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didier varrod

  • Des nouvelles de l'unanimosphère...

    Comme jadis avec Dominique A., grand prêtre de l'unanimité en matière d'écologie et de bons sentiments, c'est Baptiste Herbin qui s'y colle : mes critiques ne lui plaisent pas.

    Désolé. C'est sûrement de la jalousie.

    Quand un critique de cinéma descend un mauvais film, c'est aussi sûrement parce qu'il ne l'a pas produit. Quand Bernard Pivot critique une pièce ou un roman, c'est sûrement parce qu'il ne les a pas écrits.

    Baptiste Herbin, Didier VarrodIl faudra s'y faire et c'est désormais la règle de l'unanimosphère, dont le critique musical de France Inter est un représentant besogneux : les artistes nous engueulent copieusement quand on n'aime pas ce qu'ils font. "C'est la première fois enfin que quelqu’un n'aime pas mon disque !" se lamente le tâcheron du Selmer, tout surpris. On est prié d'être unanime...

    Evidemment, c'est plus compliqué quand le jeune artiste en question a raflé une quantité de prix considérable. De la part  de Didier Varrot, c'est un risque incroyable ! De mon côté, je reste fidèle à la devise qui orne le haut de mon blog : Argumentum pessimi turba est (La foule est l'argument du pire). Evidemment, L'Hérétique va encore trouver que je vire côté aristo, mais bon... pour ça, au moins, ça vaut le coup de se justifier !

    Donc le jeune Baptiste m'envoie un petit message aigrelet : "Quand on parle aux imbéciles qui croient tout et qui savent tout avant tous le monde, c'est comme si on parlait à un mur !"

    Quand je vous dis que l'unanimité est une maîtresse ombrageuse... Avec les meilleures intentions du monde, au lieu de lire ce qui est écrit, c'est à dire des remarques sur le jeu, sur le phrasé, sur les inspirations musicales, et surtout sur le charabia lourdingue du plumitif de l'art musical officiel, le sus-nommé citoyen Varrod, on finit par en venir à des mots malheureux qui n'insultent que soi-même. D'autant qu'en matière musicale, il se trouve que je ne suis pas exactement un novice. N'est-ce pas, L'Hérétique ?

    Vous avez compris, cher Baptiste, que le coup de griffe était surtout destiné à l'acquiesceur en chef, celui de la radio. Vous, vous n'en êtes pas mort. Ecoutez ce qu'on vous dit, progressez, faites ce que font tous les musiciens dignes de ce nom. Je n'aime pas votre jeu et c'est mon droit. Et c'est le vôtre de l'admettre... ou pas !

    Que cette année nouvelle apporte beaucoup de plaisir à vos fans. J'en serai content pour eux et pour vous.

  • Pfff.. Encore un matin... en attendant la fin du monde !

    Ce matin, sur France Inter alias Radio Bobo, c'était "Encore un matin..." du chroniqueur hyperfestiviste Didier Varrod. On y a atteint des sommets en attendant la fin du monde. En écoutant le chroniqueur, on avait juste envie qu'elle arrive plus vite...

    Didier Varrod, bons sentiments, jazz, fin du monde, 21 12 2012La victime du jour est un jeune saxophoniste, Baptiste Herbin. Comme il a 25 ans et qu'en terre festiviste, la jeunesse est une vertu morale, son panégyrique a eu des nuances de tendresses qui le rendaient encore plus drôle que d'habitude. "Baptifte Herbin voulait dévà vouer du faxophone à l'âve de quatre ans !" Vous rendez-vous compte ?

    L'auditeur était censé se trouver subjugué par la virtuosité du saxophoniste alto ; il était juste agacé par des arpèges rapides et durs sans rien de commun avec ce qui les avait inspiré (le bebop, un style de jazz vieux de 70 ans), des ballades poussives sans relief au timbre épais comme une feuille d'OCB, des traits ultra-rapides sans âme servis par une technique apprise chez Massey-Fergusson.

    Misère ! Il suffit que ça ressemble un peu aux Soeurs Jumelles de Michel Legrand pour qu'on compare l'inspiration du saxophoniste en culotte courte à celle du compositeur des Parapluies de Cherbourg. Pauvre de nous, on n'y avait pas pensé !

    C'est surtout la prose glougloutante de Didier Varrod qui nous cueille chaque matin : un morceau insupportable de mauvais français mal lu au sujet de musiciens toujours identiques à force d'originalité, toujours consensuels à force de subversion, toujours anglicisés à force d'anglicisme.

    C'est en général dans sa dernière phrase que notre virtuose de la bien-pensance musicale est le plus fort : "11 titres dont 10 compovifions orivinales : on y goûte une foupleffe du veu accompagnée d'une belle félérité dans fon phravé qui n'a pas peur de fouffler dans la nuanfe tout en vouant danv un même morfeau dans des reviftres de tonalités vertivineux."

    Ne cherchez pas, ça ne veut rien dire. La "virtuosité de chute libre" du Sonny Stitt de la chronique musicale est plutôt une originalité "en chute libre" qui nous émeut par son pouvoir gnan-gnan repoussoir, ses vertus émétiques, ses tonalités enfantines, son goût pour le gloubi-boulga...

    Vivement la fin du monde !