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  • Ecologie : la pureté par l'impôt

    Comme je l'expliquais à l'inflexible Christophe Vieren, les principes fondamentaux de l'écologie politique sont l'élimination et la pureté. L'élimination, c'est Malthus, la sur-population, le Rapport Médose, l'écologie profonde (celle qui parle à l'oreille des cailloux). On connait.

    En ce moment, c'est plutôt le côté "pureté" qui travaille le gouvernement pour notre plus grand plaisir fiscal. La fiscalité écologique, nous apprend Wikipédia avec le talent consensuel qu'on lui connaît, c'est "une forme de fiscalité émergente qui vise clairement, par un signal-prix (et non directement par une norme ou loi contraignante) à protéger l'environnement et les ressources naturelles en limitant leur dégradation et surexploitation, voire en finançant leur restauration ou gestion restauratoire."

    L'aspect malthusien d'un tel programme politique est explicite. Il s'agit de faire en sorte que les choses (naissance, production, invention même...) n'aient pas lieu pour que tout aille mieux. La vision utopique est que l'être humain n'ait plus aucun effet sur son environnement, c'est à dire qu'il n'ait aucune raison d'être.

    fascisme vert,impôts,fiscalité écologique,écologie,écologistes,décroissance,véhicule électriqueCôté pureté, la taxe sur le diesel va nous apporter le grand air : en matraquant les pauvres qui roulent en diesel parce que c'est moins cher et ceux qui gagnent leur vie avec leur camion, on va sûrement obtenir qu'ils cessent de rouler en diesel. Le problème, c'est qu'il faudra bien compenser les pertes pour les entreprises et les ménages. La façon naturelle de compenser ces pertes sera d'embaucher moins en licenciant ou en mettant la pression sur ceux qui sont déjà en poste pour les uns, et consommer moins pour les autres. La pratique de la pureté amène logiquement à des effets malthusiens.

    En ce moment, le chiffon rouge de la pureté, c'est le véhicule électrique. C'est une question que je connais bien puisque je roule à l'électrique depuis 4 ans et demi maintenant, essentiellement pour me rendre à mon travail (j'en ai encore un, les écologistes ne l'ont pas encore réduit...). Le gouvernement imagine que l'objectif de la transition écologique, c'est le moindre risque sanitaire, le moindre risque nucléaire, essentiellement.

    Pas du tout !

    Le SEUL objectif de la transition écologiste, c'est la DECROISSANCE, c'est à dire la moins-disance sociale et le matraquage des classes moyennes et défavorisées pour les inciter à réduire la voilure et à entrer dans la PAUVRETE de façon CONSENTIE plutôt que contrainte. Les écologistes combattront la voiture électrique comme ils combattent aujourd'hui le véhicule diesel avec la même énergie (si l'on peut dire...). Le motif ? On le connaît déjà : l'électricité est d'origine nucléaire !

    Vous pensez peut-être que lorsque la part d'énergie renouvelable sera majoritaire, lorsqu'il n'y aura plus ou presque plus de nucléaire en France, plus de diesel, toute cette économie électrique aura leurs suffrages et qu'ils nous laisseront tranquilles. Illusions ! Revigorés par ces succès, ils n'auront de cesse de continuer à nous harceler au motif que l'eau est encore trop humide ou l'air que l'on respire trop chargé en CO2. Le vélo ? Trop de camboui ! L'éolien ? Trop de bruit ! Le tofu bio ? Trop de soja ! Le CO2 est une pollution mais c'est ce que l'être humain produit. Donc l'être humain est une pollution. C'est l'écologie profonde.

    L'essence de l'écologie politique, telle qu'elle s'applique aujourd'hui, est parfois qualifié de fascisme vert. L'habillage idéologique basé sur l'évidence (on recycle, on n'utilise pas ce qui n'est pas utile, on aime la verdure et les petits oiseaux, etc.) cache un véritable FASCISME, c'est à dire une politique d'élimination sociale favorable à la classe dirigeante, les bobos.