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  • Marianne : du chou neuf avec du vieux tofu

    Pour la nouvelle maquette de Marianne, l'hebdo s'est surpassé. C'était promis mordicus, pourtant, et nous allions voir ce que nous allions voir.

    Pas déçu. Les voilà qui découvrent que la Terre est ronde, et qu'elle est peuplée d'écologistes radicaux, végétariens pur jus de carotte, 100% sans OGM, et que cette population urbaine, diplômée, souvent lectrice de Télérama et de la bonne pensée mainstream, mélange spiritualité, superstition et new age avec entrain.

    Cela fait pourtant plusieurs années, quatre pour être exact, que ce blog dénonce les dérives extrême-droitières de l'écologie radicale, malthusienne, à laquelle sont nettement associés tous les mouvements de défense des droits des animaux, tous les censeurs vert-de-gris de la gauche bobo, rouleurs de vélib', d'autolib', bouffeurs de tofu bio, toute une fourmilière humaine qui ne sait plus distinguer un être doué de raison et un organisme livré à ses instincts. Normal qu'elle veuille appliquer aux criquets ce qui n'est valable que pour elle seule. Les Droits de l'Homme pour les agneaux !

    escargots.jpgMarianne rapporte, avec justesse, que le végétarisme est né des privations dans la classe ouvrière, encouragé par le clergé et le patronat, dans le nord de l'Angleterre. Pas vraiment la gauche, quoi... L'article est plutôt complet mais tellement rebattu. On sait déjà à quel point le végétarisme s'intègre à un dispositif idéologique beaucoup plus vaste et racoleur, utilisant des modes de séduction finalement assez proche de ceux que pratiquent les partis d'extrême-droite ou les sectes. L'obsession de la pureté, la peur des maladies, l'anxiété millénariste, l'instrumentalisation d'évidences impossibles à réfuter, le chantage aux bons sentiments, toutes ces méthodes fonctionnent à plein régime.

    Ce qui incite les tenants du steak de soja à vous expliquer qu'en mangeant moins de viande, ils sauvent la planète. Tout y est ! La mystique, le millénarisme, la pensée magique, le sacrifice expiatoire... Jusqu'au playboy journaliste Aymeric Caron qui ordonne (en anglais, c'est tellement plus chic) : "No steak"

    A quoi il convient, bien sûr, de répondre : "Ta gueule ! Je mange ce que je veux !"