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faim

  • Jean Ziegler : Destruction massive, géopolitique de la faim

    Je lis le remarquable livre de Jean Ziegler intitulé Destruction massive, géopolitique de la faim. Ziegler est spécialiste de ces questions depuis le début de sa carrière et dresse un tableau à charge : la faim dans le monde n'est pas une fatalité mais une intention. On le sait depuis longtemps : le prix Nobel de l'humour noir doit être remis séance tenante aux fonctionnaires repus du FMI, de l'OMC et de la Banque Mondiale qui, au fil de leurs rapports, dressent un portrait optimiste de leurs actions respectives.

    écologie, famine, faim, Ziegler, OMC, FMI, Banque mondialeEn réalité, l'optimisme affiché par ces grandes structures de pouvoir est surtout partagé par les multinationales qui profitent, avec activisme, des dérégulations des marchés dont les pays pauvres sont les victimes logiques, des dissolutions de structures étatiques remplacées par des organismes privés, des hausses des cours de denrées de base qui s'ensuivent tout aussi logiquement.

    Actuellement, toutes les cinq secondes, un enfant de moins de dix ans meurt de faim. La sous-alimentation, en particulier chez les enfants et leurs mères, provoquent des retards de développement physique et mental irréversibles. Et la plupart de ces situations de famine sont créées artificiellement par une politique génocidaire orchestrée par des multinationales voraces et leurs marionettes.

    Et l'écologie dans tout ça ?

    Eh bien, vous le savez, l'écologie sature l'espace médiatique, notre "temps de cerveau disponible", avec les supposés désordres climatiques dont nous serions coupables. Elle s'invite dans nos quotidiens, dans nos consciences politiques, dans nos idéologies, dans les programmes des partis politiques pour nous parler d'horizons incertains calculés par des modèles obsolètes à cinq chiffres significatifs.

    On connait l'origine ultralibérale du renouveau écologique des années 60 (WWF, Club des 1001, etc.). L'écologie apocalyptique dominante actuellement, cette idéologie néo-malthusienne que Jean Ziegler pense naïvement éteinte depuis Josué de Castro, tout ce fatras bruyant ne nous parle des générations futures que pour masquer l'atroce réalité quotidienne que vivent les populations d'Inde, d'Afrique sub-saharienne ou du Nordeste brésilien.

    "Le monde a faim et nous calculons nos gaz à effet de serre..."