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pujadas

  • Tintin dans l'Île aux Enfants

    Les otages sont revenus du Cameroun et avec eux la bonne pensée médiatique.

    otages, Cameroun, UNESCO, Nigeria, Boko HaramIls étaient partis faire du tourisme mais sont devenus d'un seul coup plus réels sous la forme d'otages, dans une région proche de zones où quelques bandes d'abrutis déguisés en religieux cherchent à rappeler leur présence au reste du monde. Pendant deux mois, on n'avait plus entendu parler d'eux. Ils n'étaient même pas sur la liste des français retenus en otage que Pujadas nous rappelle avec ferveur tous les mercredis soirs. Deux mois durant, ils avaient disparus des écrans et nous avions l'impression que des négociations étaient en cours, qu'il fallait maintenir leur anonymat ou je ne sais quelle autre bilevesée. En réalité, ils avaient disparus de nos écrans parce qu'ils étaient devenus REELS.

    Ils nous rappelaient d'un seul coup que le Parc de Waza, sur un territoire grand comme le département de l'Essone, abrite une réserve gérée par deux organisations policières, l'UNESCO, le World Monitoring Conservation Center et le gouvernement camerounais pour maintenir la très sainte bio-diversité, en clair une annexe de l'Île aux Enfants. Sur ce territoire merveilleux, le bobo, qu'il soit usager du parc ou spectateur de la chaîne Planète, était censé oublier sa condition réelle pour ne se concentrer que sur celle de Gentil Touriste. Aujourd'hui, gloubi-boulga pour tout le monde...

    Le Cameroun, miné par une corruption endémique, lorgné avec appétit par la Chine, est la cible du groupe anti-occidental Boko Haram. Cette secte islamiste fondée en 2002 par un illuminé agressif du nom de Mohamed Youssouf est représentative ce que l'Afrique peut produire aujourd'hui comme ressentiment à l'égard de l'Occident colonisateur. Après la décolonisation, le pillage impérialiste s'est maintenu, laissant les populations dans une misère noire, aux mains de dictateurs aussi corrompus qu'étrangers à la notion de gouvernance démocratique. Il arrive que des citoyens chinois soient retenus en otage, comme au Soudan où certains ont été exécutés. Mais au Nord-Cameroun, la cible est explicitement occidentale.

    Mais voilà. Tout est rentré dans l'ordre. Les otages vont pouvoir oublier, et nous avec, ce bref moment de réel qui peut nous avoir distrait du circus médiatique ambiant : Claudé Guéant insultant la justice ou l'impossible existence d'opposants au mariage homosexuel. Retour dans l'Île aux Enfants.

  • Transition énergétique : préparer les esprits par la propagande

    Hier soir, sur France2, David Pujadas présente un sujet censé faire le point sur la question du réchauffement-changement climatique-planétaire. Le reportage est paré des vertus de l'objectivité, de l'impartialité car, on va voir ce qu'on va voir, promis juré, on pourra y entendre des opposants au dogme écolo. Incroyable ! Sensationnel ! Voilà du vrai journalisme comme on aime !

    1705329_batho2.jpgHélas, on est très rapidement déçu. Les premières phrases sont péremptoires. Circulez ! Y a rien à voir ! Pas de débat et surtout pas de débat scientifique ! Il y a un réchauffement planétaire et celui-ci fait l'objet d'un CONSENSUS scientifique à 90%. Là, on entend un "scientifique" affirmer toujours de façon péremptoire que... enfin, vous connaissez la chanson. On l'entend de façon très consensuelle à chaque heure de chaque jour dans tous les médias.

    Car aujourd'hui, c'est ça, la science ! Un consensus médiatique : il suffit de trouver le moyen d'affirmer 100 fois une connerie dans les médias pour passer pour Albert Einstein. Regardez ce qui est arrivé au malheureux Dukan.

    Seul le valeureux Vincent Courtillot, très habitué des coups tordus médiatiques et sachant qu'il n'a que quelques secondes d'alibi pour présenter sa vision scientifique des choses, nous donne un point de vue de chercheur.

    C'est quoi, un point de vue de chercheur comparé à ce carnaval pseudo-scientifique ? C'est quand on admet être contredit sans traiter son interlocuteur de révisionniste. C'est quand on pose pour principe que les théories des autres peuvent être contredites même si ces zôtres manient l'insulte et le lynchage médiatique mieux que personne. C'est ne pas se coucher, plein d'acquiescements, devant le premier financement onusien venu.

    C'est qu'il s'agit pourtant de préparer les esprits à l'économie de guerre que nous prépare le ministère de la pénurie durable. Delphine Batho, qui n'a pas la lumière à tous les étages, a entrepris de faire éteindre tout le monde après 22h. Bientôt la margarine et le gazogène...

  • Les infos de l'absurde...

    Hier soir, au 20h de France 2, David a été brillant : prendre 10 minutes pour dire qu'un sujet ne vaut pas 10 minutes, c'est tout un art.

    Difficile de passer à côté de l'occasion : un incident à Fessenheim. Du pain béni pour les fidèles, les sympathisants et les adorateurs de la secte écologiste. Ils sont nombreux malgré le score aux présidentielles.

    Au 20h de France 2, c'est le bal des faux-culs : premier titre de l'édition du soir, puis envoyée spéciale pour dire qu'il ne s'est presque rien passé et enfin, animation video sur le plateau pour montrer l'endroit où l'événement s'est déroulé. Un petit dégagement d'eau oxygénée et deux employés même pas brûlés au premier degré.

    Dans la presse internet, c'est aussi le festival.

    Challenges, qui promet la vérité sur l'incident, affirme que l'"accident arrive au plus mauvais moment pour les lobbies". Néanmoins, le reste de l'article détaille assez bien d'honnêtes arguments.

    Si l'on veut rire, par contre, on peut aller sur le site de Green-pisse qui ne sait pas comment prendre les communiqués pour leur faire dire ce qu'ils n'ont pas dit. Quand on ne peut que se taire, on demande de la transparence.

    Si on veut vraiment se taper le cul par terre, on peut lire sans vergogne Michel de Pracontal sur Mediapart, le média festiviste. L'article démarre par "Fukushima à Fessenheim, est-ce possible ?" Mauvais souvenir d'un fessée à Fukushima ? Le lecteur s'interroge...

    Tout est donc affaire de vocabulaire : pour les uns, c'est un incident, pour les autres un accident.

    Sans surprise, la mairie de Strasbourg en profite pour rappeler ses positions, histoire d'exister, pendant que L'Expansion/L'Express joue sur les mots et parle d'un "accident chimique", histoire de relativiser et de calmer tout le monde, surtout les sarkozystes...

    Heureusement que Michel Alberganti rappelle que si l'incident s'était passé ailleurs, personne n'en aurait parlé. Et de souligner qu'à force de sauter sur n'importe quoi, le journaliste écolâtre empêche son public de se poser les bonnes questions. Empêcher de se poser les bonnes questions, c'est pourtant l'essence de l'écologie, non ?

    Ce matin, en débouchant mes chiottes, j'ai mis de la crotte sur mes chaussures. David, j'attends tes journalistes !