Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

biodiversité

  • Conférence d'Hyderabad : l'anti-science en marche

    La onzième conférence mondiale sur la bio-diversité s'ouvre à Hyderabad, en Inde, sur une demande d'action rapide des Etats pour lutter contre la chute de la bio-diversité dans le monde.

    Cette conférence est née il y a 20 ans au Sommet de l'Empire Onusien, euh... pardon, au Sommet de la Terre de Rio. Elle est financée, bien sûr, par nos impôts, via l'ONU. Ce gigantesque "comité Théodule" a pour but de publier des objectifs inatteignables à des horizons invérifiables. Il est constitué d'experts et de ministres non élus, souvent ministres de l'écologie, véritables émissaires onusiens dans nos gouvernements souverains.

    Les débats enfilent comme des perles les propos invérifiables sur des chiffres bidonnés : l'UICN, l'Union Internationale pour la Conservation de la Nature, sorte de bras armé de l'écologie profonde, a dressé une liste rouge des espèces en voie de disparition. Elle établit, sans le moindre contrôle scientifique, des taux incroyablement élevés d'espèces en voie de disparition mais à la question "Comment cette liste est-elle établie ?", la réponse est :

    "Le système mis au point pour l’établissement de la Liste rouge est le résultat d’un vaste processus de concertation, d’élaboration et de validation de plusieurs années, mené par les experts de la Commission de sauvegarde des espèces de l’UICN."

    En d'autres termes, les experts de l'UICN dressent la liste de l'UICN. Bien sûr, il y a des critères quantitatifs : "taille de population, taux de déclin, aire de répartition géographique, degré de peuplement et de fragmentation de la répartition" mais il ne suffit pas de parler d'une chose sérieuse pour en parler sérieusement et cette production de données ne fait l'objet d'aucune contradiction d'origine scientifique.

    Ce qui permet au Nouvel Obs de rapporter fièrement que "D'après la liste rouge des espèces menacées de l'UICN, sur les 63.837 espèces évaluées, 19.817 sont menacées d'extinction, dont 41% des amphibiens, 33% des récifs coralliens, 25% des mammifères, 13% des oiseaux et 30% des conifères." Ça, c'est du journalisme ! Ces valeurs à 5 chiffres significatifs sont censés nous donner le tourni et plonger Mme Michu dans le désarroi le plus complet.

    Quel projet anime donc, d'un seul mouvement, tout ce petit peuple de l'écologie, tous ces petits bouffeurs de verrines en cocktails aux frais de la Princesse, pour qu'ils en oublient, d'une seule âme, tout esprit critique, tout esprit tout court, toute dignité ? De l'écologie, ils se foutent royalement ! Ils marchent sur la tête des compteurs de palourdes en eaux troubles, ils conchient les dégazeurs d'albatros à poil dur, ils méprisent les militants-bébés-phoques, tous ces gagne-petits de l'écologie triomphante rampant dans la mangrove idéologique issue du Troisième Reich.

    Le Graal de ces Diafoirus de la science, c'est la gouvernance mondiale de l'ONU, pour laquelle l'écologie est un tremplin laborieux mais, hélas, bien efficace !