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ecotaxe

  • Quimper : dévoiement de la résistance

    écotaxe,résistance,quimper,écologistes,gpsL'écotaxe, ce linky du camion, n'en finit pas de susciter le réveil des populations exaspérées par l'écologie et tout ce qui s'en réclame. Après la manifestation de Quimper où 15000 personnes sont venues clamer leur ras-le-bol, c'est l'heure du dialogue. Mais il est franchement dommage de limiter cette contestation, du point de vue des causes comme du point de vue des effets, à la seule Bretagne.

    D'abord, parce que toutes les régions sont concernées par cet assomoir fiscal qui met encore plus les produits français en danger. Refuser une chose et son contraire, c'est une stratégie bien connue chez les écologistes. Il serait scandaleux de réduire le mouvement à des intérêts catégoriels et à des spécificités régionales au moment où on s'apprête à se faire arnaquer en toute bonne conscience par les américains et leur invasion d'aliments low-cost produits dans des conditions beaucoup trop concurrentielles. Si on voulait faire de la France un mouroir de l'agriculture, on ne s'y prendrait pas autrement.

    L'autre aspect insupportable de l'écotaxe, c'est ce mécanisme de flicage permanent qui oblige le transporteur routier à embarquer dans son habitacle de camion un dispositif GPS qui détecte en temps réel et EN CONTINU sa position et donc sa facture pour le percepteur. Pour ceux qui trouvent déjà osé le flicage de la carte bleue, c'est un pas supplémentaire vers une forme de totalitarisme de l'information.

    Le plus croquignol de l'affaire, c'est que cette écotaxe a été proposée par les écologistes, c'est à dire dans un déluge de bons sentiments. Comme la vignette pour les vieux de Giscard, qui a fini comme un simple impôt supplémentaire, aucune garantie sur l'emploi des fonds ne permet de justifier son efficacité à long terme. Le mécanisme fiscal est surtout destiné à compenser le désengagement de l'Etat quant à l'entretien des moyens de transport en général. Cette taxe destinée à étouffer encore un peu plus l'agriculture française pendant que le Crédit agricole fait des bénéfices sur le dos des emprunteurs, cette taxe dont les modalités sont franchement liberticides, cette taxe qui reste juste un impôt supplémentaire aurait été proposée par les écolos de droite au tout début.

    Raison de plus pour la saboter.

  • Ecotaxe : pompe à fric et flicage écologiste !

    L'objectif de l'écologie, c'est la décroissance de l'humanité. Et pour cela, il faut le contrôle total, comme dans le film Brazil.

    L'écotaxe que devront supporter tous les poids lourds à partir de 2013 est un exemple de ce qu'on peut faire pour assoir une taxe, avec les meilleurs sentiments du monde, sur le contrôle total des véhicules. Pour l'instant, c'est le véhicule. Et aussi notre consommation d'électricité, avec Linky.

    Demain, les gens seront taxés, surveillés, condamnés, comme le pauvre ouvrier des Temps Modernes de Chaplin, venu fumer une cigarette dans la salle de repos et brutalement remis au boulot par le patron qui semblait le guetter depuis son bureau.

    Cette écotaxe a été largement appuyée par Grinepisse France, Les Amis de la Terre (un groupuscule inspiré par la milice Friends of the Earth, un groupe fascisant de fous de Gaïa) et France Nature Environnement. Les Français seraient bien inspirés de s'en souvenir au moment de glisser le bulletin dans l'urne.

    La pompe à fric devrait tourner à plein régime : 1,24 milliards d'euros seront ponctionnés sur le dos des transporteurs déjà contraints d'embaucher en Slovénie ou en Pologne pour rester compétitifs. Ce pactole est collecté par l'AFITF, sinécure dirigée en pantoufle par D. Perben, l'auteur de la délicieuse loi déjà liberticide en son temps : Perben II.

    Cette boutique récolte déjà les amendes et quelques taxes domaniales. Elle a passé un appel d'offre déjà entaché d'une procédure judiciaire contre la société gagnante du concours, Autostrade, maintenant appelée Atlantis, une société italienne au dessus de tous soupons puisqu'elle gère l'ensemble du réseau italien. La justice française l'accuse de "trafic d'influence et incitation à la corruption" selon Actu-environnement.

    C'est une énorme galette dont Autostrade devrait récupérer 240 millions d'euros par an. De quoi mettre du beurre dans les épinards. Et poursuivre avec d'autres systèmes de taxation par satellite, quand on va chercher ses clopes, quand on entre dans sa voiture, quand on la gare où on peut le soir après le boulot, etc. Grâce à M. Perben et ses amis italiens au dessus de tous soupçons, tout est possible.