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malthus

  • Nicolas Hulot ? Méfiez vous ! I' peut r'venir !

    Oui, bien sûr... on l'a échappé belle ! Nicolas Hulot aurait pu devenir le Grand Vizir de la République française en occupant un poste de super-ministre de l'écologie.

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  • COP21 : le double discours des écologistes

    Un article sur le site notre-planète.info me fait dresser le sourcil : "Sera-t-il question de démographie à la COP21 ?". Pourquoi cette question ? Le rédacteur de l'article, un pigiste du nom de Claudec, se demande à voix haute si la COP21 va prescrire une réduction du nombre d'humains dans les conclusions de son prochain rapport. Il ne dit pas, ce délicat individu, si le GIEC doit commencer par proposer d'éliminer les écologistes...

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  • Mais où est passé le budget carbone ?

    J'ai essayé de lire le projet de loi sur la fameuse transition énergétique. Je suis tombé sur une expression pleine de promesses : "budget carbone", page 2 au paragraphe III. Voici la citation : "La politique énergétique nationale a pour objectifs :« 1° De réduire les émissions de gaz à effets de serre de 40 % entre 1990 et 2030 et de diviser par quatre les émissions de gaz à effet de serre entre 1990 et 2050. La trajectoire sera précisée dans les budgets carbone mentionnés à l’article L. 221-5-1 du code de l’environnement ;" Suivent d'autres objectifs qu'on pressent et qu'on espère tout à fait fantaisistes, destinés à nous faire passer le goût de nous déplacer pour autre chose que pour aller travailler, voter et payer nos taxes vertes.

    Crédit carbone, Soleil vert, Soylent Green, Malthus, budget carboneN'écoutant que mon courage, je suis retourné voir le Code de l'Environnement et son article 221-5. Déception. Il s'agit d'un article de deux lignes au sujet des outils de mesure de la pollution atmosphérique. Il doit y avoir un défaut quelque part. Le rédacteur, payé avec mes impôts, a sûrement dû se tromper d'article, car on peut imaginer qu'un budget carbone, c'est par définition contraignant. C'est un peu comme si on faisait un budget vie. "Bon, toi, mon gars, tu as assez vécu. Il serait temps de passer la main, que d'autres puissent mettre du carbone dans l'atmosphère à ta place !"

    Donc je cherche dans tout le Code de l'Environnement l'apparition de cette notion inquiétante. Nulle part. Elle ne s'y trouve nulle part. J'en suis là pour l'instant et je m'interroge sur la compétence du rédacteur de ce projet de loi finalement assez terrifiant. Ou plutôt, j'en étais là : j'ai cherché ce qui pouvait bien parler de Budget Carbone dans notre joli monde actuel. Deux sources ont retenu mon attention :

    1) les Anglais veulent mettre en place un budget carbone. Les Anglais ! Les ANGLAIS ! Quels fouteurs de merde, ceux-là... On se souvient du Cachemire, de la Palestine en 1929, de l'Irak des années 20 ou de l'Irlande du Nord. Partout où s'installe un conflit sur des générations et des générations, les Anglais sont de la partie. En ce moment, c'est Hong Kong... Ils étaient les premiers à voter de belles paroles contre l'esclavage, en faisant semblant de l'abolir chez eux !

    Maintenant, le pays de Malthus veut nous donner une leçon de Malthusianisme ? Qu'ils nous donnent une leçon d'Europe en quittant cette vénérable assemblée. Ouste ! Go home avec vos Carbon Budgets !

    2) C'est un article de 2011 qui s'intitule :Enjeux juridiques du contrôle des émissions personnelles de gaz à effet de serre par un dispositif de carte carbone.

    Les auteurs de ce projet sentent bien qu'ils ne jouent pas sur du velour : "La carte carbone individuelle est un dispositif innovant, qui permet d’impliquer les particuliers dans la lutte face au changement climatique. Ce dispositif consiste à limiter leurs émissions de gaz à effet de serre, ce qui suppose de suivre leur consommation de certains produits et services. Ce mode de contrôle des émissions personnelles soulève parfois des controverses, la carte carbone pouvant être perçue comme un instrument de rationnement potentiellement liberticide." (C'est moi qui souligne)

    Quelle modestie ! Ou bien ces trois auteurs ne savent pas de quoi ils parlent, ou bien ils font semblant. Il ne s'agit pas de supprimer des libertés mais des êtres humains. On continue la présentation.

    "Ces deux aspects sont discutés sur la base d’une analyse comparative de la conception et des modalités de mise en œuvre des différents dispositifs de carte carbone, établis ou envisagés en Europe et aux États-Unis. Il en ressort que les controverses ne sont pas réellement fondées."

    Je ne demande qu'à voir donc je lis l'article (un peu insipide) et je tombe sur la conclusion qui ne change rien sur le fond, tout en s'interrogeant surtout sur la façon de faire passer la pillule : "La notion de rationnement ne semble cependant pas appropriée car elle renvoie à l’idée d’une limitation fixe des émissions. Les termes de limite ou de plafond flexible sont plus opportuns. Le budget carbone individuel serait en effet modulable, puisqu’il serait assorti d’un mécanisme de récompense et de pénalité en fonction de son respect ou de son dépassement.

     

    Au secours ! Soylent Green (Soleil vert) est de retour ! A quand les pelleteuses ramassant les pauvres qui auront épuisé leur crédit carbone et ne seront pas solvables pour l'alimenter ou payer les pénalités ?

    Une référence fausse dans un texte de loi en préparation, une expression faisant directement référence à des procédés malthusiens de sélection et de réduction de l'Humanité, des Anglais qui continuent de rêver devenir les maîtres du monde... Franchement, vous restez écologistes après tout ça ?