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environnement

  • COP21 : écologie et Front (inter)national

    A l'occasion de la COP21, les nations ont décidé de surenchérir dans le domaine de la vertu écologique. En quelques mois, l'environnement est devenu une priorité, un axe de leur politique, fût-elle corrompue, une qualité cardinale à cultiver sans délai.

    Un conclave se réunit donc, à discuter du sexe des anges tout en interprétant des données et des conclusions scientifiquement frelatées.

    Il y a trois jours, le plumitif culturel Augustin Trapenard recevait la chorégraphe Maguy Marin pour la reprise de son spectacle Umwelt. Il commençait son émission par une sorte de glose assez lyrique sur le mot "environ". Il montrait comment ce mot désigne à la fois une approximation insatisfaisante et ce qui se trouve autour de nous. Involontairement, il faisait le parallèle entre la mise à distance, la frontière, l'exclusion que ce mot implique, désignant implicitement la xénophobie ambiante suscitée par le climat politique et social lié au terrorisme, à la crise des migrants et bien sûr à la montée du fascisme en France.

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  • Au gouvernement aussi, l'écologie est totalitaire !

    Delphine Batho, la ministre française de l'écologie durable et de l'énergie rare, vient d'annoncer qu'elle enverra à chaque ministre du gouvernement une "lettre de cadrage environnemental" qui fixera des objectifs écolos "dans la politique du secteur dont il a la charge."

    La nature englobante et totalitaire de l'écologie n'est pas anecdotique : elle est inscrite dans son code génétique, dans son histoire, dans sa genèse. Les innombrables exemples, comme autant de justifications, du flicage généralisé qui s'étend aujourd'hui sur nos quotidiens n'est pas davantage une lubie passagère.

    La nature néo-religieuse de l'écologie n'est pas non plus le fait de quelques allumés radicaux, bouffeurs de tofu bio, accros du vélo en milieu hostile. L'écologie est religieuse, anti-républicaine et totalitaire par nature. Pour elle, un "bon" humain est un humain mort, un humain qui ne roule pas en voiture, qui ne consomme pas de pétrole, qui ne consomme pas d'électricité non plus, surtout si elle est d'origine nucléaire, qui n'utilise pas internet et ses serveurs si gourmands en énergie, qui n'achète pas de produits importés, qui ne fait pas de tourisme, qui n'impacte pas son environnement, qui ne pète pas, qui ne rejette pas de CO2 quand il respire, etc. etc. etc.

    La "lettre de cadrage environnemental" devient, dans ce contexte, une sorte d'incantation, un chant destiné, comme toutes les incantations, à alléger le poids de cette culpabilité généralisée causée par le culte de Gaïa, cette déesse ombrageuse. Le 19e siècle a inventé le culte des morts pour remplacer le christianisme, liquidé par les Lumières. Le 20e siècle aura inventé à son tour le culte des générations futures. Au lieu de dialoguer avec ceux qui ne sont plus, nous parlons aujourd'hui quotidiennement avec ceux qui ne sont pas encore.

    Pas un jour sans qu'on nous rappelle la dette que nous avons à l'égard de ceux qui ne sont pas encore nés, qu'elle soit financière ou environnementale. C'est un peu comme pour les droits des animaux : la dimension religieuse s'obtient en ignorant l'aspect temporel. La justification du droit supérieur des générations futures s'obtient par la négation de l'ordre chronologique, par anachronisme.

    Le gouvernement semble sous la coupe d'un pouvoir néo-religieux ? Soit. Ce ne sera pas la première fois dans l'histoire. Mais gageons que ces mantras à l'initiative de la grande prêtresse Delphine Batho, ne soient que des voeux pieux et finissent au panier. Celui des recyclables, bien sûr !