Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

poutine

  • COP21 : le double discours des écologistes

    Un article sur le site notre-planète.info me fait dresser le sourcil : "Sera-t-il question de démographie à la COP21 ?". Pourquoi cette question ? Le rédacteur de l'article, un pigiste du nom de Claudec, se demande à voix haute si la COP21 va prescrire une réduction du nombre d'humains dans les conclusions de son prochain rapport. Il ne dit pas, ce délicat individu, si le GIEC doit commencer par proposer d'éliminer les écologistes...

    Lire la suite

  • Un peu d'anticipation

    Dans une pige du dernier Marianne, bien cachée page 83, invisible sur le site internet, Aude Ancelin fait une nouvelle fois la peau à Alain Finkielkraut avec, comme toujours, l'accusation de "réactionnaire". J'écoute l'écrivain-philosophe sur France-Inter ce matin et je trouve son argumentaire plutôt raisonnable et écoutable : l'image de la France proposée à ceux qui veulent la rejoindre et en faire partie est une image négative, ou au mieux vide et sans saveur, en particulier de la part de la gauche française. Cette dernière, au lieu de perdre son temps à des hochets de progrès, ferait mieux de reprendre le terrain républicain laissé aux démagogues du Front National. Au lieu d'argumenter sur ce débat, qui mettrait les cadres de l'Ile aux Enfants en demeure d'examiner leurs pratiques, on préfère mettre en cause par l'insulte. L'article d'Aude Ancelin, tous ses ne... que..., ses formules péjoratives et ses attaques ad personam visant une fois de plus à faire de Fink' un penseur d'extrême droite, n'amène strictement rien de ce point de vue. Pathétique.

    Comme une affamée "errant dans la Jungle du politiquement correct", Aude Ancelin tombe à bras-raccourci sur l'interview que Finkielkraut donne à Elizabeth Lévy sur RCJ le 22 septembre dernier au sujet de l'islamophobie, et interprète les constats qu'il dresse comme des gestes promotionnels en faveur du Front National. Ce n'est plus de la cécité mais de la mauvaise foi.

    On peut en profiter pour faire un peu d'anticipation. La gauche française, toujours aveugle et sourde, continue sa politique de droite, son meccano sociétal inutile, et persiste à soutenir l'option ethnique choisie par Valls. Le Pen poursuit sa progression et fait un carton aux municipales. En 2017, face à Fillon qui trébuche, la fille de Jean-Marie prend le pouvoir et fait élire un parlement d'extrême droite. Les serments populistes sont bien vite oubliés et on retrouve les bons vieux réflexes droitiers, avec le clientélisme et la matraque en plus. La liberté de la presse vit ses dernières heures. Les milices, rendues légales, sillonnent les quartiers.

    Anticipons toujours...

    Un jour, dans une banlieue défavorisée proche de Paris, un Français "de souche" est assassiné à coup de couteau par un inconnu. Des vidéos de surveillance laissent penser que le coupable pourrait être un homme d'origine méditerranéenne et probablement musulmane. C'est, en tous cas, ce que suggèrent les médias, désormais tous proches du pouvoir. Aussitôt, aux cris de "La France aux Français !", les mêmes milices saccagent des commerces tenus par des personnes d'origine méditerranéenne, fussent-elles françaises. Lynchages, violences, destructions. Venue pour s'interposer, la police est accusée par la population de protéger ces personnes. Pour faire cesser ces désordres, cette dernière, avec l'autorisation du gouvernement, opère des rafles chez les populations méditerranéennes et musulmanes, en particulier sur les chantiers de bâtiment ou les entreprises de nettoyage, rafles soigneusement retransmises à la télévision.

    finkielkraut,marine le pen,russie,azeri,poutine,anticipationC'est de l'anticipation, bien sûr. Nous ne sommes pas en Russie où des Azeris sont stygmatisés avec la bénédiction des pouvoirs publics. Nous sommes en France où des lynchages aux cris de "La France aux Français !" n'auront sûrement jamais lieu, n'est-ce pas ?