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  • Rapport de la Banque Mondiale sur le réchauffement planétaire : rien de neuf

    A l'heure où vous me lisez, cher lecteur, un enfant meurt de faim toutes les cinq secondes sur la planète. Pendant que des sites écolos bien pensant font le décompte des gens qui apparaissent sur Terre et (sous-entendu) dont on se passerait bien, cette triste réalité est dûe en partie au fait que les crédits du Programme Alimentaire Mondial, financé en partie par la Banque Mondiale, ont été divisés par 4 depuis la crise financière.

    topelementetbulle.jpgIl faut en déduire d'une part que la crise financière opére un véritable meurtre de masse sur les populations les plus pauvres de la planète, et d'autre part, que la Banque Mondiale semble trouver qu'un horizon improbable calculé pour 2060 à 5 chiffres après la virgule vaut mieux que la sauvegarde réelle et immédiate de populations réelles et en souffrance.

    En effet, la Banque Mondiale fait paraître un rapport sur les changements climatiques : il paraît que ça chauffe et qu'il faut que ça cesse. Les populations massacrées par la faim et la misère ont toutes la fâcheuses habitude de se chauffer et de cuisiner avec du bois ou des matériaux moins avouables encore. Donc tout va bien. On continue.

    Ce rapport a été rédigé conjointement par le Potsdam Institute on Climate Impact Research et Climate Analytics. Le premier institut est un organisme public allemand dont la dénomination fait état de son objectivité scientifique. Il ne s'agit plus de montrer que ça chauffe : il s'agit de le mesurer et de faire du lobbying.

    Du lobbying, c'est précisément ce que sait faire Climate Analytics : fondée par un lobbyiste issu du milieu scientifique, un certain Bill Hare, cette ONG est basée à... Potsdam, ça tombe bien ! Elle a pour but de promouvoir les résultats que l'institut public ne manquera pas de faire apparaître.

    En clair, un rapport catastrophiste est publié par un institut public travaillant conjointement avec une ONG. Sur le papier, rien à redire, non ? En réalité, on voit mal comment le sens critique indispensable à la publication de résultats scientifiques, c'est à dire l'examen sans concession de la communauté des chercheurs peut apparaître dans de telles conditions. A partir du moment où le lobbying, la promotion par la communication et le sensationnalisme apparaîssent au côté de résultats scientifiques, il est peu probable qu'il s'agisse de science.

    En d'autres termes, le contenu de ce rapport, présenté comme scientifique, est au mieux à prendre avec des pincettes, au pire une forfaiture. Il suffit de voir comment les médias, en particulier les médias mainstream et écolos se sont emparés de ce n-ième signal d'alarme.

    Mais pendant que vous lisez cet article, combien d'enfants sont morts de faim sans attendre 2060 ?