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totalitarisme

  • Au gouvernement aussi, l'écologie est totalitaire !

    Delphine Batho, la ministre française de l'écologie durable et de l'énergie rare, vient d'annoncer qu'elle enverra à chaque ministre du gouvernement une "lettre de cadrage environnemental" qui fixera des objectifs écolos "dans la politique du secteur dont il a la charge."

    La nature englobante et totalitaire de l'écologie n'est pas anecdotique : elle est inscrite dans son code génétique, dans son histoire, dans sa genèse. Les innombrables exemples, comme autant de justifications, du flicage généralisé qui s'étend aujourd'hui sur nos quotidiens n'est pas davantage une lubie passagère.

    La nature néo-religieuse de l'écologie n'est pas non plus le fait de quelques allumés radicaux, bouffeurs de tofu bio, accros du vélo en milieu hostile. L'écologie est religieuse, anti-républicaine et totalitaire par nature. Pour elle, un "bon" humain est un humain mort, un humain qui ne roule pas en voiture, qui ne consomme pas de pétrole, qui ne consomme pas d'électricité non plus, surtout si elle est d'origine nucléaire, qui n'utilise pas internet et ses serveurs si gourmands en énergie, qui n'achète pas de produits importés, qui ne fait pas de tourisme, qui n'impacte pas son environnement, qui ne pète pas, qui ne rejette pas de CO2 quand il respire, etc. etc. etc.

    La "lettre de cadrage environnemental" devient, dans ce contexte, une sorte d'incantation, un chant destiné, comme toutes les incantations, à alléger le poids de cette culpabilité généralisée causée par le culte de Gaïa, cette déesse ombrageuse. Le 19e siècle a inventé le culte des morts pour remplacer le christianisme, liquidé par les Lumières. Le 20e siècle aura inventé à son tour le culte des générations futures. Au lieu de dialoguer avec ceux qui ne sont plus, nous parlons aujourd'hui quotidiennement avec ceux qui ne sont pas encore.

    Pas un jour sans qu'on nous rappelle la dette que nous avons à l'égard de ceux qui ne sont pas encore nés, qu'elle soit financière ou environnementale. C'est un peu comme pour les droits des animaux : la dimension religieuse s'obtient en ignorant l'aspect temporel. La justification du droit supérieur des générations futures s'obtient par la négation de l'ordre chronologique, par anachronisme.

    Le gouvernement semble sous la coupe d'un pouvoir néo-religieux ? Soit. Ce ne sera pas la première fois dans l'histoire. Mais gageons que ces mantras à l'initiative de la grande prêtresse Delphine Batho, ne soient que des voeux pieux et finissent au panier. Celui des recyclables, bien sûr !

  • Un autre axe pour le totalitarisme

    L'écologie, axe essentiel de l'entreprise de flicage généralisé, n'est pas le seul aspect de nos quotidiens soumis aux assauts des adversaires de la République des Nations. Il y a aussi la connaissance, et en particulier les oeuvres et les connaissances scientifiques.

    On lira avec profit cet article de Jérémie Nestel. Les grandes multinationales opèrent actuellement de grandes manoeuvres dans ce sens. Il est urgent d'interpeler les hommes politiques à ce sujet.

  • Un nouveau départ

    Voilà : je change d'hébergeur.

    Trop peu de possibilités de référencement (RSS et autres) en conservant la gratuité, sur over-blog. Trop souvent des problèmes de mise à jour des statistiques. Et aussi, trop peu visible. Je pense que la place de 64e dans le classement Wikio des blogs écologistes ne reflète pas le ressentiment croissant des citoyens vis à vis du risque totalitaire que constitue l'écologie aujourd'hui. Si le pipi dans la douche vécu comme une "révolution personnelle" (je n'invente rien) peut faire sourire, le matraquage médiatique, boboïste, réglementaire et fiscal systématique sur les automobilistes, les chasseurs, la consommation d'énergie, l'activité humaine en général, beaucoup moins. Aujourd'hui, l'apparatchik mange bio, s'habille équitable, ne fume pas, ne boit pas, accepte sans un soupir toutes les formes d'indifférenciation sexuelle, roule à vélo, travaille près de chez lui et s'est fait construire à prix d'or un logement basse consommation qui passe à la télé avant la météo sur France 2.

    Le totalitarisme, c'est chez Arendt  la dissolution des structures sociales sous l'effet d'une emprise de l'Etat toujours plus envahissante. Aujourd'hui, les structures sociales sont remplacées par les contraintes économiques et sociales incitées par les tracasseries administratives, instillées dans nos esprits par la culpabilisation généralisée, globalisées par la menace apocalyptique et le marché des droits à polluer, qui se tient en embuscade pour donner le coup de grâce à nos économies au cas où le capitalisme débridé n'y parviendrait pas.

    C'est négativement, sous la forme d'un déni d'existence, que l'écologie reconnaît l'encoombrante présence de la masse, du nombre évidemment indu des êtres humains. Pour l'écologiste, l'autre est de trop. Trop de gens, trop de peuple, trop de masse, trop de production de carbone, trop d'essence mais aussi trop de plomb dans les batteries des véhicules électriques, trop de centrales nucléaires mais aussi trop de centrales hydroélectriques, trop de papier mais aussi trop de supports numériques, trop de maisons individuelles mais aussi trop de logements collectifs, et toujours pas assez de ressources. Pour cet ayatollah possédé par Malthus, il nous faudrait peut être une bonne guerre ?

    Beaucoup d'auteurs d'après-guerre, de droite, ont systématiquement associé le totalitarisme à l'Etat.  Avec l'écologie, nous sommes face à une forme de totalitarisme qui passe d'abord par les mentalités, par le truchement des médias. J'y reviendrai mais on peut d'ores et déjà lire la page publiée aujourd'hui.

    Je change d'hébergeur, donc.

    C'est comme un vrai déménagement : on se débarrasse de l'inutile, on va à l'essentiel en essayant de ne rien oublier, on déplace les meubles, les bibelots, on prend soin aussi de signaler son changement d'adresse pour ceux qui avaient la gentillesse de nous lire, de nous répondre.

    Je vais progressivement déplacer mes meilleurs posts depuis mon précédent site tout en publiant de nouveaux articles. Bonne lecture et n'hésitez pas à réagir.