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luc ferry

  • Foie gras et Catalogne : le Nouvel Ordre écologique est en marche !

    C'est bientôt Noël et son cortège de bons sentiments. Les écolos de tous poils se grattent déjà la couenne pour savoir comment ils pourront bien nous gâcher la fête. J'ai reçu un petit envoi de ce genre de la part d'un jeune avec lequel j'ai travaillé la semaine passée. C'était un réquisitoire contre le foie gras. Vous savez, ces dossiers chocs comme seuls les militants anti-vivisection savaient en faire dans les années 70, avec des photos moches de trucs moches, passées 30 fois en boucle à la photocopieuse avant d'être insérées dans le texte pour être bien sûr que ça fasse moche sur moche et que le lecteur se sente coupable.

    Depuis Le Sang des bêtes (1949) de Georges Franju, on n'a pas fait tellement mieux. Ils peuvent toujours s'accrocher à nous barbouiller de la souffrance animale...

    écologie profonde, foie gras, cirque, Catalogne, Georges Franju, Luc FerryAvec Le Nouvel Ordre écologique de Luc Ferry, qui a heureusement établi un cordon sanitaire autour de ces idéologues, on sait sur quel bord se situe l'écologie : qu'il soit social, culturel ou animal, le darwinisme est toujours aussi naturel que d'extrême droite. La haine du genre humain aussi.

    Appliquer le droit humain à des animaux qui n'ont rien demandé (ni inventé), c'est un peu comme poser un jeu d'échec à côté d'une fourmillière en criant "Amusez-vous bien, les filles !" C'est juste absurde et dangereux, puisqu'il s'agit, du même coup, d'abaisser la valeur de la vie humaine. C'est la thèse des partisans de l'écologie profonde, Arne Naess et consorts, et tous ceux qui, à sa suite, haïssent franchement l'espèce humaine. Il existe, sur cette planète, plusieurs associations, organisations qui prônent explicitement la disparition de toute l'Humanité ou presque. En ce qui les concerne, leur humanité a déjà disparu. L'avantage, c'est qu'un génocide raconté par Arne Naess, c'est tout de suite plus sympathique...

    J'ai déjà parlé du caractère foncièrement haineux de la culture moderne catalane à l'égard de l'espèce humaine. C'était au sujet de l'interprétation anachronique de l'histoire par des idéologues que l'on qualifierait ici de boboïstes. On en a un nouvel exemple avec cette loi à voter la semaine prochaine au Parlement de Barcelone, qui interdira les numéros de cirque avec des animaux. Les pauvres bêtes seraient, comme les oies landaises, mal soignées. Plutôt que de demander à leurs responsables de les soigner mieux, on préfère tout interdire. A quoi servirait un beau parlement si ce n'était à interdire.

    "Ce que j'aime chez mon chat, ce sont ses qualités humaines..." me dis-je de temps en temps.

    Mais j'espère que vous trouvez encore ça drôle.

  • Homoparentalité : le retour du débat

    On le sentait bien dans les médias : le débat sur l'homoparentalité semblait confisqué, déjà tranché. Il faut bien hélas reconnaître un mérite aux maires UMP que leurs collègues de l'Île aux Enfants n'ont pas eu : celui de remettre sur la table des éléments de discussions face auxquelles les réactions habituelles n'ont pas prise.

    On a eu le même mécanisme pour l'écologie : "Comment ? Vous vous élevez contre l'écologie ? Vous êtes contre les bébés phoques et la gélinotte mordorée ? Vous voulez que tous les animaux meurent ?"

    Tous les animaux ? Non, juste quelques représentants de l'espèce homo cretinus ecologicus.

    Pour le débat sur l'homoparentalité, les psys commencent à parler et à donner des arguments intelligents, sensibles, fondés sur l'expérience. Alors évidemment, les journalistes sont emmerdés. On voit bien qu'ils ne réservent leurs questions embarrassantes qu'aux débateurs du "mauvais" côté mais ils ont bien du mal à les faire passer pour de vieux réacs disciples de Christine Boutin. Ils ont du mal à leur demander : "Comment ? Vous n'aimez pas les homosexuels ?"

    Ces nouveaux débateurs compétents ne font pas les "idiots utiles" de la droite catholique. Ils amènent une vraie plus-value au débat, une hauteur de vue qu'il est bien difficile de prendre quand on est journaliste à France-Inter.

    Il suffit de réécouter Patrick Cohen ce matin sur cette radio : on aurait dit qu'il modérait un débat entre Cécile Duflot et Jacques Cheminade !

    Evidemment, face au GIEC, à l'ONU, face aux torrents de bons sentiments relayés par l'Île aux Enfants (la gauche bobo) comme hier face au Club de Rome, au Club des 1001, il est plus difficile aux intellectuels comme Luc Ferry ou Pascal Bruckner qui élaborent un discours critique sur le totalitarisme écologique de se faire entendre. Mais il est toujours bon de constater que le débat peut resurgir au moment où on l'attend le moins.

    Comme, de toutes façons, le débat est déjà réglé d'avance à l'Assemblée et au Sénat, au moins les citoyens auront été prévenus.