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  • L'écologie en voie de disparition ?

    Pour faire ma chronique, je fais comme tout le monde : quand mon actualité personnelle ne m'apporte pas un sujet sur un plateau, je tape Google actualités sur mon clavier et je cherche les thèmes qui peuvent retenir mon attention. Plus les jours passent, et plus je suis obligé de constater la raréfaction des sujets ayant trait à l'écologie et à l'environnement.

    pere-et-fils-sur-la-plage-de-sable-blanc-tropical.jpgPeut-être faudra-t-il leur envoyer un petit panda pour les secourir et faire monter le niveau, car en fin de compte, ces derniers temps, mon blog un peu de mal à trouver des sujets bien écolos comme on les aime pour se faire les dents.

    Si je tape Environnement sur Google actualités, je trouve 297 000 résultats. De la petite bière face à Football qui recueille 625 000 000 de réponses ! Avec le mot Ecologie, ce sont 29 000 articles qui apparaissent. Ridicule.

    Ridicule et plutôt réconfortant...

    Mais ça n'empêche pas Corinne Lepage de lancer son Rassemblement citoyen en Midi-Pyrénées, un groupuscule dont la seule vocation est d'être ensuite dévoré par ceux qui l'ont fait naître, Cap21 en tête. C'est La Dépêche qui nous l'apprend à l'occasion d'un des innombrables retournements de veste qui font le bonheur des commentateurs du mouvement écolo en France. La fermeté idéologique de ses membres n'a de cesse de nous surprendre. Aujourd'hui, c'est Elizabeth Belaubre, une figure de EELV, qui change de camp. Un tremblement de terre dans le paysage politique... Régis Godec, responsable du mouvement EELV dans la région confesse qu'il "n'y voit pas très clair." On peut le rassurer : ce n'est pas très grave.

    Madame Lepage fait le constat que la politique ne se fait plus dans les partis, ce qui n'est pas faux. La politique se fait aussi dans les blogs et nous y prenons notre part. Mais elle se fait aussi sur le terrain et là, il reste encore beaucoup à faire pour dénoncer tous ces tartuffes, comme le malheureux écolo-malthusien Stéphane Foucart, promoteur imprudent d'un pseudo-scientifique paranoïaque dont toutes les prédictions alarmistes se sont avérées de pitoyables fadaises, un certain Paul Ehrlich.

    C'est pourquoi l'avocate Lepage cherche à s'appuyer sur une base populaire pour fonder son action. Le principe "bottom-up", c'est à dire du bas vers le haut. On préférerait que tout cela se limite au "bottom" et reste au ras des paquerettes. On y travaille.

     

  • République Française vs Google et Twitter

    Les deux conflits qui opposent la nation française aux géants du net ne sont pas de même nature.

    Dans le cas de Twitter, on apprend par le quotidien L'Alsace que selon l’avocat de l’UEJF, M e Stéphane Lilti, Twitter a officiellement accepté « le retrait des tweets » que l’UEJF « lui signalerait ». « On a obtenu qu’ils appliquent spontanément la loi française, pour laquelle une injonction judiciaire n’est pas nécessaire au retrait d’un contenu manifestement illicite ». Le site américain se plie spontanément à la règle de la République.

    Dans le cas de Google, l'Etat français entend récupérer une infime partie des montagnes de brouzouf que le moteur de recherche se fait sans aucune contrepartie à partir de contenus comme celui que je suis en train de taper gratuitement à cette seconde.

    Les internautes de la planète sont bombardés à flux continu de publicités ciblées dont Google reste, en fin de parcours, le principal bénéficiaire. Pour figurer dans la petite fenêtre rose, en tête des résultats de recherche, il faut être le plus offrant. Il existe des tarifs forfaitaires mais aussi une gigantesque concurrence commerciale sur des créneaux ciblés de plus en plus finement.

    Dans une société où les revenus de l'Etat sont liés à l'activité du pays, et sur un réseau mondial où l'enthousiasme béat des babacools de la toile a laissé place à une jungle règlementée par la seule censure, mettre un peu de fiscalité est une façon de poser le débat : les libertaires de l'Open Source ne doivent plus être les "idiots utiles" des machines à pognon.

    La menace de Google de ne plus référencer les sites français est un geste d'une extrême gravité : il met à jour le totalitarisme basé sur les bons sentiments, il donne la mesure du pouvoir des multinationales sur les nations et trahit la motivation profonde cachée derrière les beaux discours : gouverner le monde. Ça vous rappelle quelque chose ?

    La réponse du gouvernement doit être de promouvoir un nouveau moteur de recherche conçu comme un service public, un outil d'excellence technologique comme nous sommes capables de le faire, neutre et républicain, sans peur du dénigrement idéologique de la droite. On pourrait les entendre d'ici : le marché dérèglementé étant synonyme de liberté, on a tôt fait d'en déduire qu'un tel outil géré par l'Etat serait liberticide, censurogène, et blablabli, et blablabla... De tels moteurs existent déjà (Exalead,par exemple) mais ne sont, à ce jour, dotés d'aucune plus-value d'équité ou de neutralité.

    L'autre totalitarisme des bons sentiments, l'écologie, devrait recevoir une réponse identique, réponse que nous préconisons dans ces pages depuis longtemps : que les grandes questions dites "écologiques" rejoignent le domaine républicain qu'elles n'auraient jamais dû quitter, celui de la santé publique, de la morale républicaine ou du bien commun.