pollution. Cela va prendre du temps, peut-être plusieurs jours, pasque je préfère que l'on prenne du temps plutôt que l'on prenne des risques. Je sais que beaucoup de citoyens ont senti ces mauvaises odeurs et ont pu s'inquiéter. Ya pu y avoir des effets sanitaires faibles mais gênants, il ne faut pas le nier, mais je veux insister sur le fait qu'il n'y a pas de danger pour la santé du fait de ces émanations. Je suis venue pour dire aussi que le Gouvernement donne toute la garantie de la transparence et que toutes les informations sont rendues publiques et continueront d'être rendues publiques..."

    Ici, l'interview AFP s'arrête. Le journaliste a dû se sentir ébloui par le discours de la "citoyenne" Batho.

    Rappelons que le budget du ministère de l'écologie, c'est 13 milliards ! S'il voulait "toute la garantie de la transparence", le "citoyen" ramasse surtout la facture des déficits publics sous diverses formes, comme en particulier la répercussion du désengagement de l'Etat sur nos factures d'impôts locaux, sur nos factures de cantine scolaire ou sur la taxe professionnelle. En économisant les 13 milliards du ministère de l'écologie en le supprimant purement et simplement, ce serait autant de la dette du pays dont nous n'aurions pas à honorer les intérêts. On éviterait aussi cette littérature inutile, cette idéologie stupide qui nous ferait presque trouver normal que Mme Batho prenne la place du ministre de l'industrie sur les lieux.

  • Transition énergétique : préparer les esprits par la propagande

    Hier soir, sur France2, David Pujadas présente un sujet censé faire le point sur la question du réchauffement-changement climatique-planétaire. Le reportage est paré des vertus de l'objectivité, de l'impartialité car, on va voir ce qu'on va voir, promis juré, on pourra y entendre des opposants au dogme écolo. Incroyable ! Sensationnel ! Voilà du vrai journalisme comme on aime !

    1705329_batho2.jpgHélas, on est très rapidement déçu. Les premières phrases sont péremptoires. Circulez ! Y a rien à voir ! Pas de débat et surtout pas de débat scientifique ! Il y a un réchauffement planétaire et celui-ci fait l'objet d'un CONSENSUS scientifique à 90%. Là, on entend un "scientifique" affirmer toujours de façon péremptoire que... enfin, vous connaissez la chanson. On l'entend de façon très consensuelle à chaque heure de chaque jour dans tous les médias.

    Car aujourd'hui, c'est ça, la science ! Un consensus médiatique : il suffit de trouver le moyen d'affirmer 100 fois une connerie dans les médias pour passer pour Albert Einstein. Regardez ce qui est arrivé au malheureux Dukan.

    Seul le valeureux Vincent Courtillot, très habitué des coups tordus médiatiques et sachant qu'il n'a que quelques secondes d'alibi pour présenter sa vision scientifique des choses, nous donne un point de vue de chercheur.

    C'est quoi, un point de vue de chercheur comparé à ce carnaval pseudo-scientifique ? C'est quand on admet être contredit sans traiter son interlocuteur de révisionniste. C'est quand on pose pour principe que les théories des autres peuvent être contredites même si ces zôtres manient l'insulte et le lynchage médiatique mieux que personne. C'est ne pas se coucher, plein d'acquiescements, devant le premier financement onusien venu.

    C'est qu'il s'agit pourtant de préparer les esprits à l'économie de guerre que nous prépare le ministère de la pénurie durable. Delphine Batho, qui n'a pas la lumière à tous les étages, a entrepris de faire éteindre tout le monde après 22h. Bientôt la margarine et le gazogène...