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florange

  • Les gens et la gauche : tant de choses les séparent...

    Après la pitoyable affaire de Florange, la lamentable gestion de l'Aéroport international de Nantes, le gouvernement se reprend avec de gros succès : le débat sur le mariage homosexuel appelé improprement "mariage pour tous" et qui devrait s'appeler "mariage pour tous mes copains du Marais" fait un tabac dans les rédactions.

    Gérard.jpgEt pour cause : dans les médias festivistes, la cause est entendue puisque le mariage homosexuel, c'est bien. Comme ça ne suffisait pas, en plus d'effacer les dernières traces de différences sociales avec l'adoption, il s'agit d'effacer les différences biologiques avec la procréation médicalement assistée. Gros succès autour du Canal Saint Martin.

    Il y a aussi le non-débat sur l'euthanasie et ses innombrables variantes : jadis, quand un bébé naissait, on invitait les jeunes pères à couper avec les dents le cordon encore chaud. Maintenant, on va aider à tenir le pistolet du suicidé. Il s'agit de faire des économies dans les hôpitaux. Les vivants parlent aux moribonds. Je propose qu'on mette en place un programme incitatif pour les écolo-malthusiens, genre Décroissance : quant à diminuer la population terrestre, autant qu'ils commencent par eux-mêmes. On pourrait coller une pastille verte à leurs héritiers. On appellerait ça la "succession verte".

    Pendant ce temps, les gaspillages continuent (Partenariats Public-Privé par exemple) et l'Etat a toujours besoin de davantage de liquidités. Il les prend où il les trouve le plus vite et tant pis si ça fait verser de grosses larmes d'Obelix. Il paraît que les artistes ont le plus grand respect pour leur public, en l'occurence le public français qui a fait sa fortune. C'est peut-être que Depardieu n'est plus, depuis longtemps, un artiste...

  • Florange : Ulcos condamné par Kyoto et la finance

    On voit que Mittal jette l'éponge dans la filière écolo, le projet de production d'acier à moindre émission de CO2 intitulé ULCOS. La rentabilité du projet n'est pas assurée puisque les compensations financières prévues par tonne de CO2 émis ne sont pas suffisantes. En effet, le marché de la tonne de CO2 (la Bourse du carbone) a été mis entre les mains des financiers à l'aide du protocole de Kyoto. Le sommet de Copenhague a entériné ce marché 5 ans plus tard à partir de bases scientifiquement contestables qui n'ont pas pu être contestées.

    florange,ulcos,kyoto,giec,copenhagueEn réalité, ce marché n'intéresse pas grand monde actuellement. Il y a trop de CO2 émis et pas assez racheté. Résultat : la tonne de CO2 ne vaut rien. Ce mécanisme devait avoir tous les mérites, et en particulier celui de réguler. On voit que le seul effet de ce marché en terme de régulation est de supprimer des emplois, y compris des emplois dits "verts". La seule option possible, pour l'écologie actuellement, est donc bien l'option malthusienne, fortement implantée dans les mécanismes mêmes sensés promouvoir une économie verte.

    A ce stade, on ne peut s'empêcher de ricaner : où sont les beaux sentiments des gauchos favorables à Kyoto, à Copenhague et à la réduction des gaz à effet de serre ? Où sont les bouffeurs de tofu bio ? A Florange, là où les gens perdent vraiment leurs emplois ou à Paris, en train de faire du Vélib' ?

    La seule option possible pour une économie capable de se renouveler et de se pérenniser est l'option républicaine. La finance, qui s'empare de tout, qui pourrit tout, doit être éradiquée sans faille. Ces marchés ne servent qu'à promouvoir de beaux sentiments chargés de haine pour les gens. La seule promotion qui puisse compter est celle du Bien Commun qui doit passer avant tout.

    Nationalisation ? Pas nationalisation ?

    Ce n'est plus le problème puisqu'il n'y a plus d'issue industrielle ! Ulcos était peut-être un beau projet, plein de bonnes intentions mais il a explosé en vol par le zèle de ceux qui l'ont promu ! L'écologie n'existe pas : seuls comptent le Bien Commun, la Santé publique et la Créativité au service de tous et non d'intérêts privilégiés trop proches des décideurs.

    L'écologie est donc bien aujourd'hui au service de la finance.