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ecologie

  • La réglementation, fossoyeur de la France

    C'est un mythe savamment entretenu : les entreprises françaises seraient les grandes bénéficiaires des nouvelles normes drastiques en matière d'énergie, de climat, de toxicité, de sécurité, que sais-je... Plus les normes sont drastiques, plus les produits sont de qualité, et donc vendables sur le marché international. Encore faut-il qu'il en reste à vendre !

    réglementation,écologie,alain lambertEn réalité, les normes sont devenues aujourd'hui le principal frein à la création d'entreprise et à la survie des malheureux entrepreneurs qui entendent montrer qu'il est encore possible de produire en France. L'exemple de ce producteur de jouets en bois du sud de la France est significatif. Suite à une demande de mise aux normes de la part de la DGCCRF (je ne sais plus quel est son sigle actuel), justifiée uniquement par la réglementation, cet entrepreneur envisage de cesser son activité qui dure pourtant depuis 27 ans.

    L'écologie est un modèle du genre : les normes pour la construction ont évolué de façon tellement drastique que les professionnels du secteur ont du mal à évoluer. Les cahiers des charges s'empilent, les contraintes financières aussi et la formation des personnels a du mal à suivre.

    réglementation,écologie,alain lambertDu côté politique, on marche sur la tête, évidemment. Obsédés par la recherche du consensus politique le plus vendeur, les politiciens agitent les idées et les bras avec véhémence mais finissent toujours par en demander encore plus, comme Alain Lambert qui trouve que la loi de 2012 sur les normes des bâtiments basse consommation doit être réécrite plus simplement (ouiiiii...) et plus drastiquement (et merde !).

    L'écologie, c'est comme l'Europe ultra-libérale : on sait que ça ne marche pas mais on en rajoute. Pendant ce temps, tout comme pour l'ultra-libéralisme, les banques qui ont misé à la baisse sur l'action Europe voient les emplois détruits, le tissus industriel saccagé, les savoirs-faire envolés et applaudissent des deux mains.

  • Une France brune

    Le réveil est douloureux ce matin d'élections. Le Front national fait un carton et la gauche récolte ce qu'elle a semé, c'est à dire rien du tout. L'UMP affairiste pavane. Même Levallois préfère les Balkany. Une seule bonne nouvelle, à laquelle nous avons peut-être un peu contribué ici : les écolos sont plutôt discrets.

    C'est donc au réveil d'une France fasciste que nous assistons ce matin. Abêtis par la télévision, les Français ont oublié ou préfèrent méconnaître Vichy et la sombre histoire de l'extrême-droite en France. "La France aux Français", ce slogan xénophobe continue de faire vibrer des millions de Lacombe Lucien, flattés par le pouvoir de la haine au quotidien. Banales, inflexibles, la bêtise et l'ignorance se conjuguent avec la peur de la liberté pour donner ce résultat infâmant pour nous tous.

    La gauche, pendant ce temps, continue de croire en ses fausses valeurs. La République serait écologique ! Autant s'imaginer qu'un électeur du Front national est tolérant.

    L'écologie, en détournant sciemment la gauche des valeurs liées au travail, à la production, au bien commun et à l'égalité, a produit ici ses plus terribles effets : englués dans les bons sentiments et la démagogie, les dirigeants de ce pays ont continué à pactiser avec les banques au lieu de les remettre à leur place. Elles ont laissé faire le marché au lieu de le contrôler. Ces hausses d'impôts totalement à contre-sens de ce qu'il aurait fallu faire ne sont que le symptôme de cette maladie désormais incurable.

    Ils voulaient une France verte. Ils se réveillent ce matin dans une France brune.

  • La noblesse des particules

    Nous voilà en pleine célébration. Vous ne le saviez pas mais nous y sommes, bel et bien. Les médias entonnent à tue-tête le refrain de la pollution atmosphérique tandis que le choeur, bêlant doucement en contre-chant, suit le mouvement et s'agenouille gentiment devant les mesures cosmétiques du gouvernement. Les experts jouent au bas-clergé pendant que les évêques officient doctement à l'assemblée, pondent des bulles en direction d'un firmament désespérément muet. Le ciel se fait allégorie de nos péchés, de nos fautes. Les nuages se font lourds d'obscures menaces climatiques que nos nouveaux sculpteurs de gargouilles rendent aussi effrayantes que possible. Le catéchisme a quitté les chapiteaux des églises pour envahir les unes des journaux. Le Dieu des juifs, des chrétiens et des musulmans s'est changé en Gaïa-la-vengeresse...

    particules fines, écologie, cheissouxOn a un aperçu de l'intoxication généralisée qui a envahi les médias en réécoutant l'émission de propagande écologiste de Denis Cheissoux, CO2 mon amour. Celle du 15 mars 2014. Entre deux quintes de toux très attendues, le journaliste néoténique nous inflige son pamphlet oui-ouiste tout aussi attendu puis prend au téléphone un expert patenté.

    C'est du sérieux. Il s'agit tout de même d'"attaques de particules fines", non ? Manque de chance, le correspondant nous rappelle que ces satanées petites bêtes ne viennent pas principalement du diesel mais de la construction de bâtiments et de l'agriculture. En plus, les sources varient. Ici, c'est du diesel mais là, ça peut venir du chauffage au bois. Cette constatation n'empêchera pas le promoteur écolo de faire la pub du chauffage au bois dans une autre émission. Il faut bien vivre.

    Comme d'habitude, aucun chiffre sérieux n'est donné : aucune proportion ne vient étayer quoique ce soit. Il ne faut surtout pas empêcher de gamberger la ménagère de moins de 50 ans ou le rolleriste parisien. S'il y a effectivement un problème, il concerne la santé publique et doit amener les pouvoirs publics à trouver des solutions viables. Donner des chiffres amènerait le journaliste à laisser penser que des scientifiques, c'est à dire autre chose que des écologistes, se sont penchés sur la question. L'écologie préfère de très loin le discours irrationnel et la désignation d'un ennemi absolu, d'un axe du mal, d'un complot anti-Gaïa.

    Ici, l'ennemi, c'est la voiture.

    Ailleurs ce sera le nucléaire, ou l'aluminium, ou les rayonnements ionisants. Qu'importe. L'important est d'hystériser le discours, de le faire basculer dans l'hypothèse saugrenue, de lui faire porter un contenu cosmico-apocalyptique susceptible de faire vibrer le lecteur ou l'auditeur, c'est à dire de faire bouillir la marmite. Les particules fines sont devenues "extrêmement dangereuses", comme disait une ministre de la bien-pensance il y a quelques mois (Batho).

    Le principe de l'écologie, ce nouveau fascisme, c'est l'élimination concentrique : on commence par le diesel. Ensuite, on fera évoluer les normes pour marginaliser l'essence et favoriser le GPL, pourquoi pas ? Ensuite, on passera au tout-électrique puis on se rendra compte que ça ne gêne pas assez les gens, qu'ils continuent d'imaginer des stratégies pour continuer à vivre, à se développer, à se reproduire et à inventer, à créer. A vouloir profiter de la vie.

    Au fond, l'ennemi de l'écologie,... c'est l'homme.