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emmanuelle cosse

  • Barrage de Sivens : du zadisme à l'hystérie

    C'est dans l'organe central de l'anarchiste salarié, Le Canard enchaîné, de cette semaine que l'on trouve cette info au sujet de Sivens : quelques heures avant la mort de Rémi Fraisse, ce jeune militant vraisemblablement tué par une grenade des forces de police venues disperser les manifestants, un zadiste (comprenez : un militant anti-barrage) interpelle les gardes mobiles : "Vous n'avez pas retenu la leçon de Notre-Dame des Landes, Messieurs. Vous allez avoir deux ou trois morts, on va parler de vous, et puis ça va repartir pareil. Et puis, un jour, un politique va dire : "On arrête tout !" (...)"

    rémi fraisse,sivens,zad,emmanuelle cosseLoin de l'hystérie collective qui s'est emparée de la petite planète écolo, ces propos donnent une idée du cynisme des gauchos, trostsko, bio-anars, alter-babacools de tous poils qui fréquentent ces lieux en quête d'une cause à défendre. Ici, la grande affaire : c'est le zadisme.

    La ZAD, c'est le nom donné par les pouvoirs publics à cette zone destinée à la construction d'une retenue d'eau. C'est aussi la racine (bio) récupérée par les écolos pour se trouver une étiquette convenable. On dira donc d'un défenseur de l'humanité tout entière, de la planète et de la galaxie, même s'il se contente de griller des saucisses ou de servir de la bière, qu'il est un zadiste.

    Voire un zadique.

    Car il faut un brin de zadisme pour continuer de balancer des objets contondants sur les pouvoirs publics : l'ultra-conservatisme en action tel qu'il est appliqué aujourd'hui en toutes choses, et ici à Sivens par les faux-prophètes du progrès planétaire, a tellement le vent en poupe que ça confine à l'acharnement.

    L'écho donné dans la presse à la mort de ce malheureux jeune homme dont le premier tort fut peut-être de croire qu'il défendait une cause perdue, minoritaire, originale et impactant la planète, en un mot une BONNE cause, cet écho assourdissant témoigne de la domination sans partage des BONNES opinions sur les mauvaises. Les manifs, les sittings, les témoignages de soutien, les modes d'action les plus incongrus pour manifester son soutien à... à qui, au fait ? à la famille ? aux militants ? On ne le sait pas bien. Bref, toutes ces hypostases du dieu Bougisme témoignent surtout du sens du martyrologe que développe, avec elle, la doctrine écolo.

    Les deux pieds dans l'hystérie collective, en large d'une n-ième manif, on voit Emmanuelle Cosse ânoner doctement son couplet sur le malheureux garçon comme si le journaliste, le téléspectateur, l'archiviste de l'INA et l'historien du futur spécialisé dans le fascisme écolo au 21ème siècle, n'avaient pas déjà compris que la cause est depuis longtemps entendue. Que le BIEN a déjà gagné.

  • Ecologie : une lueur d'espoir...

    C'est une lueur d'espoir qui clignote faiblement à l'horizon des municipales. Noël Mamère quitte le parti écologiste Europe Ecologie Les Verts. Il a donné un entretien au quotidien Le Monde. Après le rejet de Pascal Durand et la valse-hésitation des ministres vert-de-gris, le moins que l'on puisse dire est que les écologistes français disposent d'un appareil politique en charpie.

    bambi.jpgC'est une petite lueur d'espoir pour les citadins dans les années à venir.

    Car un recul significatif du parti écologiste dans les municipales, un scrutin emblématique pour leur politique de la ville, serait lourd de conséquences sur le quotidien des français qui travaillent ou se déplacent en ville. Les aménagements urbains qui empoisonnent matin et soir ceux de nos contemporains qui n'ont pas d'autre choix que de se rendre à leur travail en voiture vont peut-être ralentir le rythme de leurs sacages.

    Les impôts écolo-malthusiens (taxe carbone, taxe sur la respiration, taxe sur les pipis de chat, etc.) vont peut-être aussi trouver une justification et une imminence moins fortes et il sera plus facile de les combattre dans l'Hémicycle, avant l'irréparable.

    Les fêtes écolos, celles qui occupent tout le centre-ville pour honorer la saucisse bio ou pour lutter contre la déforestation en milieu urbain, vont peut-être aussi diminuer en nombre et en fréquence. Moins de bons sentiments, moins de fêtes à gnan-gnan, de célébrations anachroniques, d'apéro champêtres sur bitume, de marchés gourmands (comment un marché peut-il être gourmand ?) où des vendeurs d'amulettes bio remplacent les anciens camelots.

    Hier soir, j'ai regardé le docu d'Arte sur Goldmann Sachs. Je vous le conseille, pour vous guérir définitivement de l'écologie politique.