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fessenheim

  • Les infos de l'absurde...

    Hier soir, au 20h de France 2, David a été brillant : prendre 10 minutes pour dire qu'un sujet ne vaut pas 10 minutes, c'est tout un art.

    Difficile de passer à côté de l'occasion : un incident à Fessenheim. Du pain béni pour les fidèles, les sympathisants et les adorateurs de la secte écologiste. Ils sont nombreux malgré le score aux présidentielles.

    Au 20h de France 2, c'est le bal des faux-culs : premier titre de l'édition du soir, puis envoyée spéciale pour dire qu'il ne s'est presque rien passé et enfin, animation video sur le plateau pour montrer l'endroit où l'événement s'est déroulé. Un petit dégagement d'eau oxygénée et deux employés même pas brûlés au premier degré.

    Dans la presse internet, c'est aussi le festival.

    Challenges, qui promet la vérité sur l'incident, affirme que l'"accident arrive au plus mauvais moment pour les lobbies". Néanmoins, le reste de l'article détaille assez bien d'honnêtes arguments.

    Si l'on veut rire, par contre, on peut aller sur le site de Green-pisse qui ne sait pas comment prendre les communiqués pour leur faire dire ce qu'ils n'ont pas dit. Quand on ne peut que se taire, on demande de la transparence.

    Si on veut vraiment se taper le cul par terre, on peut lire sans vergogne Michel de Pracontal sur Mediapart, le média festiviste. L'article démarre par "Fukushima à Fessenheim, est-ce possible ?" Mauvais souvenir d'un fessée à Fukushima ? Le lecteur s'interroge...

    Tout est donc affaire de vocabulaire : pour les uns, c'est un incident, pour les autres un accident.

    Sans surprise, la mairie de Strasbourg en profite pour rappeler ses positions, histoire d'exister, pendant que L'Expansion/L'Express joue sur les mots et parle d'un "accident chimique", histoire de relativiser et de calmer tout le monde, surtout les sarkozystes...

    Heureusement que Michel Alberganti rappelle que si l'incident s'était passé ailleurs, personne n'en aurait parlé. Et de souligner qu'à force de sauter sur n'importe quoi, le journaliste écolâtre empêche son public de se poser les bonnes questions. Empêcher de se poser les bonnes questions, c'est pourtant l'essence de l'écologie, non ?

    Ce matin, en débouchant mes chiottes, j'ai mis de la crotte sur mes chaussures. David, j'attends tes journalistes !