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nucléaire

  • Ecologie : une secte nihiliste

    Je lisais un article sur le projet d'île artificielle en Belgique. Ce sont les mangeurs de tofu bio du Monde qui nous l'apprennent. L'idée est intéressante : il s'agit de stocker l'énergie éolienne sous la forme d'un puits. Quand il y a trop d'énergie, on pompe l'eau vers l'extérieur du puits. Quand il en manque, on produit l'électricité de façon hydroélectrique en faisant revenir l'eau vers l'intérieur du puits. On transfère l'énergie électrique en énergie potentielle.

    Doel, nucléaire, éolien, stockagePourquoi pas. Vous savez ce que je pense de l'énergie éolienne en général, et des sources d'énergie à la con. Mais bon, pourquoi pas.

    Cette installation est censée remplacer la centrale de Doel qui fait 3GW.

    La Belgique pense que cette installation permettra de réguler 2,3GW d'ici 2020. Evidemment ça ne fait pas le compte.

    De la meme façon, l'article nous apprend qu'une île un peu moins gigantesque est à l'étude au Danemark pour produire l'équivalent d'une journée d'électricité pour la ville de Copenhague. Il ne reste plus que 364 autres îles de 3,3km² à réaliser pour que le compte y soit... rien que pour la ville de Copenhague !

    Le compte y est d'autant moins que l'éolien ne produit qu'un tiers de sa puissance nominale quand il est installé en mer.

    Pour cette magnifique installation de 2,5km de diamètre située à 10km des côtes et faisant 10m de haut, aucun risque de défigurer le paysage !

    Le pompon, c'est la pigiste de l'organe boboïste qui nous le livre sans s'en rendre compte : "Reste la question du bilan carbone de tels projets, la pollution occasionnée par la construction et la mise en fonctionnement des îles pouvant surpasser, du moins à court terme, l'intérêt environnemental de produire une énergie renouvelable." Hallucinant, non ? En d'autres termes, et comme à leur habitude, les écolos, par la voix de leur porte parole, mettent face à face des réalités sans rapport les unes avec les autres. Vous avez bien lu : les écologistes pourraient eux-mêmes s'opposer à la réalisation de l'île, mettant en balance une installation nucléaire, qui de toutes façons a fait son temps, et les procédés industriels complexes et parfois risqués qu'elle suppose, avec une île certes coûteuse à fabriquer mais ne nécessitant aucun combustible ni beaucoup d'entretien. Même si le dispositif suppose une diète insupportable en terme d'économie d'énergie.

    C'est une illustration du nihilisme écologiste : ce à quoi ils s'opposent, c'est simplement l'existence d'une source d'énergie. Le Paradis écologiste est un désert glacé où l'être humain n'a pas sa place. Une secte nihiliste, quoi !

  • RNR : ce que ne veulent pas les malthusiens

    La nouvelle filière des Réacteurs à Neutrons Rapides est exactement ce que craignent les écologistes. Suite à la passe d'arme avec Arnaud Montebourg ces derniers jours, les écologistes avouent, par la voix de Noël Mamère, ne pas avoir de réponse au projet de réacteur de 4e génération, le projet Astrid.

    Ce projet représente bien plus qu'une solution à la filière nucléaire. Il représente un mouvement général auquel les malthusiens auront bien du mal à répondre.

    En effet, un des défauts très grave des réacteurs classiques était d'utiliser un combustible de masse atomique élevée (uranium) pour produire des déchets de masse atomique encore très élevée comme le plutonium. Plus la masse atomique est haute et plus les sous-produits sont nombreux et aléatoires. Plus la masse atomique est élevée et plus le temps nécessaire (en dizaine de milliers d'années) à la radio-activité pour s'épuiser est long.

    La tentative du projet Super Phénix, dont les écologistes ont eu la peau, était de chercher à utiliser du combustible de masse atomique moins élevée pour produire des déchets de masse encore moins élevée, mais avec l'énergie de fusion.

    Le projet Astrid reprend cette perspective, mais avec l'énergie de fission, et cherche, de façon plus convaincante, à produire de l'énergie avec des éléments de masse atomique plus faible.

    Si l'humanité devient capable de limiter l'impact de la question des déchets nucléaires tout en produisant de l'énergie, ce serait une catastrophe pour l'écologie : l'argumentaire apocalyptique vole partiellement en éclat et la terreur à l'égard des déchets, terreur qui constitue le fond de commerce de mouvements comme Greenpeace, pourrait devenir sans objet.