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  • Abus de confiance

    Le Nouvel Observateur, l'organe central du Parti des Bons Sentiments (c'est à dire la gauche d'extrême droite), cherche à nous faire comprendre comment le réchauffement climatique menace des espèces non-menacées avec cet article. Avec une bonne dose d'auto-persuasion et de conditionnels, le plumitif appointé à la cause fait état d'une étude de l'UICN à ce sujet.

    uicn,iucn,nouvel observateur,mélenchon,le pen,cahuzac,tapieAutant dire que l'esprit critique n'est pas la préoccupation première de ce type d'article. En effet, l'UICN est officiellement une ONG mais en réalité, c'est un organisme financé par l'ONU et destiné à promouvoir la vision malthusienne des partisans du réchauffement planétaire. Fondé en 1948 à l'issue d'une conférence internationale à Fontainebleau, il est dès le départ placé sous l'égide de l'UNESCO.

    L'orientation malthusienne de l'étude est manifeste : "La perte de l'habitat animal provoquée par la hausse de la population humaine, la surexploitation et la présence d'espèces envahissantes sont les principales causes d'extinction (...)."

    Avec des formulations comme : "Un groupe de scientifiques de l'Onu a estimé que 20 à 30% des espèces au niveau mondial sont confrontées à un risque croissant de disparition si les températures augmentent de plus de deux ou trois degrés au-dessus des niveaux de l'ère pré-industrielle." on aboutit à de terribles certitudes. Celles que l'ONU se paie notre tête. Avec des "si", on mettrait Paris en bouteille, comme dit le proverbe. C'est déjà un peu ce que font les écologistes à Paris depuis qu'ils y sont. La politique anti-voiture radicale du conseiller Cochet n'a produit jusqu'ici que des embouteillages.

    Pendant que le Nouvel Obs et l'ONU se moquent du monde, Marine Le Pen continue sa progression, soutenue avec un zèle insurpassable par toute la classe politique en déconfiture. A gauche (enfin, si l'on peut dire...), l'affaire Cahuzac n'en finit pas de nous faire rire jaune tandis qu'à droite (enfin, ce qu'il en reste après cinq ans de sarkozisme), l'affaire d'Etat n'en est qu'à ses débuts. Inutile de s'énerver, pas la peine de faire le coup de poing, de promouvoir la purification ethnique devant un camp de Roms comme elle l'a déjà fait : la fille de Jean-Marie Le Pen se disculpe mollement face à l'agression ignoble d'un militant du Front de Gauche. Elle sait que le temps travaille pour elle ainsi que les hommes politiques.

    La location dispendieuse de locaux au Boulevard Haussmann pour la Banque Publique d'Investissements arrange bien les affaires de l'extrême droite : pendant que les Français se serrent la ceinture et voient leur pouvoir d'achat en chute libre, les élites autogènes continuent de se croire à la cour de Louis XIV. Le Front national, l'ami du pognon, joue sur la vague du paupérisme pour conquérir le pouvoir et conforter celui de ses amis les riches.

    L'écologie façon ONU, avec son discours alarmiste, ringardise totalement le discours de progrès qui devrait prendre le relais et redonner de l'espoir. C'est pourquoi le Front de Gauche ne parvient pas à s'imposer. Promoteur d'un message écologiste pas clair et boudé par les journalistes, Mélenchon n'arrive pas à renverser la tendance. Il fait l'erreur de se battre sur un terrain déjà occupé depuis les années soixante par les écolo-malthusiens, c'est à dire par l'extrême droite.

    Avant le hold up électoral final que s'apprète à lancer Marine Le Pen en abusant de la confiance de l'électorat populaire avec des promesses néo-poujadistes et racistes, Mélenchon doit absolument changer de stratégie et débarrasser le message progressiste de la gauche du fatras écolo avec lequel il se trouvera obligatoirement perdant.

  • Conférence d'Hyderabad : l'anti-science en marche

    La onzième conférence mondiale sur la bio-diversité s'ouvre à Hyderabad, en Inde, sur une demande d'action rapide des Etats pour lutter contre la chute de la bio-diversité dans le monde.

    Cette conférence est née il y a 20 ans au Sommet de l'Empire Onusien, euh... pardon, au Sommet de la Terre de Rio. Elle est financée, bien sûr, par nos impôts, via l'ONU. Ce gigantesque "comité Théodule" a pour but de publier des objectifs inatteignables à des horizons invérifiables. Il est constitué d'experts et de ministres non élus, souvent ministres de l'écologie, véritables émissaires onusiens dans nos gouvernements souverains.

    Les débats enfilent comme des perles les propos invérifiables sur des chiffres bidonnés : l'UICN, l'Union Internationale pour la Conservation de la Nature, sorte de bras armé de l'écologie profonde, a dressé une liste rouge des espèces en voie de disparition. Elle établit, sans le moindre contrôle scientifique, des taux incroyablement élevés d'espèces en voie de disparition mais à la question "Comment cette liste est-elle établie ?", la réponse est :

    "Le système mis au point pour l’établissement de la Liste rouge est le résultat d’un vaste processus de concertation, d’élaboration et de validation de plusieurs années, mené par les experts de la Commission de sauvegarde des espèces de l’UICN."

    En d'autres termes, les experts de l'UICN dressent la liste de l'UICN. Bien sûr, il y a des critères quantitatifs : "taille de population, taux de déclin, aire de répartition géographique, degré de peuplement et de fragmentation de la répartition" mais il ne suffit pas de parler d'une chose sérieuse pour en parler sérieusement et cette production de données ne fait l'objet d'aucune contradiction d'origine scientifique.

    Ce qui permet au Nouvel Obs de rapporter fièrement que "D'après la liste rouge des espèces menacées de l'UICN, sur les 63.837 espèces évaluées, 19.817 sont menacées d'extinction, dont 41% des amphibiens, 33% des récifs coralliens, 25% des mammifères, 13% des oiseaux et 30% des conifères." Ça, c'est du journalisme ! Ces valeurs à 5 chiffres significatifs sont censés nous donner le tourni et plonger Mme Michu dans le désarroi le plus complet.

    Quel projet anime donc, d'un seul mouvement, tout ce petit peuple de l'écologie, tous ces petits bouffeurs de verrines en cocktails aux frais de la Princesse, pour qu'ils en oublient, d'une seule âme, tout esprit critique, tout esprit tout court, toute dignité ? De l'écologie, ils se foutent royalement ! Ils marchent sur la tête des compteurs de palourdes en eaux troubles, ils conchient les dégazeurs d'albatros à poil dur, ils méprisent les militants-bébés-phoques, tous ces gagne-petits de l'écologie triomphante rampant dans la mangrove idéologique issue du Troisième Reich.

    Le Graal de ces Diafoirus de la science, c'est la gouvernance mondiale de l'ONU, pour laquelle l'écologie est un tremplin laborieux mais, hélas, bien efficace !

  • Conférence de Doha : chronique hypocrite d'un échec annoncé

    Dans un entretien accordé au quotidien Le Monde, Bettina Laville tente d'expliquer pourquoi le prochain rendez-vous climatique est censé être un échec.

    Bettina Laville est une avocate, ancienne conseillère ministérielle chargée d'écologie. Elle travaille actuellement dans le cabinet Landwell, dans le plus gros réseau de société de services en gestion financière de la planète, PwC. Elle est aussi membre de la section française du Club de Rome.

    Depuis le premier sommet sur le climat à Rio en 1992, il y a 20 ans, les "progrès" réalisés vont partir en fumée puisque le seul protocole contraignant, celui de Kyoto, arrive à échéance à la fin de 2012. Que le lecteur se rassure, le dispositif du casino des droits à polluer, entériné à Copenhague, reste en pleine activité. Pendant que les écolos pleurnichent, les affaires continuent.

    Mme Laville croit savoir, avant que le sommet ait eu lieu, à Doha, qu'il n'y aura pas d'accord significatif sur la limitation des émissions de gaz dits "à effet de serre". Pour elle "Les décideurs n'ont pas su comment faire se rencontrer intérêts économiques et écologiques."

    Je pensais naïvement, après m'être fait traité de climato-sceptique, que l'écologie était une science, une vraie. Qu'elle permettait de prévoir la montée des eaux, la disparition des îles, l'arrivée des moussons en Europe et l'âge du capitaine avec 5 chiffres significatifs. J'imaginais que les sacro-saintes données du Centre de recherche sur le climat de l'Université d'East Anglia avaient résisté aux assauts des méchants hackers pleins de mauvaises intentions pour les baleines à bosses et le corail rouge.

    Le blogueur Novak m'avait fait la leçon : l'écologie avait ses lettres de noblesse. Désormais, il fallait la considérer comme une vraie discipline, de celles dont on peut critiquer les méthodes, de celles dont les informations sont universellement publiées et vérifiables, etc.

    La phrase de Mme Laville prend tout ce bel échaffaudage à contre-pied. Comment ? Il existe des intérêts écologiques, comme il existe des intérêts mathématiques ou des intérêts philosophiques ?

    Non, bien sûr, mais comme il existe des intérêts économiques.

    Tous ceux qui, journalistes ou non, cherchent à nous montrer à longueur de journées, de programmes télé ou radio, au fil des manuels scolaires de SVT, d'histoire ou de géographie, que l'écologie est une science sont des falsificateurs, ou au mieux des naïfs. L'écologie a des intérêts congruents à ceux de l'économie dans le meilleurs des cas. D'ailleurs, Mme Laville l'avoue sans détour : la prochaine conférence du GIEC ne servira qu'à donner un "pseudo-support scientifique" à ces conférences stériles, payées avec nos impôts.

    A qui profitent donc ces intérêts économico-écologiques ? Il suffit, pour le savoir, de chercher pour qui travaillent le Club de Rome ou l'UICN. Pour Mme Laville, la catastrophe consiste en ce que "les Etats pourront donc choisir de réduire leurs émissions s'ils le souhaitent, dans les proportions qu'ils désirent et par rapport à l'année de référence de leur choix." En d'autres termes, elle appelle de ses voeux une structure supra-nationale capable de contraindre les Etats. Cette structure existe déjà et finance, pour sa propre cause, une myriade d'associations, de réseaux, d'ONG militant pour la protection de la nature : il s'agit de l'ONU.