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  • Nicolas Hulot chez le Pape François : de quoi je me mèle ?

    Comme la mouche du coche de la fable de La Fontaine, Nicolas Hulot virevolte autour du Vatican. Il y avait déjà été envoyé en novembre dernier, en tant qu'émissaire pour "la protection de la planète". Super-Nico, sauveur du monde, sera à nouveau là, zonzonnant autour de cette paire de François pour placer son boniment cosmique.

    le-pape-a-remercie-ses-fideles-ce-matin.jpgSi j'étais Pape, je me ferais du souci, car ce n'est pas en solliciteur que Nicolas Hulot vient baiser l'anneau (anus en latin) papal, mais plutôt en concurrent. En effet, partout où, en Occident, recule le catholicisme dans les classes bourgeoises, une nouvelle religion écolo-boboïste s'est installée durablement. Appuyée par des médias qui ne reculent devant aucun à-peu-près scientifique, voire devant aucun mensonge, cette nouvelle idéologie cosmique et planétaire taille des croupières aux fous de la messe.

    L'adoration inconditionnelle des bons sentiments place la religion du Livre en difficulté face à la nouvelle religion du Code pénal. Les nouveaux prêtres sont des juges et les nouveaux cardinaux, des députés et sénateurs en quête de respectabilité et d'alibis.

    Partout en France et dans le monde, des éruptions de comités, de fraternités festiviques, de mobilisations éco-citoyennes déversent leur lot d'incantations aussi ferventes que pré-fascisantes. "Pas de ça chez nous !" est le Notre Père de cette croisade pleine de gens à vélo ou en roller. "C'est bon pour la planète !" ou "Dépêchons-nous, ça chauffe !" ou encore "L'énergie est notre avenir, économisons-la !", voilà les sourates, les versets, les mantras du cathéchisme écologiste. Le culte de la pureté domine tout.

    Basées au mieux sur des voeux pieux, au pire sur des mensonges, ces phrases s'adressent au plus grand nombre. Il s'agit d'enrôler des foules, et de préférence des foules qui ne pensent pas. Mieux encore : des foules qui ont peur. Pour ce faire, le nouvel Enfer se doit de s'entrouvrir sous nos pieds, de nous confire dans le carbone ou de nous engloutir sous les eaux. Au fond, rien n'a vraiment changé. Apocalypse, Géhenne, Déluge... L'obscurantisme a juste changé de mains.

    Nicolas 1er, nouveau Pape des écolos, ferait bien de se méfier. L'écologie n'a plus le vent en poupe et pourrait bien, à son tour, être obligé de recourir à l'Inquisition pour imposer son nouveau dogme.