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  • Plan anti-pollution : un déchaînement hystérique

    C'est dans 20 minutes, le quotidien d'informations frelatées par la pub : les réactions des internautes seraient sans appel. Ils souhaiteraient interdire toute circulation automobile dans Paris.

    On ne doit pas consulter les mêmes internautes : ceux de mon entourage considèrent plutôt qu'il vaudrait mieux interdire tous les journaux d'informations frelatées par la pub.

    Par exemple, toujours d'après l'amusant 20 minutes, Sandra déclare que Paris est impraticable en voiture le weekend. En effet, après 30 ans de politique anti-voiture et dix ans de folie festiviste à Paris, circuler dans une ville rendue inextricable par tous les dispositifs permanents ou temporaires destinés à empêcher les voitures de circuler, c'est bien le moins.

    Il vaudrait mieux remarquer que, du fait de cette politique insensée toujours présentée comme étant destinée à fluidifier le trafic, Paris est devenu infréquentable. La fuite des classes moyennes vers des banlieues plus raisonnables en est la preuve.

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    Car ce que ne veulent à aucun prix recon-naître les édiles im- béciles, c'est que les gens ont BESOIN de leur voiture.

    Pour leur faire croire qu'on les a compris et qu'on reste tout de même un peu de gauche, on leur propose de remplacer leur guimbarde qui, de toutes les façons, finirait un jour ou l'autre à la casse, par des bons gratuits pour une Autolib.

    Vous vous souvenez ? Autolib, ce dispositif inventé par un grand patron de gauche (si, si, on veut vous faire croire ça aussi !), destiné surtout à occuper à son profit des places de parking en ville. N'allez pas croire que Paris est la seule ville touchée : cette gangrène privatisée a infecté toute la banlieue et d'autres villes de province.

    L'article conclut curieusement à l'interdiction totale des véhicules dans Paris alors que les témoignages ne vont pas DU TOUT dans ce sens. Je lis plutôt :

    "Pouvoir partir à la campagne, voyager en France et transporter des choses quand j'en ai besoin est pour moi une des libertés les plus importantes de la vie et je trouverais terriblement injuste qu'on m'en prive de manière autoritaire."

    Ou bien :

    "Je ne viens plus faire de courses ou voir des spectacles à Paris à cause de la chasse aux véhicules (motos y compris) et de l'ineptie du plan de circulation qui n'a qu'un seul but: dégoûter les gens de circuler dans Paris."

    Ou encore :

    "Je suis d’accord avec les propositions du maire de Paris, à condition que des moyens alternatifs suffisants et en bon état de marche fonctionnent 24 heures sur 24 et 365 jours sur 365. Ce qui n'est pas le cas à Paris. Avant de prendre de telles mesures, il faudrait améliorer sérieusement les transports en commun et les ouvrir 24h sur 24. Bref, qu’on incite avant d'interdire!"

    Un seul internaute particulièrement masochiste parle de l'interdiction totale mais c'est lui qui est retenu pour le titre de l'article. Ça, c'est du journalisme ! Idem pour le journal Challenge qui titre "Delanoé se félicite du débat" ! Le jour où la gauche festiviste instaurera un débat dans lequel le sens du Bien n'est pas tranché d'avance, il tombera des capotes sur le Saint-Siège.

    En attendant, il pleut toujours des contraventions sur les automobilistes parisiens.

  • Homoparentalité : le retour du débat

    On le sentait bien dans les médias : le débat sur l'homoparentalité semblait confisqué, déjà tranché. Il faut bien hélas reconnaître un mérite aux maires UMP que leurs collègues de l'Île aux Enfants n'ont pas eu : celui de remettre sur la table des éléments de discussions face auxquelles les réactions habituelles n'ont pas prise.

    On a eu le même mécanisme pour l'écologie : "Comment ? Vous vous élevez contre l'écologie ? Vous êtes contre les bébés phoques et la gélinotte mordorée ? Vous voulez que tous les animaux meurent ?"

    Tous les animaux ? Non, juste quelques représentants de l'espèce homo cretinus ecologicus.

    Pour le débat sur l'homoparentalité, les psys commencent à parler et à donner des arguments intelligents, sensibles, fondés sur l'expérience. Alors évidemment, les journalistes sont emmerdés. On voit bien qu'ils ne réservent leurs questions embarrassantes qu'aux débateurs du "mauvais" côté mais ils ont bien du mal à les faire passer pour de vieux réacs disciples de Christine Boutin. Ils ont du mal à leur demander : "Comment ? Vous n'aimez pas les homosexuels ?"

    Ces nouveaux débateurs compétents ne font pas les "idiots utiles" de la droite catholique. Ils amènent une vraie plus-value au débat, une hauteur de vue qu'il est bien difficile de prendre quand on est journaliste à France-Inter.

    Il suffit de réécouter Patrick Cohen ce matin sur cette radio : on aurait dit qu'il modérait un débat entre Cécile Duflot et Jacques Cheminade !

    Evidemment, face au GIEC, à l'ONU, face aux torrents de bons sentiments relayés par l'Île aux Enfants (la gauche bobo) comme hier face au Club de Rome, au Club des 1001, il est plus difficile aux intellectuels comme Luc Ferry ou Pascal Bruckner qui élaborent un discours critique sur le totalitarisme écologique de se faire entendre. Mais il est toujours bon de constater que le débat peut resurgir au moment où on l'attend le moins.

    Comme, de toutes façons, le débat est déjà réglé d'avance à l'Assemblée et au Sénat, au moins les citoyens auront été prévenus.