Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

hyderabad

  • Hyderabad : encore des sous pour l'ONU

    A Hyderabad, au sommet mondial pour la biodiversité organisé par l'ONU, le premier ministre indien Manmohan Singh a exhorté les ministres de 70 pays présents à la session d'aujourd'hui mardi pour qu'ils donnent des sous et des moyens humains et techniques pour développer les programmes de l'ONU pour la biodiversité. C'est formidable.

    Cheque.jpg

    En effet, comme le rapporte l'article de Science et Avenir (vous avez bien lu: Science et Avenir), un spécialiste de la biodiversité travaillant à l'IDDRI, Institut sur le Développement Durable et les Relations Internationales, il faudrait trois à huit fois les crédits déjà engagés pour réaliser les 20 objectifs fixés par l'ONU. Il faut savoir que l'IDDRI est une organisation financée par GDF Suez, Veolia Environnement, EDF et Lafarge. Que des philanthropes ! De même, les chiffres invérifiables avancés par cet expert, Romain Pirard, sont établis par le FEM, Fond pour l'Environnement Mondial, une officine fondée par l'ONU et co-financée à l'origine par la Banque Mondiale. Et ainsi de suite. Ne cherchez pas, dans les justifications avancées, autre chose que des études prévisionnelles établies par des officines financées par l'ONU ou des groupes privés, à qui nous sommes censés décerner un brevet d'honorabilité en fermant les yeux.

    C'est plutôt en se bouchant le nez qu'il faut aborder ce panier de crabes onusiens : impossible de qualifier de scientifique de telles études. Impossible d'accorder la moindre foi à ces prévisions toujours plus alarmistes donnant des chiffres invérifiables à des degrés de précision terriblement bas ou ridiculement élevés.

    En attendant, des hordes de conférenciers, de petites mains, de compteurs de méduses en eaux troubles continuent d'exister pour servir exclusivement la gigantesque pieuvre appelée ONU, pour laquelle la défense de l'environnement représente l'occasion unique d'obliger les gouvernements à lui passer la main.

  • Conférence d'Hyderabad : l'anti-science en marche

    La onzième conférence mondiale sur la bio-diversité s'ouvre à Hyderabad, en Inde, sur une demande d'action rapide des Etats pour lutter contre la chute de la bio-diversité dans le monde.

    Cette conférence est née il y a 20 ans au Sommet de l'Empire Onusien, euh... pardon, au Sommet de la Terre de Rio. Elle est financée, bien sûr, par nos impôts, via l'ONU. Ce gigantesque "comité Théodule" a pour but de publier des objectifs inatteignables à des horizons invérifiables. Il est constitué d'experts et de ministres non élus, souvent ministres de l'écologie, véritables émissaires onusiens dans nos gouvernements souverains.

    Les débats enfilent comme des perles les propos invérifiables sur des chiffres bidonnés : l'UICN, l'Union Internationale pour la Conservation de la Nature, sorte de bras armé de l'écologie profonde, a dressé une liste rouge des espèces en voie de disparition. Elle établit, sans le moindre contrôle scientifique, des taux incroyablement élevés d'espèces en voie de disparition mais à la question "Comment cette liste est-elle établie ?", la réponse est :

    "Le système mis au point pour l’établissement de la Liste rouge est le résultat d’un vaste processus de concertation, d’élaboration et de validation de plusieurs années, mené par les experts de la Commission de sauvegarde des espèces de l’UICN."

    En d'autres termes, les experts de l'UICN dressent la liste de l'UICN. Bien sûr, il y a des critères quantitatifs : "taille de population, taux de déclin, aire de répartition géographique, degré de peuplement et de fragmentation de la répartition" mais il ne suffit pas de parler d'une chose sérieuse pour en parler sérieusement et cette production de données ne fait l'objet d'aucune contradiction d'origine scientifique.

    Ce qui permet au Nouvel Obs de rapporter fièrement que "D'après la liste rouge des espèces menacées de l'UICN, sur les 63.837 espèces évaluées, 19.817 sont menacées d'extinction, dont 41% des amphibiens, 33% des récifs coralliens, 25% des mammifères, 13% des oiseaux et 30% des conifères." Ça, c'est du journalisme ! Ces valeurs à 5 chiffres significatifs sont censés nous donner le tourni et plonger Mme Michu dans le désarroi le plus complet.

    Quel projet anime donc, d'un seul mouvement, tout ce petit peuple de l'écologie, tous ces petits bouffeurs de verrines en cocktails aux frais de la Princesse, pour qu'ils en oublient, d'une seule âme, tout esprit critique, tout esprit tout court, toute dignité ? De l'écologie, ils se foutent royalement ! Ils marchent sur la tête des compteurs de palourdes en eaux troubles, ils conchient les dégazeurs d'albatros à poil dur, ils méprisent les militants-bébés-phoques, tous ces gagne-petits de l'écologie triomphante rampant dans la mangrove idéologique issue du Troisième Reich.

    Le Graal de ces Diafoirus de la science, c'est la gouvernance mondiale de l'ONU, pour laquelle l'écologie est un tremplin laborieux mais, hélas, bien efficace !