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mélenchon

  • Violences radicales à Air France

    L'écologie sera la dernière trahison de la gauche en France.

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  • Cantonales à Brignoles : une sanction infâmante

    Les élections cantonales partielles qui ont eu lieu à Brignoles ce dimanche sonnent comme une sanction pour la gauche. C'est le journal d'annonces publicitaires Le Nouvel observateur qui nous l'apprend. Comme une sanction à de nombreux égards.

    D'abord, la gauche actuellement au pouvoir paie sa politique illisible et son reniement des classes moyennes. Pendant que Le Pen s'incruste dans le paysage politique avec ses idées simplettes propres à convaincre un électorat classe moyenne laissé en jachère, Hollande continue d'assumer le massacre fiscal du consommateur en écoutant davantage le MEDEF que Mélenchon. Le PS et la tire-lire. Classique.

    brignoles,écologie,mariage homosexuel,le pen,urbain trop urbain,medef,mélenchonDeuxième sanction : le soutien aux écologistes. On ne sait plus très bien s'il s'agit d'un soutien ou d'une bouée de sauvetage. Les affaires qui ont secoué le PS et ses cadres, l'affaire Cahuzac, ont laissé des traces. Se dissimuler derrière une candidature non-PS peut être une stratégie. Hélas, elle est là aussi illisible : les écolos se distinguent, dans le paysage politique français, par leur amateurisme et leur incohérence. A rester dans un gouvernement dont ils ont si peu à attendre, ils montrent leur dépendance aux structures de pouvoir. Leur discours, antisocial et fiscophile à l'extrême, ne peut servir que de repoussoir. Aujourd'hui, le marqueur de l'écologie, c'est l'impôt. La gauche doit en tirer les leçons et réduire impérativement la voilure de ce côté.

    La politique raciste et xénophobe du parti anti-républicain de Mme Le Pen arrive donc en tête avec 40%. Les électeurs ont préféré l'écologie ethnique à l'écologie du CO2. La pureté raciale à la pureté de l'air. Le vide politique laissé par la gauche est donc occupé par un caca idéologique mais il ne faut pas s'y tromper : ce score est obtenu malgré une dissidence, signe d'une discipline de parti qui devrait jouer comme un signal d'alarme.

    Ce ne sont pas les incantations de Mme Touraine sur la reprise économique qui vont y changer quelque chose : les Français associent ce gouvernement à l'injustice fiscale et au déni des classes sociales actives. A ne pas avoir préparé la réforme fiscale attendue pendant qu'ils en avaient le temps, les socialistes se retrouvent pris au piège du calendrier. Trop tard pour engager une réforme ambitieuse.

    Pendant que la fille de Jean-Marie fait un score à deux chiffres, le quotidien boboïste Libération poursuit sur le mode de l'alter-mondialitude en relatant les élucubrations du "collectif" Urbain, trop urbain (comprenez, Urbain, trop d'humains) qui s'est encore offert un Forum ce week end à Toulouse. De nouveaux impôts, de nouvelles contraintes de circulation en ville, de nouveaux emmerdements : c'est le message envoyé aux électeurs.

    A s'être aussi longtemps amusés avec des hochets politiques comme le mariage pour les homosexuels ou l'écologie pour les nuls, les socialistes ont loupé le rendez-vous. Comme pour le Traité constitutionnel européen qui, en privant l'Europe d'une occasion unique de se structurer, aboutit à une gabegie politique continentale, l'erreur se paie cash.

    La France va mal. Elle s'apprête donc à laisser les clés aux ânes de l'extrême droite. C'est l'échec d'une génération, la faillite d'une élite contestée qui s'est laissée éblouir par de fausses doctrines politiques (l'écologie, le mariage homosexuel, le pétard pour tous comme marqueurs de progrès social) et par ceux qui ont vraiment le pouvoir : les banquiers.

    L'avenir n'est ni rose, ni vert. Il n'est même pas "bleu marine". Il est brun, couleur caca.

  • Abus de confiance

    Le Nouvel Observateur, l'organe central du Parti des Bons Sentiments (c'est à dire la gauche d'extrême droite), cherche à nous faire comprendre comment le réchauffement climatique menace des espèces non-menacées avec cet article. Avec une bonne dose d'auto-persuasion et de conditionnels, le plumitif appointé à la cause fait état d'une étude de l'UICN à ce sujet.

    uicn,iucn,nouvel observateur,mélenchon,le pen,cahuzac,tapieAutant dire que l'esprit critique n'est pas la préoccupation première de ce type d'article. En effet, l'UICN est officiellement une ONG mais en réalité, c'est un organisme financé par l'ONU et destiné à promouvoir la vision malthusienne des partisans du réchauffement planétaire. Fondé en 1948 à l'issue d'une conférence internationale à Fontainebleau, il est dès le départ placé sous l'égide de l'UNESCO.

    L'orientation malthusienne de l'étude est manifeste : "La perte de l'habitat animal provoquée par la hausse de la population humaine, la surexploitation et la présence d'espèces envahissantes sont les principales causes d'extinction (...)."

    Avec des formulations comme : "Un groupe de scientifiques de l'Onu a estimé que 20 à 30% des espèces au niveau mondial sont confrontées à un risque croissant de disparition si les températures augmentent de plus de deux ou trois degrés au-dessus des niveaux de l'ère pré-industrielle." on aboutit à de terribles certitudes. Celles que l'ONU se paie notre tête. Avec des "si", on mettrait Paris en bouteille, comme dit le proverbe. C'est déjà un peu ce que font les écologistes à Paris depuis qu'ils y sont. La politique anti-voiture radicale du conseiller Cochet n'a produit jusqu'ici que des embouteillages.

    Pendant que le Nouvel Obs et l'ONU se moquent du monde, Marine Le Pen continue sa progression, soutenue avec un zèle insurpassable par toute la classe politique en déconfiture. A gauche (enfin, si l'on peut dire...), l'affaire Cahuzac n'en finit pas de nous faire rire jaune tandis qu'à droite (enfin, ce qu'il en reste après cinq ans de sarkozisme), l'affaire d'Etat n'en est qu'à ses débuts. Inutile de s'énerver, pas la peine de faire le coup de poing, de promouvoir la purification ethnique devant un camp de Roms comme elle l'a déjà fait : la fille de Jean-Marie Le Pen se disculpe mollement face à l'agression ignoble d'un militant du Front de Gauche. Elle sait que le temps travaille pour elle ainsi que les hommes politiques.

    La location dispendieuse de locaux au Boulevard Haussmann pour la Banque Publique d'Investissements arrange bien les affaires de l'extrême droite : pendant que les Français se serrent la ceinture et voient leur pouvoir d'achat en chute libre, les élites autogènes continuent de se croire à la cour de Louis XIV. Le Front national, l'ami du pognon, joue sur la vague du paupérisme pour conquérir le pouvoir et conforter celui de ses amis les riches.

    L'écologie façon ONU, avec son discours alarmiste, ringardise totalement le discours de progrès qui devrait prendre le relais et redonner de l'espoir. C'est pourquoi le Front de Gauche ne parvient pas à s'imposer. Promoteur d'un message écologiste pas clair et boudé par les journalistes, Mélenchon n'arrive pas à renverser la tendance. Il fait l'erreur de se battre sur un terrain déjà occupé depuis les années soixante par les écolo-malthusiens, c'est à dire par l'extrême droite.

    Avant le hold up électoral final que s'apprète à lancer Marine Le Pen en abusant de la confiance de l'électorat populaire avec des promesses néo-poujadistes et racistes, Mélenchon doit absolument changer de stratégie et débarrasser le message progressiste de la gauche du fatras écolo avec lequel il se trouvera obligatoirement perdant.